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Hugo Houle pense au Tour de France, Antoine Duchesne à sa santé

Hugo Houle

Hugo Houle

Photo : Getty Images / Anne-Christine Poujoulat

Antoine Deshaies

En 2018, Hugo Houle a été le dernier cycliste retranché par la formation Astana en vue du Tour de France. Cette année, il ne veut pas manquer son coup.

« Je serais très déçu de ne pas y aller cette année, a admis l’athlète de Sainte-Perpétue lors du lancement de la saison cycliste à Québec. Mon programme et mon plan de match de saison sont construits en fonction du Tour, donc la balle est dans mon camp. »

La Grande Boucle est l’une des seules épreuves d’envergure qui manque à son palmarès.

« Souvent quand je rencontre des gens et que je leur dis que je suis cycliste professionnel, ils me demandent si j’ai fait le Tour de France. Quand je réponds non, ils me disent : "Ah, tu n’es pas bon!" Ça fait longtemps que je veux le faire et je pense que j’ai mérité ma place. »

Si Houle reçoit l’invitation de son équipe, il deviendrait seulement le quatrième Québécois à prendre part à l'événement après Antoine Duchesne en 2016, David Veilleux en 2013 et Pierre Gachon en 1937.

Hugo Houle à la tête au Tour de France

Le cycliste de 28 ans file le parfait bonheur avec la formation Astana. Il connaît son meilleur début de saison et estime être plus endurant et intelligent en course. Surtout, il sent que son travail est apprécié de ses patrons. Il s’entend particulièrement bien avec le leader de l’équipe, le Danois Jakob Fuglsang.

« Je ne suis pas le meilleur cycliste de la formation, mais je pense que je suis l'un des meilleurs équipiers, explique Houle. Je livre toujours ce qu’on attend de moi. Je suis important sur le plat où on n'a pas beaucoup d'équipiers qui peuvent jouer du coude. »

Houle estime avoir marqué des points récemment lors du plus récent Paris-Nice. Bien positionné dans un groupe de meneurs, il a accepté de se sacrifier pour aider son coéquipier Luis Leon Sanchez, victime d’une crevaison, à remonter le peloton. Sanchez a pris le 6e rang du jour et est monté au 4e rang du général.

« Quand ton patron te demande de te relever quand tu es dans le meilleur coup de la journée, même si tu as de bonnes jambes, tu as un travail à faire et je le fais. Mes bons coups ne sont pas toujours publicisés, mais ils sont reconnus à l’interne et c’est l’important. »

Houle reprendra la compétition à la mi-mai au Tour de Californie. Il aura une réponse au sujet de sa participation au Tour de France un mois plus tard.

Les mystérieux engourdissements d’Antoine Duchesne

Présent lui aussi au point de presse, Antoine Duchesne vit beaucoup d’incertitudes. Il doit subir des examens médicaux dans deux semaines à Lyon.

Le champion canadien sur route est ennuyé par des engourdissements à la jambe gauche depuis un mois et demi qui l’empêchent de fournir un effort maximal. Il est même possible qu’il doive passer sous le bistouri et ainsi mettre une croix sur une bonne partie de sa saison estivale.

« Je ressens des engourdissements, comme s’il n’y avait pas de sang quand l’effort est grand, illustre Duchesne. Ma jambe se met à engourdir et c’est comme si plus rien ne se passe, comme si j’avais un bloc de glace à la place de la jambe. »

Au moins trois coéquipiers de Duchesne dans Groupama-FDJ ont déjà ressenti pareils malaises.

« De ce que j’entends, si c’est un problème avec l’artère iliaque, ça prend une opération, ajoute Duchesne. La bonne nouvelle, c’est que généralement on ne conserve pas de séquelle. Je ne suis pas en fin de contrat et l’équipe a confiance en moi, alors j’essaie de ne pas trop m’en faire. Je reste optimiste et positif, parce que je n’y peux rien. »

Antoine Duchesne se concentre sur sa santé

Il n’est pas complètement écarté que Duchesne s’aligne au départ du Giro à Bologne, le 11 mai, ou encore à celui du Tour de France en juillet s’il n’a pas besoin d’être opéré.

« L’équipe aime beaucoup ma polyvalence, explique le cycliste de 27 ans. Il n’y a pas beaucoup de gars qui peuvent à la fois mener des gars au sprint et aider notre meneur à passer des cols en montagne. Notre meneur Thibaut Pinot est un peu particulier à gérer dans sa façon de courir. J’aime m’occuper de lui, c’est toute une job. »

Comme Houle, Duchesne adore son rôle d’équipier. Il est pleinement conscient de ses forces et de ses limites.

« Ça fait 7 ans que je suis pro et je sais que je ne gagnerai jamais le Tour de France. Je vois où sont mes forces et je sais comment donner le meilleur de moi-même. »

Si Duchesne devait mettre sa saison en veilleuse en raison d’une opération, il s’attend toutefois à être de retour sur son vélo dès le mois d’août, à temps pour retrouver la forme pour les grands prix cyclistes québécois et les Championnats du monde.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Martin.

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