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F1 : plafond budgétaire et redistribution des revenus au menu d'une importante réunion

Les voitures en piste lors du premier tour, après le départ du Grand Prix de Bahreïn.
Le premier tour du Grand Prix de Bahreïn. Photo: Getty Images / GIUSEPPE CACACE
Radio-Canada

Les équipes attendent de pied ferme les deux têtes dirigeantes de la F1 qui présenteront mardi à Londres le Plan 2021, soit leur vision du championnat à partir de 2021.

Trois jours avant que les pilotes ne s'affrontent en piste à Bahreïn, patrons et dirigeants du championnat s'affronteront en coulisses à Londres.

Le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), Jean Todt, et le président du groupe Formula One (créé par Liberty Media), Chase Carey, doivent présenter aux équipes le détail du Plan 2021 portant sur l'avenir du championnat.

Chase Carey (à gauche) et Jean Todt sur la grille de départ du Grand Prix d'Australie, avec les pilotes, dont Lance Stroll (casquette BWT), en arrière-plan.Chase Carey (à gauche) et Jean Todt sur la grille de départ du Grand Prix d'Australie, avec les pilotes, dont Lance Stroll (casquette BWT), en arrière-plan. Photo : Getty Images / Charles Coates

Les équipes ont reçu l'ordre du jour de la rencontre, qui devrait s'orienter autour de deux axes, selon la BBC : l'introduction d'un plafond budgétaire en 2021 et la redistribution des revenus pour tenter de brasser les cartes et rendre le plateau plus homogène.

Quatre éléments du Plan 2021 seront présentés aux équipes :

  • Un plafond budgétaire de transition, de 200 millions de dollars en 2021, qui baissera à 150 millions d'ici 2025;
  • Une redistribution des revenus pour combler l'écart qui existe entre les équipes de pointe et les autres;
  • Une révision des règles de gouvernance pour mettre fin au système actuel qui permet à 6 des 10 équipes d'avoir leur mot à dire sur les décisions réglementaires;
  • Une révision des règles techniques pour permettre la standardisation de certaines pièces (ou l'achat de composantes d'autres équipes), les combats directs en piste ainsi que l'augmentation de la sonorité des moteurs.

Le groupe Formula One veut mettre fin à la situation encourageant un championnat à deux vitesses (les équipes de pointe et les autres), et compte y parvenir avec l'introduction d'un plafond budgétaire et une redistribution des revenus.

« Les discussions sont difficiles, car les équipes qui génèrent le plus de revenus veulent les garder et les autres en veulent plus, a expliqué le responsable du volet sportif de la F1, Ross Brawn, à la BBC.

Le trio du groupe Formula One : Sean Bratches (commercial), Chase Carey (président) et Ross Brawn (sportif).Le trio du groupe Formula One : Sean Bratches (commercial), Chase Carey (président) et Ross Brawn (sportif). Photo : Formula One Group

« Le défi est de trouver le meilleur compromis sur la façon de mieux distribuer les revenus, car la F1 y gagnera, c'est certain », affirme le Britannique, ingénieur de formation et ancien directeur technique des équipes Benetton et Ferrari.

« On ne pourra pas dire aux équipes : "C'est à prendre ou à laisser." On ne pourra rien imposer, car ces sujets sont trop complexes, admet M. Brawn. Chaque équipe a ses priorités, et nous devons en tenir compte. Donc, ce n'est pas simple, mais nous progressons », conclut-il.

Les équipes B

Autre sujet qui risque de créer des frictions : la tendance des équipes de pointe à signer des ententes techniques avec de plus petites équipes pour en faire des équipes B, à l'image de Ferrari avec l'équipe américaine Haas.

Renault, McLaren et Wlliams sont mal à l'aise avec l'implication technique de Ferrari, qui ne laisse à Haas que la conception du châssis et les composantes aérodynamiques.

Il y a aussi Toro Rosso, qui se sert allègrement dans la boîte des composantes disponibles de la monoplace Red Bull de 2018.

Le patron de l'équipe McLaren, Zak Brown, a proposé pour régler le problème de standardiser certaines composantes, que la FIA distribuerait dans le cadre d'un contrat de vente.

Comme c'était le cas à l'époque des ravitaillements en essence, alors que toutes les équipes se servaient d'un matériel standard, fourni par la FIA.

« Le temps passe, et c'est bien de commencer à clarifier ce qui va se passer, a dit le directeur de l'équipe Racing Point, Otmar Szafnauer, à motorsport.com. Nous sommes en faveur du plafond. Nous devons maintenant trouver la façon de le faire fonctionner. On y travaille. »

Selon le patron de l'équipe Renault F1, Cyril Abiteboul, il y a des priorités sur lesquelles les équipes doivent s'entendre.

« Les trois choses qui ne peuvent pas attendre, c'est la redistribution des revenus, la gouvernance et le budget capé », a-t-il affirmé à motorsport.com.

Cyril Abiteboul, directeur général de l'équipe Renault F1, écoute les communications radio entre les pilotes et les ingénieurs.Cyril Abiteboul, directeur général de l'équipe Renault F1. Photo : Getty Images / Dan Istitene

« Le budget capé, c'est quelque chose qui n'existe pas, rappelle-t-il. Donc, chaque jour, chaque semaine, nous progressons.

« Nous sommes grandement en faveur. Est-ce la réponse parfaite? Peut-être pas, admet M. Abiteboul, mais est-ce la meilleure réponse? Probablement. »

Cyril Abiteboul est cependant conscient du défi que tentent de relever la FIA et le groupe Formula One.

« Ils essaient de réconcilier des équipes qui ont des modèles économiques différents. À vouloir satisfaire tout le monde, ils vont énerver tout le monde, prévient-il. Je peux comprendre leur point de vue, mais la F1 doit rester spécifique et attrayante. »

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