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Denis Coderre ne doute pas du retour du baseball à Montréal

Denis Coderre
Denis Coderre Photo: Radio-Canada
Michel Chabot

À quelques jours des désormais traditionnels matchs des Blue Jays de Toronto au stade olympique de Montréal, le dossier du retour des Expos revient à l'avant-plan. Et l'ancien maire Denis Coderre a bien voulu donner ses impressions sur le dossier du baseball, un sport qui le passionne particulièrement.

M. Coderre s’est éloigné de la scène publique depuis sa défaite aux élections municipales de l’automne 2017. Il en a profité pour se refaire une santé.

Depuis quelques mois, il s’astreint à un entraînement de boxe au gymnase d’Ali Nestor et sa transformation physique est remarquable. L’homme a fondu de près de 45 kg (100 lb). Mais il n’a rien perdu de sa verve ni de son enthousiasme.

Il ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour commenter l’éventuelle résurrection des Expos, l'un de ses chevaux de bataille lors de son mandat amorcé en 2013.

« Ce n’est pas si, mais quand », rappelle-t-il d’abord quant à sa certitude que le baseball majeur reviendra s’installer à Montréal, comme il le clamait lorsqu’il dirigeait la métropole québécoise.

« Montréal a gagné la bataille de la crédibilité, Montréal est une ville de baseball », poursuit-il.

On a la population, on a la communauté d’affaires, on a tout ce qu’il faut en termes d’infrastructures pour être ce qu’on veut devenir. Il n'en tient qu'à nous de gérer notre ambition.

Denis Coderre, ancien maire de Montréal

Selon lui, les investisseurs menés par Stephen Bronfman gèrent leur dossier de façon impeccable.

« Je leur rends hommage, il y a un plan de match et ils le suivent du début à la fin, estime l’ancien ministre fédéral des Sports. Si on va trop vite, il risque d’y avoir des contrecoups. Il faut être patient. »

L’ex-maire dit ne pas vouloir s’impliquer dans le processus pour laisser les gens en place, dont la mairesse Valérie Plante, faire leur travail. Mais il ne s’en cache pas, il ciblait le bassin Peel comme futur site du nouveau stade.

« C’est clair que pour moi, le bassin Peel c’était important et intéressant. Ça prend un stade au centre-ville, ça prend un trait d’union entre Griffintown et le Vieux-Montréal et l’axe René-Lévesque/Robert-Bourassa. »

Denis Coderre rappelle que le groupe Bronfman n’a pas demandé de financement pour la construction du stade, mais que les différents gouvernements devront s’engager d’une façon ou d’une autre dans cette aventure.

« C’est sûr qu’il y a des services qu’on devra donner, dit-il. Si on crée un environnement pour la question du divertissement qui s’y rattache, il faut s’assurer que les gens se rendent là. »

Il y a un partenariat qui va arriver, mais ça ne veut pas dire que tu finances le sport professionnel. Comme toute industrie, tu t’arranges pour qu’il y ait un écosystème où chacun peut jouer son rôle.

Denis Coderre

Avant de remettre les gants en préparation d’un combat d’un round qu’il livrera dans le cadre d’un événement à la fin mai, Denis Coderre lance cette autre déclaration :

« Le sport, ça crée des jobs, ça crée de l’engouement. Et, pour moi, c’est un antidote contre le cynisme et un outil de prévention. On sauve des vies par le sport. On a besoin de modèles et le baseball fait partie de ça. »

Avec la collaboration de Jean-François Poirier

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