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Minuit n’a pas encore sonné pour Bianca Andreescu

Bianca Andreescu
Bianca Andreescu Photo: Getty Images / Julian Finney
Antoine Deshaies

MIAMI - Bianca Andreescu n'a pas perdu le moindre match de tennis depuis le 1er mars à Acapulco. Ce jour-là, la Torontoise de 18 ans s'était inclinée en trois manches contre l'Américaine Sofia Kenin.

La même Kenin qu’elle a écartée sans trop de mal au deuxième tour vendredi à Miami. Une victoire de 6-3, 6-3 qui a fait du bien au moral après la bagarre exténuante livrée la veille à la Roumaine Irina-Camelia Begu.

Jeudi, Andreescu avait dû sauver une balle de match à 2-5 en deuxième manche avant de triompher lors de la manche ultime.

« J’étais forcément plus détendue aujourd’hui, même si je ne m’attendais pas nécessairement à un match plus facile, a confié Andreescu en point de presse. J’étais contente d’avoir survécu à un point de match la veille. J’étais à un point de perdre. »

« Des fois, quand tu gagnes un match après avoir sauvé une balle de match, la pression disparaît, ajoute son entraîneur Sylvain Bruneau. Ce n’était pas parfait, mais on a vu plusieurs belles choses aujourd’hui. »

Chose certaine, la confiance ne fait pas défaut. Si le carrosse se change en citrouille, ce sera probablement parce que le corps n’en pourra plus. Andreescu a remporté 30 victoires en 33 matchs depuis le début de l’année, un sommet au circuit de la WTA.

« J’ai commencé à sentir des douleurs à l’épaule, mais rien pour m’empêcher de continuer, explique Andreescu. Je suis très satisfaite de la façon dont mon corps réagit après une semaine éprouvante à Indian Wells. »

Une semaine qui s’était conclue, justement, dans la douleur au bout de 2 h 18 min d’efforts. Une conclusion euphorique après une victoire contre Angelique Kerber, la même qu’Andreescu retrouvera samedi en fin de soirée sur le court installé au centre de l’immense stade des Dolphins de Miami.

« Ce ne sera assurément pas un match facile, a admis l’adolescente de 18 ans. La finale s’est jouée sur quelques détails. Je sais à quoi m’attendre et j’ai confiance. »

« C’est toujours dur de jouer contre Kerber parce qu’elle se bat pour 100 % des points, analyse Sylvain Bruneau. C’est dur de maintenir le rythme contre ce genre de joueuses. En finale à Indian Wells, Bianca cherchait beaucoup pour trouver les solutions. »

Kerber est aujourd’hui classée au 4e rang mondial, 20 échelons devant Andreescu.

La popularité, nouvelle réalité

La pluie qui est tombée sur Miami mardi et mercredi a forcé les organisateurs à revoir leur horaire à plusieurs reprises et à condenser les matchs.

Andreescu, qui devait jouer son match de premier tour sur le central mercredi, a plutôt fait ses débuts sur un court secondaire le lendemain.

Vendredi, le terrain était ceinturé d’encore moins de gradins. Chaque fois, des partisans ont été refoulés à l’extérieur du court, faute de place.

Andreescu s’est fait une horde de nouveaux admirateurs à Indian Wells. Si certains sur le site croient à tort qu’elle est Roumaine et ne connaissent pas son âge, tous sont curieux de la voir en action.

Jeudi, elle a même eu du mal à quitter le terrain, tellement les chasseurs d’autographes étaient nombreux et insistants. La sécurité a même dû hausser le ton plusieurs fois pour que l’étau humain se desserre autour de la jeune sensation.

La presse internationale veut la connaître davantage. En plus des questions sur ses performances, on lui demande ce qu’elle fait dans ses temps libres, ce qu’elle aime regarder comme série.

Ses réponses sont celles d’une adolescente comme les autres. Elle regarde Netflix sur la route, elle aime assister à des matchs de basketball de la NBA et aime goûter à la nourriture de différents pays du monde.

Elle hésite, en riant, quand on lui demande si elle était plus heureuse de revoir son chien ou ses parents, tous venus la rejoindre à Miami.

Ses relations avec les autres joueuses n’ont pas vraiment changé. À peine quelques joueuses sont venues la féliciter pour son titre à Indian Wells, dont la Roumaine Simona Halep.

Si Andreescu est devenue une héroïne aux yeux de certains amateurs , dans les vestiaires de la WTA, où c’est chacun pour soi, elle est simplement une menace de plus.

Ce qui déjà n’est pas banal.

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