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Marie-Philip Poulin, leader sur le banc au mondial de hockey féminin

Marie-Philip Poulin (no 29)

Marie-Philip Poulin (no 29)

Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne

Associated Press

Même si elle ne peut pas encore renouer avec la compétition, Marie-Philip Poulin considère qu'elle est plus utile à la formation canadienne lorsqu'elle se retrouve sur le banc de son équipe que dans les gradins au mondial de hockey féminin, à Espoo, en Finlande.

La capitaine de la sélection nationale est toujours incommodée par une blessure à un genou subie lors du dernier match de la saison de la défunte Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF).

Poulin a raté les quatre duels éliminatoires des Canadiennes de Montréal, disputés entre le 8 et le 24 mars. La Québécoise était aux premières loges en finale, perdue 5-2 aux mains de l'Inferno de Calgary, pour encourager ses coéquipières.

Elle s'est assise sur le banc des joueuses, aux côtés de ses compatriotes, lors de l'entrée en scène de la sélection unifoliée au Championnat du monde, jeudi, contre l'équipe suisse.

Être sur le banc et assumer mon rôle de leader, c'est très important pour moi. Lorsqu'on est dans les gradins et qu'on descend [dans le vestiaire] entre les périodes, on ne sait pas ce qui s'est passé sur le banc. Mais présentement, je le vois et je le sens.

L'attaquante Marie-Philip Poulin

« C'est évidemment plus difficile de ne pas jouer, mais c'est une autre facette qui me permet d'apprendre, enchaîne-t-elle. Je l'accepte, et bien sûr que c'est difficile, mais être là pour mes coéquipières est quelque chose qui a beaucoup de valeur à mes yeux. »

L'attaquante de 28 ans a participé à trois entraînements en Finlande et à la période d'échauffement avant la rencontre contre la Suisse, remportée 6-0 par le Canada. Son état de santé est réévalué sur une base quotidienne.

Poulin pourrait rater la très attendue confrontation de samedi face aux grandes rivales américaines, quadruples championnes en titre du tournoi.

« Nous savons toutes que cette rivalité est très importante, très spéciale. J'aurai assurément envie de prendre part à ce rendez-vous », confie-t-elle.

L'entraîneur-chef Perry Pearn continuera malgré tout d'être patient avec sa joueuse étoile. Il n'accélérera pas son retour au jeu si elle n'est pas complètement guérie.

« Elle a patiné à reculons et a effectué des croisements. Nous lui avons fait pratiquer ce genre de choses, mentionne Pearn. Nous avons besoin de voir comment son genou réagit à cela, et après une décision sera prise. »

« Peu importe l'équipe que nous affrontons, que ce soit la Russie, la Finlande ou les États-Unis, la blessure est traitée de la même manière », poursuit-il.

Les coéquipières de Poulin apprécient sa présence et ses commentaires lorsqu'elles quittent la patinoire pour rentrer au banc.

« Elle s'assure que chaque fois que quelqu'un fait quelque chose de bien, elle va à sa rencontre pour lui dire qu'elle a fait un beau jeu, une belle passe, un tir bloqué, explique Jocelyne Larocque.

« Nous avons certainement beaucoup de respect pour elle et pour sa décision d'être sur le banc avec nous, elle nous fait sourire, demeure positive, mais quand elle doit prendre la parole, elle le fait. »

L'entraîneuse adjointe Caroline Ouellette abonde dans le même sens, ajoutant qu'il s'agit pour Poulin d'une « occasion de se développer dans un rôle différent en focalisant pleinement sur son leadership ».

C'est un bon exemple pour toutes nos joueuses. Peu importe votre rôle, vous pouvez contribuer au succès [...] Cela inspirera tout un chacun, quel que soit le rôle occupé.

L'entraîneuse adjointe Caroline Ouellette

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