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Les joueurs du Rocket engagés dans le système de Joël Bouchard

Joel Bouchard dresse le bilan de la saison du Rocket de Laval
Alexandre Gascon

À l'image du Canadien de Montréal, le Rocket de Laval a échoué à se qualifier pour les séries. Mais comme la maison mère, le club-école croit avoir fait un pas dans la bonne direction cette année.

Dans les deux cas, le bilan de la saison a eu lieu dans une ambiance somme toute positive, le CH pour des raisons de progression évidente, le Rocket parce que les joueurs ont adopté le système proposé par Joël Bouchard.

Des joueurs « qui ont acheté le système », comme s’est plu à le répéter l’entraîneur-chef une bonne dizaine de fois.

De ces points de presse lundi, l’observateur étranger aurait eu de la difficulté à conclure que le Rocket a terminé à 12 points des séries dans l’Association de l'Est et au 26e rang de la Ligue américaine (AHL). C'est une septième exclusion lors des huit dernières saisons.

Il y a, bien sûr, des circonstances atténuantes pour l’équipe lavalloise.

Personne n’avait pensé que [Tomas] Plekanec prendrait sa retraite. [Nikita] Scherbak, [Jacob] De La Rose et [Kenny] Agostino ont été perdus au ballottage. [Michael] Chaput et Byron [Froese] ont été échangés pour aider l’équipe de la Ligue nationale. Si Marc [Bergevin] était avec moi et qu’il lui fallait échanger trois joueurs pour que l’équipe de la Ligue nationale soit meilleure avec un joueur, je lui dirais de le faire. »

Joël Bouchard, entraîneur-chef du Rocket de Laval

En cours de route, trois joueurs qui auraient été fort utiles au Rocket ont été réclamés au ballottage. Certains espoirs de l’organisation se sont également blessés à un bien mauvais moment.

Michael McCarron a dû mettre un terme à sa saison en raison d’une blessure à une épaule au moment où il affichait ses meilleurs résultats offensifs depuis trois ans dans l'AHL. Idem pour le défenseur Gustav Olofsson, lui aussi touché à une épaule.

Au bout du compte, le club-école (30-34-6-6) a tout de même fait un bond de 14 points au classement par rapport à l’édition précédente.

Le Rocket a misé sur une très jeune formation et a engagé une pléthore de joueurs pour des essais professionnels (maximum de 25 matchs) pour pallier le phénomène des porte-tournantes particulièrement prononcé.

« Quand j’ai décidé de faire le saut chez les professionnels, dans la Ligue américaine, je savais que ça pouvait arriver de perdre sept, huit ou neuf joueurs », raconte l’ancien pilote de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

L'AHL est une ligue de développement, et Bouchard a admis qu’il était toujours en quête d’équilibre entre engranger les victoires pour disputer des matchs significatifs au mois d’avril et se focaliser sur le développement des jeunes espoirs.

Ma job, c’est de développer les joueurs et de bâtir un programme. Marc, lui, c’est de s’assurer que l’équipe de la Ligue nationale soit en meilleure position possible pour que Claude [Julien] puisse diriger et de s’assurer que dans les mineures les choses vont rondement, que les jeunes se développent et que nous avons des options pour des rappels.

Joël Bouchard, entraîneur-chef du Rocket de Laval

Les joueurs qui ont effectué un stage dans les mineures ont semblé bénéficier des conseils du vétéran de 364 matchs dans la LNH.

Xavier Ouellet, nommé capitaine après le départ de Froese, a retrouvé sa touche offensive et a amassé 28 points en 47 matchs à Laval.

Victor Mete y a séjourné pendant trois semaines en décembre et en est revenu transformé, en confiance et bien plus agressif.

Agostino et Chaput, de leur côté, ont rendu de fiers services au Tricolore pendant près d’une moitié de saison.

Le club-école a donc réussi à remplir une partie de son rôle qui lui faisait défaut dans les dernières campagnes pendant le règne de Sylvain Lefebvre, où seul Charles Hudon a réussi à faire le saut dans la grande ligue… et encore là.

Malgré tout, il y avait une forme d’aveu dans la glorification qu’a fait Bouchard de l’attitude de ses joueurs qui ont tout donné, mais se sont tout de même retrouvés à court de 12 points. Comme si ses munitions ne pouvaient pas faire plus de dégâts.

« Il faut mettre de l’énergie sur des gars qui ont un potentiel aussi. Ce n’est pas un concours de beauté. Il faut demander aux joueurs certains standards et c’est à eux d’amener leur jeu-là. Des fois, ça prend plus de temps. Des fois, un joueur qui s’améliore juste un peu devient beaucoup plus efficace. Des fois, c’est juste quelques petites choses », s’exclame-t-il.

Son directeur général a beaucoup de travail devant lui, à tous les niveaux de l’organisation.

Xavier Ouellet et Daniel Audette font le point sur la saison 2018-2019

Juulsen voit l’avenir d’un bon oeil

Plus de peur que de mal pour Noah Juulsen.

Le défenseur du Canadien a rencontré les médias pour la première fois depuis qu’il a disputé son dernier match de la saison le 27 décembre dans la Ligue américaine et s’est fait rassurant.

Il a reçu deux rondelles au visage en l’espace de quelques minutes le 19 novembre dernier contre les Capitals de Washington.

On a diagnostiqué une fracture au visage. Juulsen est revenu au jeu par la suite avant qu’il développe des troubles de vision.

Noah JuulsenNoah Juulsen Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

« C’était quelque chose d’assez épeurant, deux coups au visage. Maintenant, je rentre à la maison sachant que je suis en santé. J’ai le feu vert, je suis prêt pour la prochaine saison », assure-t-il.

Avec le recul, le jeune homme de 22 ans est incapable de dire si son retour au jeu en décembre a été prématuré.

« Je ne suis pas certain pour être honnête. Ça m’a peut-être ralenti un peu. Peut-être que ç’a m’a permis de comprendre ce qui se passait. Je ne sais pas », fait valoir Juulsen.

Le Britanno-colombien a affirmé n’avoir jamais prêté l’oreille aux rumeurs qui voulaient que sa carrière soit compromise. Il planifie arriver au camp d’entraînement du CH à 100 % en septembre.

« Si on était en séries, je jouerais en fin de semaine », conclut-il.

En rafale

Six joueurs qui ont des contrats à deux volets et qui ont terminé la saison à Laval se retrouvent joueurs autonomes avec compensation le 1er juillet.

Parmi eux, l’on compte Michael McCarron. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que le Canadien l’a réclamé au premier tour du repêchage de 2013 et le colosse de 1,98 m (6 pi 6 po) n’a pas pu se faire justice cette saison en raison d’une opération à l’épaule.

McCarron croit toujours « être un joueur de la LNH, à 100 % ».

Quant à parvenir à ses fins avec le Tricolore, il ne s’est pas bercé d’illusions, sachant qu’il pourrait bien s’agir de la fin de l’aventure.

Mon patin était meilleur cette année. J’étais sur la rondelle rapidement, je fonçais au filet. Quand j’ai été repêché, tout le monde a dit que je serais un projet à long terme. Je commence à grossir, à ajouter du muscle à mes jambes. Je me sens mieux maintenant. Avant, je n’étais pas à l'aise tant que ça sur patins, mais maintenant oui.

Michael McCarron, attaquant du Rocket de Laval

Xavier Ouellet, capitaine du Rocket après la date limite des échanges, aimerait aussi être de retour.

« C’est une saison avec beaucoup d’émotions, confie Ouellet qui a perdu sa mère il y a deux mois.

« Ç'a été difficile mentalement. Mais en général, c’est une bonne saison, je suis content. Ça ne s’est pas passé exactement comme je voulais, j’aurais voulu rester à Montréal. Mais quand je suis descendu, j’ai eu un gros rôle dans l’équipe, j’ai aimé la gang. J’ai vraiment aimé ça. »

« Mon but, c’est de retourner dans la Ligue nationale, renchérit Ouellet. J’ai encore ce rêve-là, j’ai encore la motivation. »

Et il y a, en terminant, le dossier Karl Alzner à régler.

Le vétéran a apprécié son temps sur la Rive-Nord, mais compte retourner dans la LNH l'an prochain. À Montréal ou ailleurs...

« Je ne sais pas comment ça va se passer cet été, qui va signer à Montréal. Mais ils m’ont bien fait comprendre cette saison qu’il n’y avait pas de place pour moi. Je veux être dans une situation où il y aura une place pour moi. »

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