•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Ligue canadienne de football s'ouvre sur le monde

Randy Ambrosie
Randy Ambrosie Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Félix St-Aubin

Randy Ambrosie parle déjà d'une « LCF 2.0 »... Les derniers mois ont servi au commissaire à développer son plan de croissance à l'international, notamment en signant des partenariats avec neuf fédérations professionnelles.

La Ligue canadienne de football a signé des ententes avec les associations de football allemande, autrichienne, danoise, française, finlandaise, italienne, mexicaine, norvégienne et suédoise depuis novembre.

Des discussions sont aussi en cours avec l'Australie. Elles pourraient déboucher sous peu sur un autre pacte.

« On développe des moyens pour passer du statut de ligue canadienne discrète à celui de grande ligue internationale », révèle Ambrosie.

Le football est maintenant pratiqué dans près d'une quarantaine de pays à travers le monde, et ceux-ci cherchent à ce que leurs meilleurs joueurs atteignent le plus haut niveau possible. La LCF est la destination idéale. Nous avons fait cette invitation.

Randy Ambrosie, commissaire de la LCF

« Il n’y a pas si longtemps, on était le plus petit de deux pays qui jouent au football. Aujourd’hui, on est le deuxième pays en importance sur une quarantaine qui pratiquent le football, explique-t-il. C’est le moment de redéfinir notre ligue, de redéfinir notre sport. Les autres pays veulent s’associer à nous. »

Randy Ambrosie veut développer de nouveaux talents canadiens d'un océan à l'autre, mais également offrir des débouchés aux joueurs canadiens qui ne peuvent s'établir dans la LCF.

Cette stratégie de se rapprocher des marchés extérieurs a été édifiée dans le cadre d'un mandat que les différents propriétaires ont confié au commissaire : accroître les revenus et la renommée de la LCF.

Le commissaire Ambrosie s'est préparé en étudiant minutieusement diverses ligues, dans différents sports.

Randy AmbrosieRandy Ambrosie Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

L'essor qu'a pris la Premier League anglaise, le championnat de soccer qui génère le plus de revenus aux quatre coins du globe, est l'un des exemples cités par le Manitobain lorsqu'il évoque la genèse de son projet d'internationalisation.

L'arrivée de joueurs étrangers a jadis profondément changé le portrait de la Premier League et a largement contribué à sa progression fulgurante.

Plus près de chez nous, la NBA et la LNH ont également vécu un essor avec la venue de joueurs du Vieux Continent, rappelle Ambrosie.

« Nous nous sommes inspirés des sports ayant le plus de succès à l'échelle mondiale [...] C'est notre tour de rehausser notre ligue », explique-t-il.

Le nécessité de l'internationalisation

Comme le fait la NFL avec la tenue de matchs au Royaume-Uni et au Mexique, la LCF désire « s'implanter dans le monde entier ». Des rencontres pourraient effectivement être disputées sur des terrains mexicains ou européens dans un avenir pas si lointain.

Le développement du football à trois essais au-delà des frontières du Canada et des États-Unis est indispensable afin que le circuit prospère, insiste Ambrosie.

« Les amateurs de football connaissent la LCF, ils savent à quel point notre sport est intéressant, mais monsieur et madame Tout-le-monde vivant en Europe ne sont pas au fait de nos activités. C'est exactement pour cette raison que nous voulons élargir nos horizons. »

D'ailleurs, lorsque le camp d'évaluation national de la LCF se mettra en branle à Toronto le 22 mars, un total de 18 joueurs du Vieux Continent se mêleront aux meilleurs espoirs admissibles au repêchage de 2019.

Dénombrement par pays des joueurs européens invités à Toronto

  • Allemagne : 6 athlètes
  • Finlande : 4 athlètes
  • France : 4 athlètes
  • Danemark : 2 athlètes
  • Italie : 2 athlètes

Et ce n'est que le début, si bien sûr le plan des bonzes de la LCF fonctionne comme prévu.

« On ne pense pas à organiser de match des étoiles contre des joueurs de la NFL, mais on pourrait éventuellement mettre en place un affrontement entre les champions de la Coupe Grey et une équipe d’étoiles européennes », propose Ambrosie.

Le commissaire a qualifié de « remarquable » l'expérience à Mexico au début du mois de février, où un camp d'évaluation, regroupant les meilleurs talents du pays, et trois tours de repêchage se sont déroulés.

Les joueurs pleuraient de joie en apprenant qu’ils avaient été sélectionnés pour venir jouer ici. On a généré 87 millions d’impressions dans les médias et, surtout, on a construit un pont entre leur pays et le nôtre.

Randy Ambrosie, commissaire de la LCF
Randy Ambrosie (gauche) et Diego Jair Viamontes Cotera (centre)Randy Ambrosie (gauche) et Diego Jair Viamontes Cotera (centre) Photo : Twitter/@LCF

Football

Sports