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Le Grand Prix de judo de Montréal, des allures d'audition pour Nicolas Gill

Antoine Valois-Fortier
Antoine Valois-Fortier en action Photo: Rafal Burza/Judo Canada
Philippe Crépeau

Le Grand Prix de judo de Montréal, du 5 au 7 juillet, sera à plusieurs égards un examen de passage pour l'équipe de Nicolas Gill. La mission est d'impressionner les représentants de la Fédération internationale (IJF) qui feront le déplacement.

Nicolas Gill a du mal à dormir ces temps-ci. Il jongle avec plusieurs balles, et il ne veut pas les laisser tomber.

Dans son rôle de directeur général de Judo Canada, il supervise le travail de préparation de ce grand prix que Montréal organise pour la première fois.

Dans son rôle de directeur de la haute performance, il supervise la préparation olympique des athlètes.

L'examen

En juillet 2018, Montréal avait organisé la Coupe Canada, un tournoi de niveau continental.

La présentation de compétitions internationales en sol canadien était dans sa liste de priorités dès son entrée en poste en 2016.

« L’organisation de cet événement constitue un échelon important dans le cadre de notre plan stratégique », disait-il en 2018.

Nicolas Gill, directeur général de Judo CanadaNicolas Gill, directeur général de Judo Canada Photo : Société Radio-Canada

Un an plus tard, Gill tente de nouer les dernières ficelles du Grand Prix de Montréal.

« Ça prend forme, lance-t-il. Les plus grands dossiers sont réglés, les droits de télévision, le montage de la salle, la majorité du design est en train de se finaliser. On est sur les derniers miles pour les ressources humaines, car ça nécessite une belle équipe derrière tout ça. La majorité des directeurs de département ont été confirmés. »

« Ça avance bien, mais les prochaines semaines vont être très occupées », admet-il.

L'épreuve de Montréal, à l'ombre du stade olympique, à l'aréna Maurice-Richard, arrive vite.

Elle sera tenue le même week-end que les deux dernières rencontres de la Coupe du monde de soccer féminin, la finale et le match pour la troisième place.

Nicolas Gill sait très bien que Judo Canada comme organisateur et que la ville de Montréal passent à nouveau un examen.

On a quelque chose à prouver à la Fédération internationale, qui ne nous a pas fait de cachette. Ce grand prix, c’est un peu notre audition pour la suite des choses. Avoir une bonne organisation ne sera pas suffisant. Montréal devra leur plaire aussi.

Nicolas Gill

« Dans tout ce processus-là, Montréal est sortie de l’avant pour ses attraits. On va espérer qu’il n’y aura pas de trop de cônes orange sur nos parcours cet été... », lance-t-il en éclatant de rire.

Le bon moment pour les athlètes

Non seulement Nicolas Gill voulait obtenir une épreuve du circuit Grand Prix, mais encore fallait-il s'entendre sur le bon moment pour l'organiser.

« C’est là que mes deux demi-cerveaux travaillent ensemble, avec mes deux titres de directeur général et de directeur de la haute performance

« Pour moi, c’était clé dans l’organisation d’identifier un moment qui était bon pour nos athlètes, c’est-à-dire pour la préparation pour les Championnats du monde », indique l'ancien médaillé olympique.

Les mondiaux ont lieu à Tokyo du 25 au 31 août, dans une sorte de répétition pour les Jeux olympiques.

« Je serai à la maison, donc tous les éléments sont là pour que j’y aille à fond, dit Antoine Valois-Fortier.

Il répond à un journaliste.Antoine Valois-Fortier Photo : Société Radio-Canada

« Lors des derniers grands prix, j’ai eu la chance de me frotter aux meilleurs au monde, je me sentais de niveau. J’en ai battu plusieurs, rappelle l'athlète de Québec. Avec les mondiaux qui s’en viennent en août, je vais devoir continuer ma progression si je veux monter sur le podium. »

Il fallait aussi placer ce grand prix dans la meilleure fenêtre possible de la période de qualification olympique qui s'étale sur deux ans, et qui se terminera le 25 mai 2020.

C’est clair qu’on voulait être dans la deuxième année et non dans la première, car les points comptent double. Et on voulait aussi que ce soit tôt dans le processus pour que ce soit bénéfique pour un plus grand nombre de nos athlètes.

Nicolas Gill

Ce que confirme Antoine Valois-Fortier.

« À Montréal, ce sera le début de la deuxième année de qualification, et je veux prendre de l’avance, dit-il. C’est un grand prix, ça donne beaucoup de points. »

Nicolas Gill a fait ses classes comme athlète, comme entraîneur et maintenant comme gestionnaire. La Fédération internationale a choisi de lui faire confiance.

« Dans le choix des dates, tous ces éléments ont été pris en considération. Et, au final, on est bien satisfait du choix de la date, affirme-t-il en donnant rendez-vous à tous les amateurs début juillet.

« L'autre élément qui n’est pas à négliger, c’est que Montréal les 2-3-4 juillet, c’est pas mal plus agréable que le 2-3-4 janvier », conclut-il dans un autre grand éclat de rire.

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