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Basketball en fauteuil roulant : Élodie Tessier se démarque parmi les hommes

L'équipe du Québec affrontait la Colombie-Britannique.

L'équipe du Québec affrontait la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Alexandra Piché

Parmi les grands gaillards de l'équipe du Québec, une petite queue de cheval blonde virevoltait sur le terrain de basketball du Cégep Édouard-Montpetit samedi après-midi. Elle appartient à Élodie Tessier, membre de l'équipe nationale canadienne, une jeune femme loin d'être impressionnée par ses adversaires masculins.

Les meilleurs joueurs de basketball en fauteuil roulant de la province se sont bâti une équipe pour participer au tournoi mixte du Défi sportif AlterGo disputé ce week-end à Longueuil. L’événement amical réunit des athlètes de très haut niveau.

« Il y a beaucoup de joueurs des équipes nationales canadiennes. Ça donne du bon basketball et un bon challenge. Il y a aussi de très bons Américains qui se sont déplacés pour participer. C’est vraiment bien cette année », a mentionné Élodie Tessier, qui a pris part aux derniers mondiaux dans l’uniforme canadien.

L'équipe du Québec contre la formation britanno-colombienne.

L'équipe du Québec contre la formation britanno-colombienne.

Photo : Radio-Canada

Accompagnée de la vétérane Cindy Ouellet, Tessier était l’une des deux seules filles du groupe. Bien que moins imposante physiquement, elle était loin de passer inaperçue. Elle était en fait celle qui parlait le plus fort sur le terrain.

Il faut être bad ass en tant que fille. Quand tu joues avec les gars, tu n’as pas le choix.

Élodie Tessier

Elle saisit chacune des occasions de jouer dans une équipe mixte, car ça lui permet de développer une autre facette de son jeu.

« Ça forge juste ton caractère. Je pense que c’est important de jouer avec des gars parce qu’après, quand tu vas jouer avec des filles, tu peux amener cette agressivité-là. Tu n’as pas peur du contact parce que tu sais que les gars sont plus forts, plus gros. Ça me permet d’améliorer mon développement. »

Elle occupe également un rôle différent dans une équipe mixte que celui qui lui est attribué avec l’équipe nationale féminine, ce qui lui permet de rester polyvalente.

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La vétérane Cindy Ouellet a remarqué que le fait de se développer dans un milieu mixte procure un avantage aux joueuses de la province quand elles atteignent un niveau supérieur.

« C’est plus physique. C’est plus rapide. Il faut faire attention à nos passes parce qu’on est plus petites. Des fois, on est un petit peu moins rapide. Mais ça nous apprend à nous endurcir un petit peu, à pousser le plus fort possible et à faire plus attention au ballon. C’est sûr que les filles de l’équipe du Québec, on est un petit peu plus rapides quand on commence avec l’équipe canadienne à cause de ça. Ça paraît », a-t-elle expliqué.

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