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Une dernière victoire pour Semenya avant le règlement sur les athlètes hyperandrogènes

Caster Semenya satisfaite de sa course

Photo : Getty Images / Francois Nel

Radio-Canada

Ajoutée à la liste de départ jeudi matin, la Sud-Africaine a arrêté le chrono à 1 min 54 s 98/100. La Burundaise Francine Niyonsaba (1:57,75) et l’Américaine Ajee Wilson (1:58,83) ont complété le top 3.

« Il s'agit d'inspirer le monde, a déclaré l'athlète de 28 ans. C'est plus qu'un jeu, plus que du sport. Il s'agit de dignité humaine, de fierté humaine. Les gens me combattent, je ne les combats pas.

« La course a été fantastique et j'ai fait ce que j'avais à faire. Je suis vraiment heureuse. Je pense que je suis dans ce monde pour une raison, nous vivons une vie ennuyeuse, on doit donc profiter de chaque instant de notre vie. »

Semenya, double championne olympique et triple championne du monde de la distance, a remporté les 30 courses professionnelles de 800 m auxquelles elle a pris part depuis le début de sa carrière.

L'IAAF a indiqué que les athlètes concernées par son règlement sur l'hyperandrogénie ont jusqu'au 8 mai pour faire baisser leur taux de testostérone avec un traitement si elles veulent participer aux compétitions internationales du 400 m au mile, notamment aux Championnats du monde d'athlétisme, tenus aussi à Doha, du 27 septembre au 6 octobre.

Le règlement ne s'applique donc pas à cette étape de la Diamond League.

Reste à savoir quel sera le choix de Semenya quant à la suite de sa saison, et quelles sont les athlètes réellement concernées, sachant que la règle de l'IAAF ne s'applique pas à toutes les athlètes présentant des différences du développement sexuel (DSD).

« Je ne sais pas quelle va être la suite [...] Prendre des médicaments? Pas question! », s'est indignée Semenya, qui a pourtant assuré vouloir défendre son titre de championne du monde à Doha.

Personne ne doit me dire quoi faire. Si des gens veulent m'empêcher de faire quelque chose, c'est leur problème, pas le mien.

Caster Semenya

Les athlètes qui n'auraient pas anticipé la décision du TAS vont connaître une saison presque blanche. Il faut respecter le seuil de testostérone pendant six mois pour être admissible à une compétition internationale, l'IAAF ne proposant une exception que pour les mondiaux, à condition de commencer le traitement d'ici le 8 mai.

Aaron Brown 3e au 200 m

Le Canadien Aaron Brown a fini 3e du 200 m avec un chrono de 20,20 s. L’athlète de 26 ans menait à la mi-course, mais il a été devancé par le Turc Ramil Gulyev, champion du monde en titre, le seul homme à courir sous les 20 secondes, en 19,99. L’Équatorien Alex Quinonez (20,19) a pris le 2e rang.

Brown a atteint son objectif. Il souhaitait amorcer la saison avec force. Mais il s’en est fallu de peu pour qu’il termine 4e. Il a battu Jereem Richards, de Trinité-et-Tobago (20,21), d'un petit centième de seconde.

Aaron Brown en qualifications du 200 m aux mondiaux de Londres

Aaron Brown en qualifications du 200 m aux mondiaux de Londres

Photo : Getty Images / Jewel Samad

Au saut en longueur, l'Ontarienne Christabel Nettey, de Brampton, a fini en 5e place avec un bond de 6,55 m. La victoire est allée à la Colombienne Caterine Ibarguen (6,76). L’Ukrainienne Maryna Bekh-Romanchuk (6,74) et l’Australienne Brooke Stratton ont respectivement pris les 2e et 3e positions.

Au 100 m haies, la Jamaïcaine Danielle Williams s’est imposée en 12,66, 7 centièmes de mieux que Tobi Amusan du Nigeria (12,73). L’Américaine Sharika Nelvis (12,78) a obtenu la médaille de bronze.

La Britannique Dina Asher-Smith a gagné le 200 m féminin en 22,26, devant la Néerlandaise Jamile Samuel (22,90) et la Nigériane Blessing Okagbare (23,14).

Le 800 m a été enlevé par le Botswanais Nijel Amos, qui a franchi la distance en 1:44,29. Il a devancé le Kényan Emmanuel Korir (1:44,50) et l’Américain Donavan Brazier (1:44,70).

Au 1500 m chez les hommes, le Kenya a monopolisé les sept premières places. C’est Elijah Manangoi, champion du monde, qui l’a emporté en 3:32,21. Timothy Chreruiyot (3:32,47) et Bethwell Birgen (3:33,12) ont suivi dans l’ordre.

Le vice-champion mondial Soufiane El Bakkali, du Maroc, a enlevé les honneurs du 3000 m steeple en 8:07,22. L’Américain Hillary Bor (8:08,41) s’est classé 2e devant Leonard Bett (8:08,61), du Kenya.

La Kényane Hellen Obiri a mérité la victoire au 3000 m avec un temps de 8:25,60. Genzebe Dibaba (8:26,20), de l’Éthiopie, lui a concédé 60 centièmes.

L'Américain Sam Kendricks a fait honneur à son titre de champion du monde au saut à la perche. Il a franchi la barre à 5,80 m pour supplanter Thiago Braz (5,71), du Brésil, et Seito Yamamoto (5,61), du Japon.

Le Suédois Daniel Stahl a pour sa part dominé au lancer du disque avec un jet de 70,56 m. Lukas Weisshaidinger (66,90), d’Autriche, et Ehsan Hadadi (66,78), de l’Iran, ont également pris place sur le podium.

Enfin, Ryan Crouser des États-Unis a été le plus fort au lancer du poids. Le champion olympique des Jeux de Rio en 2016 a propulsé l’objet sur une distance de 22,13 m. Le Néo-Zélandais Thomas Walsh (22,06), champion du monde en titre, et le Brésilien Darian Romani (21,60) ont fini aux 2e et 3e rangs.

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Avec les informations de Agence France-Presse

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