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Asbel Kiprop, ex-champion olympique, suspendu quatre ans pour dopage

Le Kényan Asbel Kiprop lors des Championnats du monde d'athlétisme, à Londres, en août 2017
Le Kényan Asbel Kiprop lors des Championnats du monde d'athlétisme, à Londres, en août 2017 Photo: Getty Images / Andy Lyons
La Presse canadienne

L'ancien champion olympique Asbel Kiprop, du Kenya, a été suspendu samedi pour une période de quatre ans à la suite d'un test antidopage positif à l'érythropoïétine (ÉPO).

La suspension a été imposée même si Kiprop, médaillé d'or du 1500 mètres aux Jeux olympiques de 2008, avait déclaré que ses échantillons d'urine avaient possiblement été manipulés par des agents responsables des contrôles antidopage. Kiprop a été pris en défaut à la suite d'un test mené hors compétition en novembre 2017 au Kenya. Son échantillon B a également révélé la présence d'ÉPO.

Son cas s'est cependant compliqué à la suite de révélations selon lesquelles il aurait été informé à l'avance qu'il allait devoir se soumettre à un contrôle antidopage, ce qui va à l'encontre du protocole en la matière. Kiprop a aussi admis qu'il avait versé de l'argent à l'un des agents après le test.

Âgé de 29 ans et triple médaille d'or aux Championnats du monde d'athlétisme, Kiprop a notamment indiqué que ses échantillons auraient pu être altérés lorsqu'il les a laissés sans surveillance pendant une courte période de temps, pendant qu'il est allé récupérer son téléphone cellulaire afin d'effectuer un transfert d'argent à l'un des agents après que le test a été effectué.

À une autre occasion, Kiprop a déclaré que le haut niveau d'ÉPO dans son système pourrait être d'origine « naturelle » et causé par de l'entraînement intensif à haute altitude au Kenya. Kiprop a aussi évoqué la possibilité que des médicaments consommés une semaine avant le test aient mené au résultat positif.

L'Unité d'intégrité de l'athlétisme (UIA), qui gère les cas de dopage pour l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (AIFA), a rejeté les arguments de Kiprop et l'a suspendu jusqu'en février 2022. Tous les chronos qu'il a enregistrés entre le 27 novembre 2017 et le 3 février 2018 ont été exclus.

« Il n'y a pas de justice dans le monde, a affirmé Kiprop samedi. Les prisonniers incarcérés ne sont pas tous coupables. Je vais consulter mon avocat pour voir si je vais interjeter appel auprès du TAS (Tribunal arbitral du sport). Peu importe le dénouement, je vais revenir plus fort. »

Le cas de Kiprop laisse planer des doutes sur la valeur des efforts pour contrer le dopage au Kenya. Ce pays, réputé pour former de grands spécialistes des épreuves de fond, a vu sa réputation entachée par des dizaines de cas de dopage au cours des dernières années.

Kiprop s'est vu remettre la médaille d'or aux Jeux olympiques de Pékin après que le vainqueur de la course, Rashid Ramzi, du Bahreïn, eut échoué à un test antidopage.

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