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Comment expliquer l'élimination des Maple Leafs?

Les joueurs des deux équipes se serrent la main.

Les Maple Leafs et les Bruins de Boston

Photo : Getty Images / Maddie Meyer

La Presse canadienne

Pour une deuxième année de suite, les Maple Leafs de Toronto se sont inclinés en sept matchs devant les Bruins de Boston au premier tour des séries, étape qu'ils n'ont pas franchie en 15 ans. Comment expliquer leur élimination? Explications en six points.


La suspension de Kadri

Les Leafs ont gagné le premier match de façon convaincante et allaient rentrer à la maison en ayant divisé les honneurs des deux premiers duels.

Dans les derniers instants de cette deuxième rencontre, Nazem Kadri a servi un double-échec à Jake DeBrusk, en représailles à une mise en échec contre Patrick Marleau.

Zdeno Chara (no 33), Nazem Kadri (no 43) et Jake DeBrusk (no 74)

Zdeno Chara (no 33), Nazem Kadri (no 43) et Jake DeBrusk (no 74)

Photo : La Presse canadienne / Mary Schwalm

La LNH a suspendu Kadri pour le reste de la série.

En plus d'être privés d'un de leurs joueurs les plus hargneux, les Leafs ont dû faire jouer William Nylander au centre du troisième trio plutôt qu'aux côtés d'Auston Matthews en cas de besoin.


Des unités spéciales au ralenti

Les deux équipes étaient nez à nez à cinq contre cinq, mais les Bruins ont dominé en avantage et désavantage numériques. Ils ont inscrit 7 buts en 16 occasions avec l'avantage d'un homme. Les Leafs ont touché le fond du filet seulement trois fois en pareilles circonstances.

Les Bruins ont tout misé sur leur première unité, formée de Brad Marchand, Patrice Bergeron, David Pastrnak et Torey Krug, tandis que les Leafs ont souvent partagé leurs avantages numériques entre leurs deux unités. Ils étaient aussi très prévisibles dans le match no 7, au cours duquel Auston Matthews et Mitch Marner ont inversé leur position habituelle.

Ils se félicitent après un but.

David Pastrnak (88), Brad Marchand (63) et Patrice Bergeron

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Acculés au mur, les Bruins ont pu compter sur deux buts en avantage numérique dans le sixième match. Les Leafs n'ont pas marqué en cinq occasions dans les deux dernières rencontres.


Les bourdes du 7e match

Les trois buts des Bruins inscrits avant que Babcock retire son gardien Frederik Andersen dans la défaite de 5-1 mardi auraient pu être évités.

Travis Dermott a commis un revirement sur le premier, mais Andersen aurait pu stopper ce tir du côté rapproché. Jake Gardiner, qui avait terminé la septième rencontre de 2018 avec un différentiel de -5, a commis une autre bourde que Marcus Johansson a transformée en but pour doubler l'avance des Bruins.

Puis, avec un retard 1-2 tôt en troisième, John Tavares a commis un revirement en zone centrale. Ron Hainsey et Morgan Rielly se sont fait prendre à contre-pied et Sean Kuraly a décoché un tir d'une quarantaine de pieds qu'aurait pu arrêter Andersen.


Des étoiles filantes

Le trio de Tavares, Marner et Zach Hyman a fait du bon travail en neutralisant Bergeron, Marchand et Pastrnak à cinq contre cinq, mais plusieurs vedettes des Leafs ont été incapables de se démarquer à l'attaque.

Tavares a bien marqué le filet des Leafs pour faire 2-1 dans le dernier match, mais il s'agit de son seul but de la série, hormis un autre inscrit dans une cage déserte. Marner n'a récolté qu'un point à forces égales, et aucun après le match no 4.

Nylander, placé dans une position difficile à la suite de la suspension de Kadri, a marqué son unique but dans la première rencontre. Matthews a mené l'équipe avec cinq buts après un lent départ, mais ça n'a pas été suffisant.

Si Andersen a offert de grandes performances dans les trois victoires des siens, il a paru faible sur deux des trois buts qu'il a accordés dans le septième match.

David Pastrnak réussit à déjouer le gardien Frederik Andersen.

David Pastrnak réussit à déjouer le gardien Frederik Andersen.

Photo : USA Today Sports


L'entêtement de Mike Babcock

Bien que l'entraîneur des Leafs ait fait quelques modifications en avantage numérique, il a été lent à réagir aux changements de rythme de la série, contrairement à son vis-à-vis des Bruins, Bruce Cassidy.

En désavantage numérique, sans un vrai joueur de centre sur la patinoire, les Leafs ont eu bien du mal à gagner les mises au jeu dans leur territoire. Pendant ce temps, les Bruins ont taillé en pièces le système de jeu des Leafs, particulièrement dans les rencontres 4 et 6.

Tavares et Matthews n'ont pas été suffisamment utilisés par Babcock dans le match ultime. L'entraîneur a par contre donné son tour régulier au vétéran de 39 ans Patrick Marleau dans des moments clés, même si la vitesse des joueurs qui lui étaient opposés était clairement supérieure.


Pas d'instinct du tueur

Les Leafs ont mené cette série 1-0, 2-1 et 3-2. Jamais on n'a senti qu'ils allaient porter le coup de grâce. Dans les matchs 4 et 6, ils ont bousillé des occasions énormes. Ils auraient pu prendre l'avance 3-1 à domicile dans le quatrième match, mais ils se sont réveillés trop tard dans un revers de 6-4.

Puis, avec l'occasion de mettre un terme à la série dimanche, encore devant leurs partisans, après une performance magistrale dans le match précédent, les Leafs ont bien amorcé la rencontre, mais n'ont jamais pu se remettre des deux buts en avantage numérique des Bruins.

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