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Milos Raonic ne restera pas à l'ombre des jeunes

Milos Raonic en action contre l'Autrichien Dominic Thiem, en demi-finale du tournoi d'Indian Wells.
Milos Raonic renvoie la balle à Dominic Thiem, en demi-finale du tournoi d'Indian Wells. Photo: Associated Press / Mark J. Terrill
Antoine Deshaies

MIAMI - Les jeunes font beaucoup de bruit, mais Milos Raonic demeure le monarque du tennis au pays. À 28 ans, le puissant serveur est encore le Canadien le mieux classé, installé au 14e rang mondial.

Milos Raonic a peut-être ouvert la voie aux sensations Andreescu, Shapovalov et Auger-Aliassime, mais le joueur de 28 ans nourrit encore ses propres ambitions.

Ses héritiers, ambitieux, convoitent sa couronne, mais Raonic n’est pas prêt à la céder. Et surtout, il n’en fait pas une obsession.

« Mon but n’est pas de demeurer le meilleur Canadien, j’ai mes propres buts, a expliqué Raonic à Radio-Canada Sports. J’ai déjà atteint le 3e rang mondial et je veux améliorer ce sommet. Je me concentre sur ma carrière, mais je souhaite beaucoup de succès aux autres Canadiens également. »

Raonic a été l’un des premiers produits d’exception formés par le centre national de Tennis Canada. Son nom, comme source d’inspiration, revient souvent dans les bouches des jeunes prodiges, comme Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime, de 8 et 10 ans ses cadets.

« C’est un honneur pour moi d’entendre ça, confie l’orgueil de Thornhill. Je pense que Tennis Canada n’a jamais été aussi en santé et je crois que ça ne fera que s’améliorer au cours des prochaines années.

Avant, nous avions le talent et les habiletés, mais la structure était déficiente. Là, tout est en place. On a aussi confiance maintenant qu’on peut avoir du succès en simple.

Milos Raonic, au sujet de l'évolution de Tennis Canada

Dans l’ombre de la victoire de Bianca Andreescu, Raonic a atteint la demi-finale à Indian Wells. Il a cédé à l’issue de trois manches serrées devant Dominic Thiem, éventuel vainqueur de l’épreuve.

Pas mal pour un premier tournoi avec son nouvel entraîneur français, Fabrice Santoro.

« On essaie de ne pas se compliquer la vie pour l’instant, explique Raonic. On se concentre sur mes forces et il m’aide à bien analyser le jeu de mes adversaires. Ça va bien. »

Milos Raonic comprend et parle un peu français. La langue de travail avec Santoro est toutefois l’anglais.

La santé va bien, pour l’instant

Arrivé à Miami après sa défaite à Indian Wells, Milos Raonic attend patiemment d’amorcer son tournoi, ce qu’il fera dimanche seulement.

L’Ontarien avait un laissez-passer au premier tour et a vu son adversaire, Maximilian Marterer, déclarer forfait au deuxième tour. Son entrée en matière se fera donc contre le solide Kyle Edmunds, 22e mondial.

Le Britannique, lui, a eu l’occasion de jouer au deuxième tour. Même si la pause était la bienvenue après ses cinq matchs à Indian Wells, Raonic aurait aimé jouer vendredi comme c’était initialement prévu.

« C’est bien d’avoir eu une pause, mais dans les tournois comme Miami ou Indian Wells, on a généralement assez de temps entre les matchs pour récupérer, explique Raonic. Les conditions de jeu sont très différentes ici et j’aurais aimé les tester en situation de matchs. Je vais devoir être concentré dès le début du match. »

Raonic ne sait pas encore ce qui l’attendra à la conclusion du Masters de Miami. Il ira s'entraîner à Monaco et pourrait renouer avec la compétition lors du Masters de Monte-Carlo du 13 au 21 avril.

Pour l’instant, la santé va bien, même si les pépins physiques le guettent constamment. En janvier, en Australie, son genou le faisait souffrir.

« Je sens que je m’approchais de mon niveau optimal à Indian Wells, estime Raonic. C’est dur d’être au sommet quand on ne joue pas régulièrement. Je suis content d’être en forme en ce moment pour pouvoir enchaîner les matchs. C’est beau l’entraînement, mais c’est dur d’imiter à la perfection les exigences d’un tournoi. Quand on ne joue pas souvent, bien jouer devient un défi plus mental que physique. »

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