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Les succès canadiens au tennis retiennent l'attention

Photo : none

Agence France-Presse

Après les États-Unis, la Suède, la Serbie ou l'Espagne, le Canada est-il la nouvelle place forte du tennis mondial? Avec les prodiges Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime, le rouge de la feuille d'érable est devenu incandescent sous le soleil d'Indian Wells.

La tempête Andreescu renverse tout sur son passage. Elle n'a laissé qu'un petit jeu en quarts de finale à l'ancienne no 1 mondiale Garbine Muguruza dans un gain de 6-0 et 6-1.

À 18 ans, la révélation du début de saison, née au Canada de parents roumains, va disputer vendredi le match le plus important de sa jeune carrière face à l'Ukrainienne Elina Svitolina, 6e mondiale. Mais il en faudrait plus pour la perturber.

« Je rêve en grand et je ne me fixe pas de limite [...] La confiance est la base de tout. Comme j'ai beaucoup gagné cette année, ma confiance est au plus haut », explique celle qui a remporté 26 matchs en 2019, plus qu'aucune autre joueuse du circuit.

Alors qu'elle avait débuté la saison 2019 à la 152e place mondiale, l'Ontarienne, partisane acharnée des Raptors de Toronto, est arrivée à Indian Wells après une finale à Auckland en janvier et une demi-finale à Acapulco le mois dernier, au 60e rang de la WTA.

Elle sera au pire, en cas de défaite vendredi, 37e mondiale dans le prochain classement hebdomadaire, mais elle peut viser beaucoup plus haut dans une hiérarchie en manque de stabilité.

Et les garçons aussi...

Ses compatriotes Denis Shapovalov (19 ans, 25e mondial) et Félix Auger-Aliassime (18 ans, 58e), éliminés respectivement en huitièmes de finale et au troisième tour à Indian Wells, peuvent en espérer autant.

« Il y a eu un effet boule de neige après les résultats enregistrés avant nous par Daniel Nestor, Vasek Pospisil et Milos Raonic », avance Shapovalov, déjà demi-finaliste de deux Masters (Toronto 2017, Madrid 2018).

« Mais le plus important, c'est qu'on a eu un bon groupe de jeunes joueurs qui a passé beaucoup de temps ensemble à s'entraîner et à disputer des tournois. Avec Félix, on était rivaux chez les juniors, mais on se motivait beaucoup l'un l'autre », rappelle « Shapo ».

Andreescu, Shapovalov et Auger-Aliassime sont tous trois passés pas le Centre national de Montréal, créé par la Fédération canadienne en 2007, une première dans l'histoire du tennis d'un pays qui travaillait jusque là avec des pôles provinciaux.

« On a un des meilleurs programmes juniors au monde, mais avant on les laissait à eux-mêmes après les juniors. Là où on a fait un grand pas, c'est de bien soutenir nos athlètes sur plusieurs années après les juniors », avance Martin Laurendeau, ancien capitaine de l'équipe canadienne en Coupe Davis et ex-entraîneur de Shapovalov.

Félix Auger-AliassimeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Félix Auger-Aliassime

Photo : Getty Images / Yong Teck Lim

La touche française

Si le tennis est encore loin de rivaliser avec le hockey, le sport roi au Canada, son statut a changé grâce aussi à l'apport d'entraîneurs venus de France, comme Louis Borfiga qui a formé Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, avant de devenir responsable de l'élite canadienne en 2006.

« La France est une belle référence pour nous. C'est un pays qui a toujours produit des joueurs exceptionnels. On a intérêt à essayer d'apprendre d'un pays comme lui, même si c'est un pays de grand chelem qui a des moyens 100 fois plus importants que nous », explique Laurendeau.

Auger-Aliassime est entraîné par Fréderic Fontang, ancien joueur professionnel dans les années 1990, et Andreescu a travaillé de 15 à 17 ans avec Nathalie Tauziat, ancienne no 3 mondiale et finaliste à Wimbledon.

« Elle m'a apporté beaucoup, car c'est une ancienne joueuse qui sait comment se comporter en match, comment aborder les tournois. Elle m'a permis de très bien amorcer ma carrière professionnelle, je lui dois beaucoup », souligne Andreescu.

À 28 ans, Milos Raonic, entraîné lui aussi par un Français, Fabrice Santoro, fait déjà figure d'ancien au milieu de cette jeune vague canadienne, mais il se nourrit du talent de ses jeunes compatriotes.

« Le tennis canadien vit une période vraiment positive. C'est une inspiration et une joie pour moi de voir leur progression et tout ce qui se passe », dit le 14e joueur mondial.

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