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Marie-Michèle Gagnon entre optimisme et déception après une saison difficile

Marie-Michèle Gagnon

Marie-Michèle Gagnon

Photo : Getty Images / Christophe Pallot/Agence Zoom

Félix St-Aubin

La transition des épreuves axées sur la technique vers celles de vitesse ne s'est pas déroulée sans heurts pour Marie-Michèle Gagnon. La skieuse cherche toujours à retrouver ses sensations et ses repères après une saison difficile.

Une double blessure subie à l'entraînement en novembre 2017 et pour laquelle elle est passée sous le bistouri a confirmé la décision de Gagnon de se concentrer sur la descente, le slalom géant ainsi que le super-G et de délaisser le slalom.

Victime d'une luxation de l'épaule gauche et d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit, qui lui ont d'ailleurs fait rater les Jeux olympiques de Pyeongchang, elle s'est armée de patience et a fait preuve de résilience en attendant de reprendre le collier.

Son retour sur les pentes a eu lieu comme prévu l'automne dernier. Un blocage mental a toutefois ralenti la skieuse lorsqu'elle a recommencé la compétition.

Dans le passé, je suis revenue de blessures [...] et ça s'est bien passé. Cette année, ce n'est pas que ça s'est mal déroulé, mais avec mon changement [...] je me suis rendu compte qu'après une blessure, c'est plus difficile de revenir parce que la vitesse, c'est beaucoup plus mental. Il faut vraiment prendre des risques.

La skieuse alpine Marie-Michèle Gagnon
La Québécoise Marie-Michèle Gagnon a chuté lors de la manche finale de la descente d'entraînement en vue de la Coupe du monde de Lake Louise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les secouristes évacuent Marie-Michèle Gagnon sur un traîneau de sauvetage après sa chute à Lake Louise.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

« Je suis contente [puisque] vers la fin de la saison, j'ai un peu retrouvé des feelings que j'avais eus avant mes blessures. Je vois que je m'en vais dans la bonne direction. Ce dont j'ai besoin, c'est plus de temps sur la neige en entraînement », explique l'athlète de Lac-Etchemin.

La conclusion de la Coupe du monde de ski alpin à la mi-mars a eu un effet d'apaisement pour Gagnon.

« J'étais soulagée parce que je savais qu'il manquait quelque chose dans mon ski », confie la championne canadienne du slalom géant, auréolée lundi pour la 15e fois à l'échelle nationale.

Mon but n'est pas de continuer à être 20e au monde, je veux faire mieux que ça. Je vois du positif là-dedans parce que je me suis quand même qualifiée pour deux événements des finales et classée sur l'équipe A de la sélection canadienne [...] C'est juste que c'était probablement ma pire saison depuis longtemps.

La skieuse alpine Marie-Michèle Gagnon

Une amitié essentielle

L'unique représentante canadienne en slalom géant et en super-G aux finales de la Coupe du monde de Soldeu, en Andorre, estime que parvenir à sortir de sa zone de confort lui permettra de réaliser des performances à la hauteur de ses ambitions.

Sa compatriote Valérie Grenier l'a aidée tout au long de la campagne à renouer avec l'audace.

« La confiance vient avec le fait de prendre des risques. Je suis chanceuse d'avoir ma coéquipière Valérie. Sa grande force, c'est qu'elle fonce vraiment, on appelle ça un cheval de course. C'est ce qui me manque en ce moment. »

« C'était aussi ma force avant. Je n'étais pas la plus forte techniquement sur le circuit, j'étais forte physiquement, j'étais une bonne coureuse, je prenais des risques et j'y allais à fond, se remémore Gagnon. C'était un peu absent cette saison. Valérie me montrait en entraînement comment retrouver ça. »

Les quelques bons résultats enregistrés, notamment une 6e place au super-G de Saint-Moritz et une 11e position au slalom géant de Maribor, sont « en grande partie grâce à elle et l'équipe qui m'ont aidée à repousser mes limites ».

« Il me manque seulement quelque chose de minime, mais qui fera une grosse différence en ayant plus de temps sur la neige », assure la vétérane de 11 saisons sur le grand cirque blanc.

La retraite n'a toujours pas effleuré l'esprit de celle qui fêtera son 30e anniversaire à la fin du mois d'avril, bien au contraire. La Québécoise est « entièrement dédiée » à son sport, principalement en raison de ce nouveau défi qu'elle s'est elle-même imposé.

« C'est le feeling qui m'a fait changer pour la vitesse. J'adore ce feeling quand tu es tellement confortable que tu veux aller plus vite, tu veux vraiment pousser. C'est ma passion en ce moment, je suis contente d'avoir retrouvé ça. »

Portant ses lunettes et son casque, la skieuse Marie-Michèle Gagnon lève les bras pour célébrer après sa descente. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Michèle Gagnon

Photo : Getty Images / Francis Bompard/Agence Zoom

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