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L’importance de la contribution des défenseurs pour le sprint du CH

Jeff Petry est pourchassé par l'attaquant des Canucks Markus Granlund.
Jeff Petry est pourchassé par l'attaquant des Canucks Markus Granlund. Photo: USA Today Sports
Alexandre Gascon

Les défenseurs du Canadien se sont démarqués dans la victoire contre les Flyers. Leur apport d'ici la fin de la saison pourrait jouer un rôle prépondérant dans le sort qui attend le Tricolore.

On ne dit pas qu’il est nécessaire que, chaque match, deux défenseurs filent en deux contre un comme l’ont fait Brett Kulak et Jeff Petry mardi. Mais la productivité des défenseurs d’un club et la bonne tenue de l’équipe en question ont été intimement liées dans les dernières années. Le CH en a fourni un exemple probant.

De la saison 2016-2017 à 2017-2018, Montréal est tombé du 7e au 28e rang pour ce qui est de la productivité à l'attaque de ses arrières. Une chute brutale attribuable principalement au départ d’Andrei Markov et qui s’est soldée par la saison misérable que l’on sait.

L'équipe a redressé la barre cette saison, sans être spectaculaire. Et, en date du 14 février, début de la débâcle, il se trouvait au 16e rang de la LNH avec 107 points.

Depuis ce temps, les Montréalais ont maintenu une fiche de 7-10-0 et ont réussi seulement 33 buts en 16 rencontres si l’on fait exception de la victoire de 8-1 contre les Red Wings et des 2 buts dans un filet désert.

Sans surprise, Shea Weber et ses amis ont baissé de régime depuis la Saint-Valentin. Leurs 31 points leur valent le 19e rang parmi toutes les brigades du circuit Bettman.

Au cours des dernières semaines, le soutien au porteur de la rondelle, la pression venue de l’arrière des attaquants qui permet aux défenseurs de bondir dans l’action plus souvent et la transition rapide étaient tous moins francs.

Le Canadien a montré un autre visage à Philadelphie.

« À ce temps de l’année, tu veux t’assurer de bien jouer en zone défensive. Si tu le fais, tu risques de créer de l’attaque. Ça va des deux côtés. Tu dois sacrifier beaucoup. Que ce soit pour bloquer des tirs ou travailler plus fort et créer de l’attaque à partir de là », a estimé Tomas Tatar mercredi.

« On essaie de contribuer autant que possible à l’attaque. Ils ont eu un deux contre un hier soir. Tout le monde patine, on crée des chances et ça va finir par rentrer éventuellement », a ajouté Victor Mete qui, rappelons-le, est toujours en quête de son premier but dans la LNH.

Claude Julien a aimé l’engagement et la fiabilité de son groupe de défenseurs mardi, une caractéristique fondamentale de la réussite de son équipe pendant la première moitié de la saison. Il n’a pas manqué de le souligner.

« Il faut que ton jeu défensif te donne une chance de gagner. Ça t’empêche de jouer du hockey de rattrapage. Hier, on a été très bon contre les Flyers. Notre repli défensif était vraiment bon et en entrée de zone aussi, on est venus à bout de bien rassembler nos joueurs. Ils n’ont pas eu grand-chose. Ça a été une soirée plus facile pour Carey que dernièrement », a lancé l’entraîneur.

Par conséquent, il a partagé le temps de glace entre ses six arrières. Weber, par exemple, a à peine dépassé la barre des 20 minutes.

Brendan Gallagher, Shea Weber et Jordan Weal ont marqué pour le Tricolore. Brendan Gallagher, Shea Weber et Jordan Weal ont marqué pour le Tricolore. Photo : The Associated Press / Marcio Jose Sanchez

« Si tout le monde joue du hockey solide comme on l’a fait hier, c’est plus facile de répartir le temps de glace. On jouait avec l’avance aussi. Ce n’est pas du hockey de rattrapage. Les attaquants aussi, leur temps de glace a été assez bien réparti. »

Mete était le moins utilisé avec 18 min 12 s et Petry se situait à l’autre bout du spectre à 22:03.

En comparaison, contre Chicago, Christian Folin avait passé 10:44 sur la glace et Petry, 25:28.

Que le capitaine soit diminué physiquement ou non comme le croient bien des observateurs, il pourrait bénéficier d’une charge de travail allégée d’ici la fin de la campagne.

L'an dernier, 14 des 16 équipes dans les séries misaient sur les groupes de défenseurs les plus productifs; les Islanders et les Sénateurs faisant figure d'exceptions.

Une lutte sans merci

Le gain du Canadien combiné à la défaite des Blue Jackets a relancé le débat pour le dernier laissez-passer des séries.

Montréal doit remporter un match de plus que Columbus et croisera la route du rival de l’Ohio dans huit jours. C’est ce que Phillip Danault appelle « avoir son destin entre les mains et il n’y a rien de mieux que ça ».

On veut bien. Il faudra quand même que le CH remporte une victoire de plus que les hommes de John Tortorella. En cas d’égalité, les Blue Jackets prévaudraient en raison du nombre de victoires amassées avant les tirs de barrage.

C’est le vieux cliché d’un match à la fois. Il faut maintenant se préparer contre une équipe contre qui on a perdu la semaine dernière. Et c’était une défaite amère.

Claude Julien

« C’est toujours des matchs numéro 7. C’est ce qui est le fun, on carbure à ça. Toute l’année, on travaille pour ça », a indiqué Danault.

Le Bleu-blanc-rouge disputera trois matchs en quatre jours à compter de jeudi, dont des duels contre les Islanders (jeudi) et les Hurricanes (dimanche), deux des meilleures formations de la ligue depuis le 1er janvier [5es pour les Islanders, 3es pour les Hurricanes].

Les Islanders avaient complètement dominé le Canadien à Long Island la semaine dernière.

En rafale

Dans un sondage mené par l’AJLNH, les joueurs ont désigné Carey Price comme le meilleur gardien de la LNH à près de 30 %.

« Il n’y a rien qui me surprend là-dedans. Il a fait ses classes. Il a démontré beaucoup. Il est humain et il a eu des bas par moments. Mais avec ce qu’il a accompli dans sa carrière, il le mérite bien », l’a encensé Julien.

Pour sa part, Danault s’est dit impressionné par son calme.

« Que ce soit la tempête ou pas, il est toujours calme, toujours neutre. C’est ce qui fait de lui un gardien extraordinaire à Montréal. »

Le Canadien a également été récompensé dans d’autres catégories. La qualité de la glace du Centre Bell, la meilleure en Amérique du Nord, a été soulignée. Mention honorable à Shea Weber qui possède la deuxième frappe derrière celle d’Alex Ovechkin, selon ses pairs.

C’est toutefois Tomas Tatar qui repart avec la plus prestigieuse palme : meilleur surnom.

On remercie Tomas Holmstrom de l’avoir tout bonnement surnommé « Tuna  » à ses débuts à Détroit.

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