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« Le stade olympique n'est pas un paillasson » pour le baseball, dit le patron de la RIO

Les employés du stade olympique s'affairaient déjà, la semaine dernière, à la préparation du terrain pour le baseball.
Les employés du stade olympique s'affairaient déjà, la semaine dernière, à la préparation du terrain pour le baseball. Photo: Radio-Canada / David St-Amand
Radio-Canada

Le président-directeur général de la Régie des installations olympiques (RIO), Michel Labrecque, est formel : le stade olympique demeure un lieu tout à fait approprié pour le baseball.

Un texte de Jean-François Chabot avec les informations de Jean-François Poirier

Son discours détonne avec la litanie de critiques et de dénigrements entendus au sujet du stade mal-aimé, tant de la part des derniers propriétaires des Expos que de ceux qui rêvent de ramener le baseball majeur à Montréal.

Le stade est encore très pertinent. Il a été conçu pour accueillir du baseball et vit encore très bien avec ce sport quand il y a du monde et que la foule est présente.

Michel Labrecque

Le patron de la RIO en veut pour preuve les 5 millions de dollars investis depuis six ans pour remettre la configuration baseball du stade au goût du jour, de sorte qu'elle soit fidèle aux exigences du baseball majeur. « Et on est à 12 minutes de la station de métro Peel », insiste-t-il.

La liste des améliorations comprend un écran géant de 2 millions de dollars (mis en place pour la Coupe du monde féminine FIFA 2015), la rénovation du salon Gary-Carter derrière le marbre et d’un certain nombre de loges, la mise à niveau de la surface de jeu, la réfection des abris des joueurs et la modernisation des coussins protecteurs le long des lignes de démarcation et derrière le marbre.

Michel Labrecque parle aussi du travail consacré à une meilleure sonorisation. Il mentionne que le filet de protection devrait être changé pour protéger les gradins jusqu'au-dessus des abris des joueurs, comme c'est désormais la norme. Mais puisqu'on parle de matchs préparatoires (entre les Blue Jays et les Brewers), le baseball majeur tolère ce manquement au cahier de charges.

Il répond aux questions sur l'aire de jeu.Michel Labrecque, PDG de la Régie des installations olympiques, croit que le stade peut très bien faire l'affaire d'une équipe de baseball professionnel. Photo : Radio-Canada / David St-Amand

Pas en criant ciseau…

Quant à la stratégie utilisée par les promoteurs qui souhaitent le retour du baseball dans la métropole, M. Labrecque avoue ne pas comprendre leur modèle d’affaires.

En tenant compte de la somme à débourser pour l’achat d’une équipe, qui pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars, et des coûts liés à la construction d’un stade au centre-ville, il est perplexe.

« Eux, ce qu’ils disent, c’est l’avis des promoteurs. Moi, je suis président du stade olympique. Je suis fiduciaire d’un bien public. Je fais ma propagande, ils font la leur. Le stade de baseball est là. Pour des investissements corrects, il peut être rehaussé pour l’amener à son plein potentiel. La toiture sera remplacée d’ici 2024. »

Même si le baseball majeur décidait de déménager une franchise à Montréal, cela ne pourrait se faire sans une planification à long terme.

Je ne suis pas en train d’attendre que le baseball revienne. J’ai des salons, des spectacles. Il faut qu'on le sache suffisamment à l’avance pour bloquer des dates. Quatre-vingts dates, c’est une longue période. Ça nous prend un préavis d’au moins une année et un dépôt pour réserver les dates.

Michel Labrecque
Des employés s'affairent autour du monticule.Aménager le monticule est un travail de haute précision. Photo : Radio-Canada / Dave St-Amand

Ainsi, l’Impact, qui ne disputera aucun match de sa saison locale au stade olympique, y a néanmoins bloqué des dates en prévision de l'automne, au cas où l’équipe irait loin dans les éliminatoires de la MLS.

Même la perspective de 2020 ne semble plus une possibilité pour Labrecque.

« 2020? Là? Non! Il faudrait détricoter pas mal de choses. J’ai des engagements avec des gens. Personne [parmi les promoteurs du retour du baseball] ne m’a appelé pour me demander de bloquer des dates pour l’an prochain, pour qu’on aille dire à ceux qui ont déjà fait des dépôts de garantie : "OK, le baseball revient." »

À ceux qui pensent que le stade olympique n’est pas occupé, M. Labrecque rappelle qu'il y a quand même là de l’activité de 125 à 175 jours par année.

« Même quand ils auront un stade, il se peut qu'on fasse la présaison et les séries. S'ils se rendent en finale et qu'ils veulent une foule de 65 000, c'est ici qu'ils vont la faire. Ils ont besoin de nous avant, pendant et après. Ce que j'aimerais de leur part [les promoteurs], c'est qu'on ne soit pas un paillasson et qu'ils reconnaissent que le stade olympique, ça reste un bon stade », conclut-il.

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