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Élizabeth Giguère fait encore tourner les têtes dans le hockey universitaire américain

Élizabeth Giguère (no 7)
Élizabeth Giguère (no 7) Photo: Université Clarkson
Félix St-Aubin

La hockeyeuse Élizabeth Giguère n'a pas souffert de la guigne de la deuxième année cette saison dans la NCAA. La porte-couleurs des Golden Knights de l'Université Clarkson a reproduit la magie de sa campagne recrue pour mettre la main sur le championnat des marqueuses.

Attendue de pied ferme par ses rivales en raison de sa faste récolte de 27 buts et 44 aides en 41 matchs, en plus d'un ahurissant rendement de +53, à son baptême dans les rangs universitaires américains, Giguère n'a eu aucune difficulté à jouer avec une cible collée sur son dos.

L'attaquante qui a fait ses classes avec les Titans du Cégep Limoilou a en effet maintenu son niveau d'excellence. Elle a amélioré sa production précédente de 2 points pour atteindre les 73, dont 26 buts, en 40 rencontres. Son différentiel s'est quant à lui accru à +61.

Giguère estime que sa discipline au travail s'est considérablement améliorée depuis qu'elle a mis les pieds sur le campus de l'institution new-yorkaise, basée à Potsdam. Et le calibre de jeu relevé y est pour quelque chose.

À ma dernière année [au Cégep Limoilou], je n'allais pas à 100 % partout, mes présences sur la patinoire étaient beaucoup plus longues. C'est sûr que durant mes deux premières années ici, je ne pouvais pas faire ça. J'ai l'impression que mon jeu défensif aussi [s'est perfectionné]. On était tellement puissantes à Limoilou qu'on ne passait pas beaucoup de temps dans notre zone. J'ai beaucoup appris sur l'aspect défensif.

L'attaquante Élizabeth Giguère

L'entraîneur-chef Matt Desrosiers l'a fréquemment employée en désavantage numérique. La principale intéressée a trouvé le moyen de toucher la cible cinq fois en pareille situation, un sommet dans le circuit universitaire.

Domination sur toute la ligne

En compagnie de ses partenaires de trio Loren Gabel et Michala Pejzlova, Élizabeth Giguère a guidé les Golden Knights à une septième participation d'affilée au tournoi de fin de saison qui regroupe huit équipes aux quatre coins des États-Unis.

D'ailleurs, les 85 buts enregistrés par cette unité, soit 59 % des 143 marqués par l'équipe, dépassent le total de 21 des 40 formations de la Division I de la NCAA.

L'Université Clarkson a décroché son laissez-passer au Frozen Four, le rendez-vous du carré d'as, pour une quatrième année de suite. La route de la formation championne des éditions 2017 et 2018 a toutefois été stoppée aux abords de la finale par les Badgers de l'Université du Wisconsin.

Élizabeth Giguère (no 7)Élizabeth Giguère (no 7) Photo : Facebook / Élizabeth Giguère

Le premier trio des Golden Knigts sera amputé de Gabel à compter de la prochaine saison. La finissante, élue hockeyeuse par excellence dans la NCAA à la fin de mars, a terminé son parcours universitaire. Celle qui représente le Canada au mondial a été repêchée au 8e échelon en 2018 par les Beauts de Buffalo, dans la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL).

Son départ offrira plus de responsabilités à Giguère, consciente qu'elle sera désormais l'une des meneuses vers qui les plus jeunes se tourneront lorsque l'enjeu comptera.

Ç'a cliqué depuis le début, on a eu une excellence première campagne. Même cette saison, parfois tu te dis que ça ne fonctionnera pas encore, deux années de suite à jouer chaque match avec les mêmes personnes. Mais non, la chimie a encore opéré. Elles sont talentueuses, travaillent fort et sont rapides. J'ai l'impression que ç'a juste cliqué les trois ensemble, on s'est simplement amusées.

L'attaquante Élizabeth Giguère

« C'est sûr que mon rôle va augmenter encore un peu plus parce qu'elle s'en va, enchaîne-t-elle. Il faudra que Michala Pejzlova et moi rehaussions notre niveau de jeu. À l'extérieur de la glace aussi notre rôle sera plus important pour l'équipe. »

Une source d'inspiration

L'Université Clarkson a fait face à beaucoup d'adversité en raison des nombreuses blessures subies par les joueuses. Cela n'a pas empêché l'équipe d'afficher un reluisant dossier de 30-8-2 durant le calendrier et d'obtenir le statut de quatrième tête de série en vue de la compétition printanière à élimination directe.

Le rendement et l'excellence des Golden Knights sont des arguments de choix pour vouloir en devenir membre. La présence de Giguère en est un autre pour les joueuses du Cégep Limoilou.

La gardienne Marie-Pier Coulombe a suivi cet automne le chemin tracé par son ancienne coéquipière. Deux représentantes des Titans les rejoindront au cours des deux prochaines années. Giguère a en quelque sorte créé un passage entre l'institution collégiale de Québec et l'université américaine située à New York.

Élizabeth Giguère (no 11)Élizabeth Giguère (no 11) Photo : Marc-Antoine Hallé.

Nommée ambassadrice du hockey féminin dans la région de Québec à l'été 2018, Giguère met les bouchées doubles malgré son horaire chargé pour faire la promotion de son sport, une cause qui lui tient à coeur. Il va donc de soi que la cessation des activités dans la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) l'a quelque peu ébranlée.

« J'étais vraiment surprise, j'étais comme sous le choc. Ma première réaction a été de l'incompréhension. Je me disais qu'au moins il me reste encore deux ans [d'admissibilité dans la NCAA], mais je pensais à Gabel et à mes amies qui sont ici et avaient déjà des plans avec ce circuit. »

« Que vont-elles faire? Je ne sais pas, je lis ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, poursuit Giguère. J'espère qu'ils trouvent une solution parce qu'il faut que les joueuses, comme Marie-Philip Poulin, aient une place quelque part pour s'adonner au hockey. »

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