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Le Canada ambitieux pour sa Série mondiale de plongeon à Montréal

Les plongeurs réunis pour une photo de groupe.
L'équipe canadienne de plongeon Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le directeur technique de Plongeon Canada, Mitch Geller, s'attend à de grandes choses de ses athlètes, qui amorcent vendredi une Série mondiale dans leurs terres, au parc olympique de Montréal.

Un texte d'Olivier Tremblay avec les informations de Félix St-Aubin

Geller en a vu, des plongeurs. Il entraînait déjà l’équipe nationale à l’époque où Arturo Miranda, qui occupe aujourd’hui un poste semblable, était un jeune athlète néo-canadien qui espérait participer à ses premiers Jeux olympiques.

Voilà pourquoi ses mots en conférence de presse, jeudi, ont du poids.

« Cette équipe est sans aucun doute la plus dévouée à ses objectifs que nous avons eue dans notre histoire. »

Plan rapproché, de profil, de Mitch GellerMitch Geller, directeur technique de Plongeon Canada Photo : Radio-Canada

Chose certaine, les plongeurs canadiens ont amorcé leur saison sur les chapeaux de roues. Le pays a récolté 11 médailles au cours des deux premières étapes de la Série mondiale, en Chine et au Japon. Seule la puissante équipe chinoise a fait mieux.

Le plongeon est un sport fondamentalement individuel. Mais les athlètes canadiens assurent que l’esprit d’équipe est crucial à leur réussite.

Esprit d’équipe? Peut-être même esprit de famille.

« On ne vient pas des mêmes géniteurs, mais on est vraiment une famille très proche, souligne Jennifer Abel, quintuple médaillée en Série mondiale cette saison. On s’entraîne de nombreuses heures ensemble, on vit beaucoup de choses ensemble. On crée des liens serrés. »

« On a tous des objectifs assez élevés, et on se pousse chaque jour, ajoute Meaghan Benfeito, qui a aussi cinq médailles à son palmarès en Série mondiale en 2019. C’est bien de voir que quelqu’un d’aussi haut placé est capable de le reconnaître. »

Meaghan BenfeitoMeaghan Benfeito Photo : Radio-Canada

Les propos du « haut placé » en question laissent croire que cet esprit de famille ne doit rien au hasard. Mitch Geller souligne qu’une telle équipe ne se construit pas en un clin d’œil et qu’elle est plutôt le résultat d’un programme national conçu pour harmoniser les objectifs de tout un chacun.

« On n’a pas les yeux rivés que sur les Jeux olympiques, indique Geller. Il faut optimiser le potentiel de chaque athlète. Le programme est de plus en plus perfectionné. Je crois sincèrement que, sans grands entraîneurs, il n’y a pas de programme. Tous nos entraîneurs sont sur la même longueur d’onde et croient que nos aspirations sont importantes. »

Les Jeux olympiques, c’est le résultat, mais le processus est crucial.

Mitch Geller, directeur technique, Plongeon Canada

Ce n’est qu’à la huitième saison d’existence de la Série mondiale, en 2014, que le Canada a accueilli une épreuve. Question de risques financiers et de complexité d’organisation, explique le directeur technique.

Montréal sera la ville hôtesse pour la deuxième année de suite. Geller s’attend à des foules record qui verront en action une équipe canadienne préparée de manière optimale à la compétition.

C'est qu'au-delà de la Série mondiale, l’équipe canadienne a dans son viseur les Championnats du monde en Corée du Sud, en juillet prochain, et les Jeux panaméricains prévus en août, au Pérou. Des billets pour les Jeux olympiques seront alors à la portée des plongeurs.

« Nous espérons quitter les mondiaux sans aucun regret, affirme Geller. Nous allons nous y rendre avec la meilleure préparation possible. Il y a toujours des embûches. Mais nous croyons à notre capacité d’adaptation. Nous ne suivons pas un chemin unique. Il faut parfois prendre un autre virage. »

Benfeito et Abel en sont de bons exemples. La première vient de soigner une blessure au triceps qui a « traîné plus longtemps que prévu », même si elle assure n’avoir jamais été dans une aussi belle forme depuis les Jeux de Rio en 2016.

Abel, pour sa part, a changé son approche envers son sport depuis ses deux 4es places au Brésil.

« J’ai appris que les médailles ne veulent pas nécessairement dire qu’on est satisfaite de la performance. Ça aide, mais ça ne veut pas dire ça. Je suis vraiment contente d’où je suis depuis septembre. On travaille extrêmement fort sur la technique et aussi sur le plan mental, pour que je reste calme lors de mes compétitions. J’ai pris beaucoup de maturité, et je crois que ça se voit énormément dans mes plongeons en compétition. C’est de ça que je suis le plus fière. »

Jennifer Abel en mêlée de presseJennifer Abel Photo : Radio-Canada

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