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« Tout le monde envie le tennis canadien » - Louis Borfiga

Félix Auger-Aliassime

Félix Auger-Aliassime

Photo : Getty Images / Julian Finney

Antoine Deshaies

Pendant que toutes les caméras étaient braquées sur Félix Auger-Aliassime en point de presse mardi matin, à Montréal, Louis Borfiga avait du mal à ne pas sourire.

Le vice-président au développement de Tennis Canada a de quoi se réjouir. Depuis le début du mois de mars. Bianca Andreescu a remporté le tournoi d’Indian Wells, Denis Shapovalov a atteint le 20e rang mondial et Félix Auger-Aliassime est devenu le premier Québécois à atteindre la demi-finale d’un Masters.

Ce dernier fait d’armes l'a propulsé au classement. Il est maintenant 33e mondial. Quand Borfiga a croisé Auger-Aliassime, il s’est permis une boutade.

« J’ai dit à Félix qu’il allait bien vite oublier sa défaite contre John Isner quand il va gagner le Masters de Monte-Carlo dans trois semaines, confie Borfiga. C’était une plaisanterie, mais avec Félix, tout est possible. »

Bien sûr, Borfiga ne veut pas mettre trop de pression sur le jeune homme de 18 ans, qui s’en met déjà pas mal sur les épaules. Les compliments fusent déjà de toute part, de Roger Federer à Brad Gilbert.

L’ancien entraîneur d’Andre Agassi et analyste à ESPN a dit à Radio-Canada Sports qu’il pensait qu’Auger-Aliassime et Denis Shapovalov avaient ce qu’il fallait pour gagner un tournoi du grand chelem et un jour se hisser parmi les trois meilleurs joueurs de la planète.

« C’est difficile de prédire quand. Mais tôt ou tard, Félix et Denis vont gagner un tournoi Masters, ajoute Borfiga. Le plus important, c’est qu’ils pensent avoir la capacité de gagner un grand tournoi. Du moment qu’ils ont ça dans la tête, on doit simplement leur laisser le temps d’accomplir leur rêve. »

Garder les pieds sur terre… battue

Louis Borfiga reçoit beaucoup d’appels ces temps-ci. Le tennis canadien fait tourner la tête de bien des nations.

Depuis lundi matin, le Canada compte trois représentants parmi les 35 meilleurs du monde en Milos Raonic (15e), Denis Shapovalov (20e) et Félix Auger-Aliassime (33e). Sans oublier Bianca Andreescu, 23e au classement de la WTA.

« Tout le monde nous envie et nous appelle pour nous demander ce qui se passe, ajoute Borfiga. Il ne se passe rien de spécial, on a travaillé et on récolte les fruits. On se remet en question jour après jour et on n’est jamais satisfait. »

Il répète que c’est le résultat d’un travail d’équipe de tout l’organigramme de Tennis Canada. Des entraîneurs, aux membres du conseil d’administration, en passant par Milos Raonic et Eugenie Bouchard qui ont ouvert la voie aux jeunes qui percent.

Il renvoie la balle vers Fabio Fognini au tournoi de Rio.

Félix Auger-Aliassime s'est imposé en un peu moins de 1 h 30 min contre Fabio Fognini.

Photo : Twitter/Tennis Canada

La construction de courts de terre battue au centre national d’entraînement de Montréal n’est pas non plus étrangère aux succès du tennis canadien.

« C’est l’une des premières choses que j’ai demandées à Eugène Lapierre quand je suis arrivé ici, et il a agi rapidement, explique Borfiga. J’ai toujours été convaincu que c’était la meilleure surface pour développer des jeunes. »

Les avantages sont multiples, selon lui. Les joueurs formés sur la terre battue sont plus polyvalents.

« Je ne dirais que nos jeunes ont des techniques parfaites, mais assurément des techniques complètes, dit-il. Le jeu étant un peu plus lent sur terre battue, on doit travailler une panoplie de coups et être plus régulier. »

Les échanges sont plus longs, donc les joueurs sont en meilleure condition physique. La force mentale est aussi mise à l’épreuve.

On prépare nos jeunes à gagner seulement après avoir frappé plusieurs coups. C’est payant à long terme.

Louis Borfiga

La saison sur terre battue qui s’amorce prochainement promet d’être palpitante pour le tennis canadien.

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