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Format des séries de la LNH : les délégués de l’Association des joueurs sont partagés

Le format des séries éliminatoires de la Coupe Stanley ne fait pas l'unanimité.
Le format des séries éliminatoires de la Coupe Stanley ne fait pas l'unanimité. Photo: Getty Images / Justin K. Aller
Radio-Canada

À en croire les délégués de l'Association des joueurs de la LNH, près de la moitié d'entre eux sont favorables à une révision du format des séries éliminatoires.

Dans un sondage impromptu réalisé par La Presse canadienne et l’Associated Press, 15 des représentants des 31 équipes du circuit (48,4 % des répondants) se sont prononcés en faveur d’un changement, 9 (39 %) se sont dits contre et 7 (22,6 %) ne se sont pas prononcés.

La consultation a été réalisée entre le 7 mars et le 4 avril dernier, avant que l’on ne connaisse toutes les équipes qualifiées pour le bal du printemps.

Ceux qui appuient l’idée aimeraient que la ligue revienne à la formule de confrontation qui opposerait la meilleure équipe à la huitième au sein d’une même association pour amorcer le premier tour des séries.

En place depuis six ans, le format actuel comprend les trois meilleures équipes de chaque division et deux formations repêchées, sans possibilité de revoir le classement à l’issue du premier tour.

C’est de cette façon que l’an dernier, les Predators de Nashville et les Jets de Winnipeg, qui avaient terminé premiers et deuxièmes de la ligue, s’étaient affrontés dès le deuxième tour. La même chose s’est produite en 2017 pour les Penguins de Pittsburgh et les Capitals de Washington.

« C’est difficile de voir les meilleures équipes être éliminées dès le premier tour », a dit le défenseur David Savard, des Blue Jackets de Columbus.

« Je pense qu’il nous faudrait revenir avec le no 1 qui jouerait contre le no 8 », a-t-il ajouté.

Retour vers le futur

C’est pour susciter ou raviver les rivalités que la LNH avait ramené une structure à quatre divisions semblable à celle qui prévalait de 1982 à 1993.

Ainsi, les Bruins de Boston et les Maple Leafs de Toronto s’affrontent pour une deuxième année de suite, tandis que les Penguins et les Capitals se sont fait face en 2016, 2017 et 2018.

Le porte-parole et gardien de but des Devils du Jersey, Cory Schneider, reconnaît cet apport et apprécie la formule actuelle.

« Je crois que c’est bon pour les rivalités. Je pense que c’est bon que les équipes se mesurent année après année. Vous pouvez trouver juste ou injuste que les deux meilleures équipes s’affrontent dès le deuxième tour, mais on verra du bon hockey d’une manière ou d’une autre. Ce qu’il y a de meilleur à propos du hockey des séries, c’est que c’est un combat de gladiateurs qui dure deux mois où tout le monde cherche à démolir l’autre », a renchéri Schneider.

Voyage… voyages…

Le fait que le Lightning de Tampa Bay ait été éliminé dès le premier tour, par les Blue Jackets de Columbus, est un problème qui relève plus du Lightning que du format des séries.

Sans cet accident de parcours, Tampa Bay aurait pu affronter Boston ou Toronto au deuxième tour, forçant l’élimination d’une des trois meilleures équipes de la ligue avant d’en arriver aux finales d’association.

Matt Duchene célèbre son but marqué contre le Lightning.Matt Duchene célèbre son but marqué contre le Lightning. Photo : Getty Images / Kirk Irwin

Les déplacements constituent la principale préoccupation des joueurs quand il est question du format des séries. En raison des distances entre les villes. Le problème est plus criant dans l’Ouest que dans l’Est.

La mise en place des divisions a justement pour but d’en limiter les effets, mais le système des repêchés peut faire en sorte qu’une équipe comme Nashville peut affronter une équipe californienne ou de l’Ouest canadien au premier tour.

Le format le plus équitable verrait un classement des équipes qualifiées de 1 à 16, tel qu’il était à l’essai en 1981 et 1982. Mais cette formule engendre le plus haut potentiel de duels opposants des clubs aux antipodes de l’Amérique du Nord.

Pas de formule parfaite

Récemment, la Southern Professional Hockey League (SPHL) a testé une formule où les trois premières équipes de chaque association ont le loisir de choisir leur adversaire pour le premier tour parmi les équipes classées de 5 à 8.

Dans une entrevue au réseau Sportsnet, le défenseur des Panthers de la Floride Keith Yandle a suggéré que la LNH adopte cette façon de faire.

Dans un sport où l’avantage de la glace, les confrontations entre trios, les blessures et le rythme pèsent plus lourd que le résultat d’une saison de 82 matchs, cela permettrait de faire taire les critiques qui s’interrogent sur la valeur d’une saison qui s’étale d’octobre à mars.

Le défenseur des Penguins de Pittsburgh Kristopher Letang estime qu’il faut justement redonner son importance au calendrier de la saison.

« On arrive presque au point où la saison ne veut plus rien dire parce que lorsque vous regardez la composition des divisions, il y a une énorme disparité entre elles. Si vous faites partie d’une équipe repêchée et que vous affrontez une équipe d’une division moins forte, c’est là où ça devient injuste. Le calendrier de 82 matchs doit avoir un effet accru sur le déroulement des séries », a conclu Letang.

Avec les informations de Associated Press

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