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Les mondiaux en tête, le sprinteur Aaron Brown veut lancer sa saison avec force à Doha

Le sprinteur regarde le tableau des temps après une course aux Jeux du Commonwealth, à Gold Coast, en Australie, en 2018.

Le Canadien Aaron Brown

Photo : Getty Images / SAEED KHAN

Radio-Canada

Aaron Brown a l'intention de courir sous les 19,90 s au 200 m cette saison, même s'il ne croit pas réussir un tel temps dès la première étape de la Diamond League ce week-end, à Doha, au Qatar.

Brown s’installera dans les blocs de départ vendredi (12 h 56 HAE). Il est plus probable qu’il approche les 20,18 s, le temps qui a fait de lui le champion canadien sur cette distance.

Suivez l’étape de Doha de la Diamond League en direct sur Radio-Canada.ca/sports.

« C’est une année de Championnats du monde, alors le plan est de bien commencer à courir tôt dans la saison et de maintenir le rythme, mais aussi d’être en forme pour la fin de l’année, a dit Brown en entrevue avec CBC. Mon entraîneur et moi allons préparer une stratégie pour que je sois au sommet de ma forme plus tard dans l’année. C’est pourquoi je n’ai pas fait beaucoup de travail de vitesse.

« Je suis plus fort qu’à l’habitude à ce temps-ci de l’année parce que j’ai fait plus d’exercices en endurance. »

2018, une année charnière

Si Donovan Bailey était l’entraîneur de Brown, le champion olympique lui dirait d’ouvrir tout grand la machine vendredi.

« Dès le coup d’envoi, commence déjà à éliminer ceux que tu vois comme tes adversaires en t’imposant physiquement et psychologiquement », a dit Bailey à l’athlète de 26 ans.

Brown a épaté la galerie en 2018 avec 12 podiums dans deux épreuves. La saison s’est terminée sur une petite fausse note, avec une 4e place au 200 m des finales de la Diamond League. Brown n’a pensé qu’aux 50 derniers mètres pendant l'intersaison.

À ce sujet, son entraîneur Dennis Mitchell et lui se sont concentrés sur les fins de course dès le début de 2019. Brown croit qu’il pourra passer à la prochaine étape pour aller même en deçà des 19,9 s qu’il lui faudra pour être sur le podium aux mondiaux en septembre et aux Jeux olympiques en 2020.

Le meilleur temps de sa carrière est 19,98 s. Il l'a établi à Oslo en juin dernier.

« L’année dernière, mon entraîneur et moi anticipions que j’allais me fatiguer dans mes courses, toujours au même point. Cela a fait en sorte que je me fatiguais mentalement. »

Pour briser cette barrière mentale, Brown a couru le 400 m pour la première fois au mois de mars. Il a réalisé un temps honorable de 46,33 s, ce qui lui a donné la confiance nécessaire pour pousser davantage en fin de course sur 200 m.

Dominance au relais

Brown s’est également mis à simuler les 50 derniers mètres du 200 pendant ses séances d’entraînement par intervalles.

« Je vais me concentrer sur les 100 derniers mètres quand j’en cours 500 à répétition. Où est-ce que je suis positionné? De quoi ai-je l’air? Je veux être en forme. Je veux bien finir. Je me mets continuellement dans cette situation [des 50 derniers mètres], mentalement, pour m’assurer que j’ai la bonne technique et que je ne prends pas de mauvais plis. »

Brown a remporté l’argent au 200 m des Jeux du Commonwealth l’année dernière, et il a participé au balayage canadien aux relais 4 x 100 et 4 x 200 au Florida Relays, en compagnie d’Andre De Grasse, Gavin Smellie et Brendon Rodney.

Au 200 m, le Canadien Aaron Brown a fini 3e en 20,34 s, mais les juges lui ont attribué la médaille d’argent après la disqualification du vainqueur, l’Anglais Zharnel Hughes.

Au 200 m, le Canadien Aaron Brown a fini 3e en 20,34 s, mais les juges lui ont attribué la médaille d’argent après la disqualification du vainqueur, l’Anglais Zharnel Hughes.

Photo : AFP/Getty Images / SAEED KHAN

La fin de semaine dernière, Brown, Smellie, Rodney et Benjamin Williams ont pris la 2e place du 4 x 100 m des Penn Relays à Philadelphie.

Pour 2019, Brown vise un 100 m sous les 10 secondes, une défense de son titre canadien aux 100 et au 200 m et une médaille aux mondiaux à Doha.

Vendredi, il sera mis à l’épreuve par le champion du monde en titre, Ramil Guliyev, qui l'a battu dans cinq de leurs six affrontements en Diamond League la saison dernière. L’Américain Noah Lyles, qui a devancé ces deux coureurs pour remporter le Diamond Trophy en 2018, ne sera pas au Qatar.

« Il va falloir que je batte ces deux-là pour être dans le coup pour un podium aux mondiaux ou aux Jeux olympiques, a reconnu Brown. Rivaliser avec eux l’an dernier, ça m’a permis de me familiariser avec leurs forces et leurs faiblesses. »

« Guliyev passe un peu inaperçu, mais dans chaque course de Diamond League à laquelle il participe, il bat des rivaux un à un, il travaille des aspects techniques, sa gestion de course, prévient Bailey. Je pense que Brown est capable d’établir un meilleur temps personnel dès vendredi. Lancer sa saison de Diamond League avec un temps sous les 20 secondes, ça serait excellent pour lui. »

Une seule autre Canadienne sera en action au Qatar : la Britanno-Colombienne Christabel Nettey, au saut en longueur. L’athlète de 27 ans a remporté 7 des 11 épreuves extérieures en 2018, dont une médaille d’or grâce à un saut de 6,84 m aux Jeux du Commonwealth en avril.

Avec les informations de CBC

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