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Bianca Andreescu relance les succès du tennis canadien

Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov
Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov Photo: Special Instructions -
Jean-François Chabot

La victoire de Bianca Andreescu à Indian Wells et sa progression fulgurante rejaillissent sur l'ensemble du tennis canadien et mettent en lumière les coups d'éclat des dernières années, où Eugenie Bouchard, Milos Raonic, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime ont aussi eu leurs bons moments.

2014, l’année d’Eugenie Bouchard

La Québécoise n’a pas encore fêté ses 20 ans quand elle atteint les demi-finales des Internationaux d’Australie de 2014, où elle s’incline devant celle qui remportera le tournoi, la Chinoise Li Na.

Bouchard revient à la charge en accédant, quatre mois plus tard, au dernier carré des Internationaux de France.

Demi-finaliste dans un deuxième tournoi majeur d’affilée, elle baisse pavillon en trois manches (6-4, 5-7 et 2-6) et près de deux heures et demie de jeu face à son idole, la Russe Maria Sharapova, qui sera gagnante du tournoi.

Un mois plus tard, Eugenie Bouchard joue avec aisance sur le gazon de Wimbledon et devient la première joueuse canadienne à disputer une finale de grand chelem. Elle est vaincue en moins d’une heure (6-3 et 6-0) par la Tchèque Petra Kvitova.

À New York, en septembre, son parcours aux Internationaux des États-Unis s’arrête en huitièmes de finale devant la Russe Ekaterina Makarova.

Eugenie BouchardEugenie Bouchard Photo : Associated Press / Adam Davy

Malgré tout, Eugenie Bouchard termine l’année au 7e rang mondial, du jamais vu pour une joueuse canadienne.


2016, la poussée de Milos Raonic

Principal porte-étendard du tennis canadien au cours de la dernière décennie, Milos Raonic laisse sa marque en participant à la grande finale de Wimbledon en 2016.

Avant d’inscrire son nom dans le livre de l’histoire du tennis canadien, Raonic amorce bien l’année avec une demi-finale en Australie, où il est battu en cinq manches par le Britannique Andy Murray, finaliste du tournoi.

Milos Raonic pose avec son trophée du finaliste de Wimbledon en 2016Milos Raonic pose avec son trophée du finaliste de Wimbledon en 2016 Photo : The Associated Press / Kirsty Wigglesworth

Après une période d’arrêt en raison d’une blessure à l’aine, Raonic enchaîne avec une finale à Indian Wells, où il est stoppé par Novak Djokovic, numéro un mondial.

L'Ontarien revient en force durant la saison sur l’herbe anglaise. Au tournoi du Queen’s, à Londres, il perd en finale pour la deuxième fois de l’année contre Murray.

À Wimbledon, il se qualifie pour ce qui reste encore à ce jour son unique finale de grand chelem. L’exploit s’accompagne d’une victoire en demi-finales contre Roger Federer. C’est encore Murray qui privera Raonic d’un premier titre majeur.

Ce même Murray le battra de nouveau au terme d’un match épique de 3 h 38 min dans le carré d'as des Finales du Masters, à Londres.

Raonic termine l’année 2016 au 3e rang mondial, son meilleur classement à vie.

Bon an, mal an, à l’exception de la fin de saison 2017, Raonic se maintient depuis au sein du top 20 mondial.


2017, Shapovalov sous les projecteurs

Après avoir amorcé l’année au 250e échelon mondial, Denis Shapovalov se fait d’abord remarquer pour les mauvaises raisons.

Excédé durant un match de Coupe Davis face au Royaume-Uni, il frappe la balle de dépit et atteint l’arbitre de chaise à un œil. Le jeune homme, qui n’a alors que 17 ans, écope d’une amende de 7000 $.

En mars, à Drummondville, il remporte une première victoire dans un tournoi Challenger et perce le top 200 à l’ATP.

Il se retrouve au 143e rang quand il aborde la Coupe Rogers, à Montréal, à titre de joueur invité. C’est dans ce cadre qu’il séduira la foule en prenant la mesure de Rafael Nadal, alors no 2 mondial, en huitièmes de finale.

Au terme d’un affrontement de 2 h 45 min, Shapovalov cause la surprise en l’emportant en trois manches de 3-6, 6-4 et 7-6 (7/4). Il perd ensuite contre Alexander Zverev en demi-finales.

Denis Shapovalov après sa victoire contre Rafael Nadal à la Coupe Rogers de MontréalDenis Shapovalov après sa victoire contre Rafael Nadal à la Coupe Rogers de Montréal Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

À 18 ans et 119 jours, il devient et demeure aujourd’hui le plus jeune joueur à avoir atteint le carré d’as d’un Masters 1000.

Trois semaines plus tard, après être passé par les qualifications, il devient le plus jeune joueur depuis l'Américain Michael Chang en 1999 à disputer un huitième de finale aux Internationaux des États-Unis.

L’année Shapovalov se termine avec une première participation aux Masters Next Gen et une 51e position au classement mondial.

Sa progression se poursuit. Il est présentement 23e au monde.


2019, l’excellent départ d’Auger-Aliassime

À 18 ans, Félix Auger-Aliassime semble en voie d’imiter son bon ami « Shapo ».

Arrivé tout juste à court de son objectif du top 100 mondial à la fin de 2018, il attaque le début de calendrier avec une énergie renouvelée.

Classé 108e en ouverture de saison, le Montréalais décroche un laissez-passer pour le tournoi de Rio de Janeiro, un rendez-vous de la Série Masters 500.

Contre toute attente, il atteint la finale en signant des victoires contre Fabio Fognini, 16e au monde, au premier tour, puis face à Pablo Cuevas, en demi-finales.

Il s’incline en finale devant le Serbe Lasjo Djere, mais grimpe néanmoins à la 60e place sur l’échiquier mondial. Il devient du coup le premier joueur né en 2000 à percer le top 100.

Récemment, à Indian Wells, il s’offre au deuxième tour une étonnante victoire aux dépens de la 9e raquette mondiale, le Grec Stefanos Tsitsipas.

Actuellement 57e au monde, il profite d’un accès garanti à tous les tournois du grand chelem.

Félix Auger-AliassimeFélix Auger-Aliassime Photo : Reuters / Sergio Moraes

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