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Canadiennes de Montréal : un bilan très positif, même sans la coupe

Les Canadiennes de Montréal à la Coupe Clarkson 2019 contre l'Inferno de Calgary.
Les Canadiennes de Montréal à la Coupe Clarkson 2019 contre l'Inferno de Calgary. Photo: The Canadian Press / Chris Young
Marie Malchelosse

Battues 5-2 en finale de la Coupe Clarkson par l'Inferno de Calgary dimanche, les Canadiennes de Montréal peuvent néanmoins mettre un point d'exclamation à leur saison, selon l'entraîneuse associée Danièle Sauvageau.

Les Canadiennes ont terminé au 3e rang de la Ligue canadienne de hockey féminin (CWHL) avec 43 points. Elles ont maintenu une fiche de 21 victoires et 7 défaites, dont une en tirs de barrage.

C’est vrai, elles n’ont pas réussi à remporter une cinquième Coupe Clarkson (après 2009, 2011, 2012 et 2017). C’est vrai aussi que quand on porte le chandail des Canadiennes, l’objectif est toujours de terminer la saison avec le titre de championnes.

Selon Danièle Sauvageau, ce serait toutefois un raccourci de se limiter au résultat de cette finale. L’entraîneuse associée souligne les blessures aux joueuses-clés Marie-Philip Poulin et Erin Ambrose subies dans les deux dernières semaines. Leur absence a exigé le remaniement de tous les trios et des duos défensifs.

Il faut laisser décanter cette défaite, mais quand on regarde comment ces joueuses-là se sont adaptées et ont continué à y croire, pour moi, il faut cocher une case victoire.

Danièle Sauvageau

L’ancienne policière juge fondamental que le personnel d’entraîneuses et les joueuses fassent ensemble une rétroaction en profondeur de leur saison.

« On a le devoir d’accompagner les joueuses. On a deux choix. On prend une pelle et on creuse jusqu’à ce qu’on s’enlise ou on rebondit et on mise sur nos apprentissages. En fait, on devrait déjà parler de présaison et non pas d’après-saison », analyse-t-elle.

Cette rétroaction devra attendre quelques semaines. Les Canadiennes qui font aussi partie de l’équipe nationale sont déjà en camp en perspective du Championnat du monde disputé à Espoo, en Finlande, à compter du 4 avril.

Pour Danièle Sauvageau, le voyage de l’équipe en Chine à la mi-décembre représente le tournant de la saison. Les Canadiennes y affrontaient les KRS Vanke Rays de Shenzhen.

C’était éprouvant. Trois matchs en quatre jours après un voyage de 30 heures. C’était juste avant Noël. C’était la première fois qu’une équipe canadienne gagnait ses trois matchs en Chine.

Danièle Sauvageau

Ce qui avait rendu l’exploit encore plus méritoire était le fait que Caroline Ouellette et Danièle Sauvageau avaient pris la barre de l’équipe seulement une semaine plus tôt, à la suite de la démission surprise de Dany Brunet.

Je n’oublierai jamais le sourire de ces filles-là quand on leur a annoncé que Caro et moi allions finir la saison avec elles. Il y avait beaucoup de questionnements au sein de l’équipe. Ç’a peut-être été de nouveaux systèmes pour elles, mais elles ont répondu en grand.

Danièle Sauvageau

D’ailleurs, quand Danièle Sauvageau songe à résumer sa saison avec les Canadiennes, trois mots lui viennent en tête : professionnalisme, rigueur et esprit positif.

« Après la finale de dimanche, on se disait: "wow!" Ç’a été une année intéressante qui a passé très vite. Moi, j’avais aussi les Carabins et Caro, les Stingers de Concordia et l’équipe nationale », souligne-t-elle.

Les deux complices et entraîneuses associées devront d’ailleurs réfléchir à leur avenir chez les Canadiennes. Elles s’étaient toutes deux engagées seulement pour cette saison. « Toutes les portes sont ouvertes », lance Sauvageau.

Sauvageau est quand même déjà en mesure de prévoir quelques changements.

L’historique de l’équipe nous amène à penser que certaines joueuses prendront leur retraite. Quelques-unes ont déjà joué 100 matchs avec les Canadiennes.

Danièle Sauvageau

Selon elle, il faudra aussi que l’organisation discute avec Hockey Canada pour améliorer la logistique. Les Canadiennes ont dû se promener entre quatre arénas différents cette saison, ce qui est loin d’être idéal.

Entraîner les meilleures au monde

Danièle Sauvageau reconnaît que l’absence de Marie-Philip Poulin pour les quatre derniers matchs des séries éliminatoires en raison d’une blessure en bas du corps a plombé l’aile de l’équipe.

Poulin a d’ailleurs remporté trois trophées au gala de la ligue, dont celui de joueuse par excellence. Elle a marqué 23 buts et récolté 27 mentions d’assistance cette saison.

On ne remplace pas une joueuse d’impact comme Marie-Philip. Mais un bon programme doit trouver des façons de se remettre lorsque ces situations arrivent. Est-ce que si elle avait été là, l’issue du match aurait été différente? On pourrait en parler jusqu’à demain matin.

Danièle Sauvageau

Les probabilités de voir Marie-Philip Poulin au jeu en Finlande, au Championnat du monde, sont encore incertaines. « C’est au jour le jour », rappelle Sauvageau sans donner plus de détails.

Elle souligne aussi l’apport de la vedette Hilary Knight, qui disputait une première saison complète avec les Canadiennes. L’Américaine de 29 avait déjà remporté la Coupe Clarkson en 2013 et 2015 avec les Blades de Boston. Knight a récemment été nommée meilleure joueuse au monde par les membres de l’Association des joueurs de la Ligue nationale.

« C’est une grande joueuse qui croit en cette organisation. Ce geste parle de lui-même. Elle est venue à Montréal par intérêt pour cette équipe », rappelle Sauvageau.

« Quand je suis derrière le banc, je lève parfois les bras par pure admiration. Tu te demandes comment elles ont fait pour réussir ce but-là. Je suis en manque de mots pour décrire mon profond sentiment d’admiration et de fierté parce que j’ai devant moi les meilleures joueuses au monde », conclut-elle.

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