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La dauphine de Caster Semenya admet être elle aussi hyperandrogène

Caster Semenya (à droite) et Francine Niyonsaba à la fin du 800 m des Jeux olympiques de 2016 à Rio
Caster Semenya (à droite) et Francine Niyonsaba à la fin du 800 m des Jeux olympiques de 2016 à Rio Photo: Getty Images / ADRIAN DENNIS
Radio-Canada

Francine Niyonsaba, rivale de Caster Semenya, a révélé avoir un taux de testostérone supérieur à la moyenne.

La Burundaise a admis pour la première fois, dans une entrevue à la chaîne olympique, qu'elle était hyperandrogène.

L'étude commandée en 2017 par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) avait conclu que les athlètes hyperandrogènes étaient avantagées dans la pratique de leur sport.

Selon l'étude, l'avantage oscillerait entre 2 % et 4 % environ, selon les disciplines.

Rappelons que l'athlète de 25 ans a remporté la médaille d'argent au 800 m, derrière Semenya, aux Jeux olympiques de 2016 et aux Championnats du monde de 2017.

Caster Semenya (en avant) et Francine Niyonsaba à la fin du 800 m des Championnats du monde de 2017 à LondresAgrandir l’imageCaster Semenya (en avant) et Francine Niyonsaba à la fin du 800 m des Championnats du monde de 2017 à Londres Photo : Getty Images / Michael Steele

Elle prétend, tout comme la Sud-Africaine, que de forcer les athlètes hyperandrogènes à baisser leur taux de testostérone est discriminatoire.

« Je sais que les gens parlent de moi. Je ne peux pas les empêcher de parler. Je n'ai pas choisi de naître avec cette condition, a-t-elle dit. C'est Dieu qui m'a créée. Si les gens ont des questions, qu'ils s'adressent à lui. Moi, je me sens bien dans mon corps. Je serai toujours Francine. Je ne changerai pas. »

L'IAAF veut forcer les athlètes hyperandrogènes à baisser leur taux de testostérone, par prise de médicaments ou par chirurgie, pour être admissibles à concourir en compétitions internationales dans les épreuves allant du 400 m au mile (1609 m).

Caster Semenya a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à ce sujet, et la décision est attendue d'ici la fin du mois.

L'aveu de Niyonsaba et les excellents résultats des deux rivales donnent des arguments à l'IAAF.

« Atteindre le podium demande énormément de travail et de sacrifices, a dit Francine Niyonsaba. Et seul l'entraînement nous permet de l'atteindre. Rien d'autre. »

Avec les informations de Associated Press

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