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Le Défi sportif AlterGo se met en branle

Elle est dans un studio de radio.

L’athlète Cindy Ouellet

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Radio-Canada

Plus de 8000 athlètes, un record, de 27 pays se sont donné rendez-vous à Montréal pour la 36e édition du Défi sportif AlterGo, officiellement lancé au complexe sportif Claude-Robillard lundi. L'événement permet aux athlètes de la relève de tous handicaps de côtoyer l'élite sportive des sports adaptés jusqu'au 5 mai.

L’organisation table autant sur les compétitions d’envergure internationale que sur son volet récréatif destiné aux jeunes de la province. Le Défi sportif estime d’ailleurs avoir un impact sur plus de 25 000 d’entre eux qui se préparent pour cette compétition pendant leur année scolaire.

L’idée est évidemment de promouvoir le développement de l’accessibilité aux sports pour les jeunes, mais également de créer un phénomène d’émulation.

« On veut que les jeunes côtoient nos élites, nos médaillés paralympiques. Qu’ils soient inspirés et qu’ils se disent : "Moi aussi, je peux devenir un médaillé paralympique." C’est inspirant pour les paralympiens aussi », a indiqué Chantal Petitclerc, porte-parole du défi.

Cette année encore, les spectateurs pourront profiter de l’aire d’animation aménagée au deuxième étage du complexe sportif où l’on peut tester différents sports au programme.

Ce sera également la deuxième édition de la Classique Chantal Petitclerc, une compétition nationale de para-athlétisme sur piste.

On se rend compte qu’un événement comme celui-là, qui est mené à bout de bras par des bénévoles avec du financement somme toute assez modeste étant donné l’ampleur, c’est 8000 athlètes qui vont être ici pendant 10 jours, on se rend compte à quel point les gens sont dévoués et croient à cette cause de valoriser le sport pour les personnes en situation de handicap.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante

« Je suis tellement impressionnée de voir comment chaque année on réussit à renouveler cet événement, à avoir plus de monde, plus de compétitions, plus d’athlètes internationaux, mais aussi plus de sports scolaires. Le sport scolaire, c’est tellement important », a expliqué Petitclerc.

« Tu es une famille avec un petit garçon ou une petite fille qui vit avec un handicap et qui, comme n’importe quel petit gars ou petite fille, veut se faire du fun, faire du sport. Il y a tellement, tellement peu d’opportunités pour ces jeunes-là. Le défi sportif a décidé d’être la place pour accueillir ces jeunes », a enchaîné la championne paralympique.

Bien que l’événement prenne de l’ampleur d’année en année, son président directeur général, Maxime Gagnon, trouve « malheureux d’être seulement passé de 125 à 140 écoles » participantes cette année.

« Ça veut dire qu’il y a encore trop d’écoles qui ne connaissent pas cet événement-là », a estimé M. Gagnon, qui souhaite étendre les tentacules de son événement aux autres provinces canadiennes.

Parmi les compétitions de haut niveau, le Défi sportif AlterGo accueille une manche de la Coupe du monde de boccia, un proche parent de la pétanque, le Championnat canadien de curling en fauteuil roulant, un camp de l'équipe de développement de parahockey et du cyclisme sur route sur le circuit Gilles-Villeneuve.

« C’est un peu des Jeux du Québec, de Montréal, de Laval, tout ça en même temps, mais on ajoute aussi des Coupes du monde et des Championnats du monde », a conclu le PDG, Maxime Gagnon.

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