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Les Alouettes se tournent vers le talent local pour ajouter de la profondeur

Félix Faubert-Lussier (no 81)
Félix Faubert-Lussier (no 81) Photo: LCF
Félix St-Aubin

Les Alouettes ne s'en cachent pas, ils cherchent à se rapprocher du public montréalais, de plus en plus distant. Après une longue introspection, l'équipe s'est trouvé une nouvelle image de marque et s'est entendue avec des joueurs ayant évolué dans sa cour arrière.

L'intersaison des Alouettes est synonyme de profonds changements, du service du marketing au produit déployé sur le terrain.

Le logo et les couleurs de l'uniforme ont été remaniés et les ponts ont été coupés avec le controversé quart-arrière Johnny Manziel, sans oublier les rumeurs qui circulent concernant une possible vente de l'équipe.

L'une des avenues choisies par la direction afin de rétablir les liens avec la communauté montréalaise est la mise sous contrat de joueurs québécois.

Sept représentants de la Belle Province, dont cinq ont fait leurs classes avec le Rouge et Or de l'Université Laval, ont confirmé leurs services avec les Alouettes jusqu'ici cette année.

Le demi inséré Félix Faubert-Lussier fait partie de la cohorte des nouveaux venus, également composée du centre-arrière Christophe Normand et du quart-arrière Hugo Richard.

« C'est un sentiment de fierté qui m'habite, les Alouettes sont mon équipe de jeunesse. Ça me rend heureux de revenir à la maison, je suis né à Montréal. Pour moi, c'est spécial », soutient Faubert-Lussier.

Les joueurs Luc Brodeur-Jourdain (ligne offensive) et Jean-Samuel Blanc (ligne défensive), le receveur de passes Étienne Moisan et le spécialiste des longues remises Martin Bédard ont pour leur part décroché une prolongation de contrat durant l'hiver.

Autres joueurs québécois sous contrat avec les Alouettes :

  • Maxime Latour, spécialiste des longues remises
  • Kristian Matte, garde
  • Khadim Mbaye, secondeur
  • Henoc Muamba, secondeur
  • Jean-Gabriel Poulin, secondeur

Faubert-Lussier ne sera d'ailleurs pas trop dépaysé lorsque les portes du vestiaire s’ouvriront au mois de mai pour le commencement du camp.

D’anciens compagnons de l’Université Laval, tels que Boris Bede, Moisan, Normand et Richard, avec lesquels il a partagé l'une ou l'autre de ses trois conquêtes de la Coupe Vanier (2012, 2013 et 2016), se battront de nouveau à ses côtés.

Félix Faubert-LussierFélix Faubert-Lussier Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Faubert-Lussier rentre au bercail

Plusieurs vedettes des Tiger-Cats ont aidé Faubert-Lussier dans son parcours afin de l'aider à grimper la marche qui sépare l'U Sports de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le Québécois compte se servir de l'expérience emmagasinée à Hamilton pour faire sa niche à Montréal.

« Jeremiah [Masoli] m'a donné un coup de main au début avec le cahier de jeux, les concepts, etc. Je ne suis pas surpris du tout aujourd'hui de ses succès, explique-t-il. Les receveurs Andy Fantuz et Luke Tasker sont deux autres gars que je peux nommer qui ont été des modèles dans leur façon d'approcher les matchs et de traiter le métier de joueur de football professionnel. »

Faubert-Lussier s'est aussi lié d'amitié avec Johnny Manziel – qui s'est récemment joint à l'Express de Memphis dans l'Alliance of American Football (AAF) – durant le court passage du quart-arrière en Ontario.

« On a passé du temps ensemble en dehors du football. J'ai appris à le connaître. Il m'a de toute évidence aidé lui aussi avec certains concepts de football et la technique, mentionne l'athlète de 27 ans. En échange, je lui donnais un peu d'informations sur le Canada, sur Montréal quand il a déménagé ici. C'était une relation donnant-donnant. »

L'ancien protégé de Glen Constantin chez le Rouge et Or a vu son assurance grandir au fil des années qui ont suivi sa sélection par les Tiger-Cats au 39e rang (5e tour) du repêchage de 2016 de la LCF.

« Les plus grands changements se situent dans ma confiance en mes habiletés, mes réflexions pendant le jeu, mon analyse et mes instincts », dit celui qui a été nommé deux fois dans l'équipe d'étoiles du circuit universitaire québécois (2014 et 2015).

Chaque fois que tu montes de niveau, tu t'attends à un changement, à une transition. Souvent, ça peut affecter ta confiance parce que c'est une situation inconnue. D'apprendre que j'avais ma place avec les professionnels [...], de savoir que je peux être partant dans la LCF et que je peux avoir du succès dans les unités spéciales, c'est mon plus grand apprentissage.

Le receveur de passes Félix Faubert-Lussier

Le no 81 a disputé 27 matchs dans le circuit Ambrosie en deux campagnes. Sa polyvalence lui a permis d'obtenir du temps de jeu dans les unités spéciales et avec l'attaque. Il a même effectué des bottés de dégagement et d'envoi lors d'une situation d'urgence.

« On ne m'a pas défini de rôle précis, ce sera à moi de prouver que je peux en remplir plusieurs avec ma nouvelle équipe. C'est toujours là-dessus que j'ai misé en tant que joueur de football. À tous les niveaux, je ne me suis jamais limité à [une position], j'ai vraiment essayé de toucher un peu à tout [...] et d'être un couteau suisse », conclut de façon imagée Faubert-Lussier.

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