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Un autre match 7 à Boston, mais les Maple Leafs refusent de vivre dans le passé

Il contrôle la rondelle lors d'un match contre les Bruins.

Connor Brown est certain que son équipe et lui ont les moyens de remporter leur série contre les Bruins, mardi, à Boston.

Photo : Getty Images / Claus Andersen

La Presse canadienne

Connor Brown et les Maple Leafs ont déclaré qu'ils avaient confiance en eux avant le septième match l'an dernier.

Brown insiste pour dire que cette fois, ils le pensent vraiment.

Les Maple Leafs se préparent en vue du septième match de leur série quart de finale de l'Association de l'Est contre les Bruins de Boston en faisant preuve d'une ferme conviction. Mais les fantômes des échecs des dernières séries éliminatoires les hantent toujours.

Les Leafs menaient les Bruins 4-3 après 40 minutes lors du septième match au TD Garden il y a environ 12 mois. Ils se sont finalement écroulés et ont subi une défaite de 7-4.

Et bien que deux joueurs seulement – Jake Gardiner et Nazem Kadri, suspendu – soient les seuls rescapés d'une fin encore plus brutale à Boston en 2013, de nombreux partisans des Leafs sont encore sous le choc de la déconfiture qui a vu les Bruins devenir la première équipe de l'histoire de la LNH à remporter un septième match après avoir été en retard par trois buts à la troisième période.

En avance 3-2 dans la série de premier tour cette année, les Leafs avaient l'occasion d'achever les Bruins à domicile dimanche. Les Leafs ont engagé le duel, les Bruins ont répliqué et ont tenu leurs adversaires à distance assez longtemps pour provoquer un autre match ultime.

« Nous formons un groupe très confiant, a soutenu Brown après le match de dimanche dans le vestiaire désert des Leafs. Nous disions la même chose l'année dernière, mais maintenant nous le croyons vraiment. Nous avons le sentiment que nous formons un groupe qui peut se rendre loin. »

Coude-à-coude à cinq contre cinq

Malgré ce plus récent revers de fortune, les Leafs ont des raisons d'être optimistes.

Si la série de l'année dernière a nécessité sept matchs, les deux formations sont plus équilibrées en 2019. Aucune des deux n'a réussi à remporter des matchs consécutifs. Les Leafs ont dominé les Bruins 13 buts à 11 à force égale, détenant un léger avantage avec la possession de la rondelle à 5 contre 5 et ont dominé les Bostoniens 217-206 pour les mises en échec.

Les Leafs ont déjà remporté deux victoires au TD Garden, notamment un gain de 2-1 lors du cinquième match après avoir fait preuve de discipline et de patience. Ils ont dû patienter jusqu'à mi-chemin à la troisième période pour briser une égalité de 0-0.

« Nous connaissons leur jeu, et ils connaissent le nôtre, a expliqué le défenseur torontois Morgan Rielly. Cela revient à l'engagement à bien faire les choses. »

Un domaine où les Bruins ont eu un net avantage, c'est en avantage numérique.

Troisième dans la LNH en saison, les Bruins ont marqué 7 buts en 16 avantages numériques dans la série, comparativement à 3 buts en 14 occasions pour les Leafs.

Cet écart a fait la différence dans le sixième match où les Leafs ont marqué rapidement pour finalement voir les Bruins toucher la cible à deux reprises avec l'avantage d'un joueur.

Les Leafs ont trouvé des solutions en neutralisant les Bruins en trois occasions lors du cinquième match, et ils auront besoin d'un effort similaire dans le match ultime s'ils veulent se qualifier pour le deuxième tour des séries pour la première fois en 15 ans.

« Nous comprenons ce qu'ils font, a dit Brown. Il est temps que nous arrêtions d'avoir des ratés. »

Les Leafs présentent une formation différente cette fois-ci après l'acquisition du centre autonome John Tavares, l'arrivée du défenseur Jake Muzzin et les progrès d'Auston Matthews, auteur de cinq buts à ses quatre derniers matchs, et de Mitch Marner. Le gardien torontois Frederik Andersen affiche quant à lui un taux d’efficacité de ,925 après avoir été l'un des maillons faibles l'an dernier.

C'est un nouvel ensemble de circonstances. Il y a beaucoup de gars qui n'étaient pas ici, dont moi.

John Tavares

« Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé », a ajouté l'entraîneur-chef des Leafs, Mike Babcock.

Photo de Mike Babcock portant un t-shirt et une casquette bleus des Leafs.

L'entraîneur-chef des Maple Leafs, Mike Babcock

Photo : Radio-Canada

Les Bruins ont également apporté des changements, mais le noyau qui a fait ses preuves dans le passé demeure l'épine dorsale de leur formation. Patrice Bergeron, Brad Marchand, Zdeno Chara et Tuukka Rask ont remporté la Coupe Stanley et ont disputé une autre finale.

Face à l'élimination dimanche, Marchand a marqué deux fois et a ajouté une passe, Bergeron et Chara ont été solides comme à leur habitude, et Rask a suffisamment bien performé pour tenir les Leafs en respect.

Les Bruins sont aussi conscients du passé entre les deux équipes. Mais comme les Leafs, ils n'y attachent pas beaucoup d'importance.

« Je ne pense pas que quiconque ait un avantage psychologique, a déclaré Rask. Chaque saison est une nouvelle saison. Si vous finissez par affronter la même équipe, qu'il en soit ainsi, mais c'est une nouvelle série, un nouveau match. Nous avons beaucoup d'expérience dans cette chambre, mais nous devons jouer de la bonne façon. »

La formule des Leafs, mardi, ne sera pas très différente.

« Nous formons un groupe qui veut être sur la patinoire dans les grands moments, a déclaré Brown. Nous ne serons pas timides. »

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