•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
chronique

Lance Stroll part du bon pied avec deux points au compteur

Il enfile sa combinaison.
Lance Stroll dans le garage de Racing Point Photo: Racing Point / Glenn Dunbar
Philippe Crépeau

Lance Stroll avait à Melbourne un premier défi à relever cette saison. Tenter d'entrer dans les points en partant de la 16e position sur la grille de départ à la suite d'une performance mitigée de sa part et de l'équipe en qualifications.

La presse spécialisée salue le travail du pilote à Melbourne, au premier grand prix de F1. Sa 9e place à l’arrivée, sa progression et son rythme en fin de course n’ont pas échappé aux connaisseurs.

Sur 10, Stroll a obtenu des notes allant de 8 à 9. Par exemple, le réseau britannique Sky Sports lui donne une note de 8.

« Avec sa nouvelle équipe, week-end classique pour Lance Stroll : effort modeste en qualif, impressionnant en course », écrit Sky Sports dans son bilan du week-end australien.

« Stroll sait se défendre en course, et il l’a prouvé », peut-on lire aussi.

Les réseaux sociaux ont également relayé les commentaires des amateurs de F1. Parmi les témoignages, on peut lire d'un internaute : « Je n'étais pas un fan de Lance. Mais il a prouvé qu'il a ce qu'il faut. »

La saison 2019 ne pouvait pas mieux commencer pour le Québécois, compte tenu de sa 16e position sur la grille de départ.

Stroll a poursuivi son excellent travail à l’extinction des feux en allant chercher trois places dans le premier tour.

Lance Stroll (no 18) au départ du Grand Prix d'Australie Lance Stroll (no 18) au départ du Grand Prix d'Australie Photo : Getty Images / WILLIAM WEST

Il s’est rapidement retrouvé dans le sillage de son coéquipier Sergio Pérez, qui lui était parti de la 10e place sur la grille.

Le Québécois a parfaitement géré sa course, appuyé par une bonne stratégie d'équipe. Son très long premier relais de 28 tours l’a fait grimper jusqu’en 6e position.

Malgré son arrêt aux puits au 28e tour, il est resté dans les points, au 10e rang. Il a pu enfin garder le rythme et se battre en milieu de peloton, ce qu’il ne pouvait pas faire en 2018.

Bien soutenu par la puissance de son moteur, il a enregistré la troisième vitesse de pointe (319,8 km/h) derrière les deux pilotes Red Bull et a gardé contact avec Nico Hülkenberg (Renault) et Kimi Raikkonen (Alfa Romeo) dans les 15 derniers tours.

Il a surtout contenu les attaques du clan Red Bull, avec Daniil Kvyat (Toro Rosso) et Pierre Gasly (Red Bull) dans ses rétroviseurs. Des voitures qui avaient été performantes lors des essais d'hiver.

Un sondage mis en ligne par l'équipe Racing Point sur son fil Twitter après la course confirme tout le bien qu'on dit de lui.

Ce sondage fait ressortir que 47 % des répondants estiment que le travail de Lance Stroll pour défendre sa 9e place a été le moment fort du week-end de l'équipe, devant la 10e place en qualifications de Sergio Pérez.

Lance Stroll (no 18) devant la Toro Rosso de Daniil Kvyat lors du Grand Prix d'Australie Lance Stroll (no 18) devant la Toro Rosso de Daniil Kvyat lors du Grand Prix d'Australie Photo : Getty Images / GLENN NICHOLLS

« Sous pression, Lance n’a pas fait une seule erreur, a noté le directeur de l’équipe, Otmar Szafnauer.

« Il va enfin recevoir le crédit qu’il mérite. On ne gagne pas des championnats (en F4 en 2014 et en F3 en 2016) si on ne sait pas piloter », a-t-il ajouté.

Cela dit, l'équipe n'a pas eu la même réussite avec Pérez.

Son mauvais départ a obligé l'équipe à changer son plan de match, et la stratégie n'a pas suivi. La circulation l'a gêné après son premier arrêt, sur un circuit où il est difficile de doubler.

Racing Point avait prévu un gros programme de développement pour l’Australie, avec notamment des modifications à la prise d'air du moteur, aux déflecteurs et aux dérives, aux écopes de frein et aux rétroviseurs.

Sans avoir pu évaluer ces nouvelles pièces en piste avant le voyage en Australie, le pari était risqué. Au mieux, on fait du sur place, au pire on part dans une mauvaise direction. Et c’est ce qui s’est produit.

Le pilote mexicain a admis que les nouveautés sur la RP19 ne donnaient pas les résultats escomptés, et que sa 10e place en qualif était dû à un « gros effort d’équipe ».

Du travail pour le personnel à l'usine

La RP19 est fiable, elle l'a encore prouvé, et les deux pilotes sont allés au bout de l'exercice de 58 tours.

Les ingénieurs ont pu amasser énormément de données télémétriques et d'informations sur le comportement de l'auto dans toutes les situations, en tenant compte de l'usure des pneus et de la quantité d'essence dans le réservoir.

La performance de Stroll en course est d’autant plus encourageante qu'elle a montré que la voiture réagissait bien, qu'il l'avait bien en main, peu importe les conditions.

« Je peux à nouveau vivre d’espoir », a dit le pilote québécois avant le week-end australien. Il ne veut plus faire de figuration comme en 2018.

Grâce à un budget à la hausse, le programme de développement de la RP19 prévoit des changements chaque course. C’est le rythme des meilleures équipes.

À la première occasion, en Australie, Stroll a parfaitement relevé le défi. Marquer deux points à sa première course, c’est un gros poids en moins sur ses épaules.

Le fait d’avoir terminé devant son coéquipier lui a permis de marquer des points au sein des équipes dans le garage. Même s’il ne l’avouera pas.

Et les premiers commentaires de son travail cette saison, élogieux à son endroit, le soulagent encore plus.

Stroll doit travailler avec l’équipe à améliorer sa performance en qualifications.

À Melbourne, il est tombé sur une voiture plus lente dans son dernier tour lancé (en Q1), et l’équipe l’a envoyé en piste un peu trop tôt, d’environ une minute, alors que la piste gagnait en adhérence.

Il est prévu pour la prochaine course une nouvelle étape de développement pour faire un pas en avant, a précisé le directeur de l'équipe.

Les résultats de Melbourne permettent à Racing Point et à Lance Stroll de se fixer de nouveaux objectifs, et de travailler en toute sérénité d’ici la prochaine course à Bahreïn, la semaine prochaine.

Course automobile

Sports