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Philippe Gilbert remporte la Classique Paris-Roubaix

Il est devant l'Allemand Nils Politt.
Philippe Gilbert lève les bras en signe de victoire à l'arrivée au vélodrome de Roubaix. Photo: Getty Images / Tim de Waele
Jean-François Chabot

Le Belge Philippe Gilbert a devancé l'Allemand Nils Politt au sprint, dimanche, sur la piste du vélodrome pour ainsi triompher à la Classique Paris-Roubaix.

Gilbert, membre de l’équipe Deceuninck Quick Step, a lancé une attaque à plus de 200 km de l’arrivée. Il est demeuré au sein d’un petit groupe de tête composé de cinq coureurs jusqu’à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée.

La lutte finale de cette exigeante épreuve de 257 km, qui comporte plusieurs longs segments sur de dangereuses routes pavées, s’est déroulée entre Gilbert et Politt (Katusha Alpecin).

Le Belge a fait la différence avec un ultime effort à un demi-tour de piste du fil. Le coéquipier et compatriote de Gilbert, Yves Lampaert, champion de Belgique, a complété le podium.

À 36 ans, Gilbert prenait part à la 117e édition cette grande course, surnommée l'Enfer du Nord, pour la troisième fois de sa carrière. Il a parcouru la distance en 5 h 58 min 2 s.

Il s'est écroulé en pleurs après l'arrivée dans les bras du patron de l'équipe belge, Patrick Lefevere. Il a signé le 58e succès belge, un record, dans cette classique.

Le vainqueur de l'année passée, le Slovaque Peter Sagan, a été débordé dans les 12 derniers kilomètres et a fini 5e.

Philippe Gilbert dans la poussière et les pavés de la 117e édition du Paris-RoubaixPhilippe Gilbert dans la poussière et les pavés de la 117e édition du Paris-Roubaix Photo : Getty Images / Tim de Waele

« Dimanche dernier, c'était une énorme déception, car je suis tombé malade avant le Tour des Flandres, a expliqué Philippe Gilbert. Je me suis reposé et je me suis bien entraîné, je sentais que la forme revenait au fil des jours, ça m'a mis en confiance. »

« J'ai toujours ce rêve en moi de gagner tous les monuments, un rêve un peu fou que j'ai eu voici une dizaine d'années. Je m'en rapproche et c'est une grande fierté, a ajouté le Belge, d'abord tourné vers les classiques ardennaises avant de s'orienter récemment vers les classiques de pavés (vainqueur du Tour des Flandres en 2017).

Dure journée pour Hugo Houle

Le Québécois Hugo Houle (Astana) a terminé en 77e place à près de 16 minutes du vainqueur.

Joint au téléphone deux heures après la fin de course alors qu'il prenait place à bord d'un TGV, Houle est revenu sur sa journée éprouvante.

« La journée a bien commencé. Tout le monde est parti très fort. Il a fallu attendre la première portion pavée après 96 km pour voir les premiers vrais échappés. Il y a alors eu quelques chutes, mais je suis resté bien positionné. Mon seul petit pépin par la suite est survenu dans le troisième secteur des pavés, un saut de chaîne, mais j’ai vite réussi à la remettre en place pour revenir dans le peloton de tête rapidement. »

Dans le secteur d’Orchies, j’ai eu une panne de jambes. C’est la première fois cette année que ça arrive. Je ne sais pas comment l’expliquer. J’avais mal au ventre, je me sentais ballonné un peu. J’avais de la difficulté à m’alimenter comme il faut. Ça m’a frappé d’un coup sec. Je n’avais plus de force dans les jambes. Ça tournait carré mon affaire!

Hugo Houle

Après avoir mangé et repris un peu de ses forces, Houle a laissé ses dernières énergies non pas pour revenir dans le groupe, mais simplement pour terminer la course.

« Ce fut une dure journée pour moi. J’ai souffert juste pour finir l’épreuve. C’est comme ça chaque fois pour moi dans cet Enfer du Nord. »

Ç’a été une journée super éprouvante. Le gros facteur est les vibrations sur les pavés. On se fait vraiment shaker de partout. C’est difficile de tenir le guidon. On rentre collés les uns sur les autres à 60 km/h dans la Trouée d’Arembert, la portion la plus ardue du parcours. T’espères juste que personne ne tombe près de toi, parce que tu n’auras pas le temps de l’éviter. Je suis content d’être resté sur mon bike. C’est déjà un accomplissement.

Hugo Houle

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