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Zoé Allaire-Bourgie, joyau de la gymnastique canadienne

Zoé Allaire-Bourgie

Photo : Radio-Canada / Olivier Hardy

Michel Chabot
Mis à jour le 

La gymnaste Zoé Allaire-Bourgie s'est distinguée à l'International Gymnix, samedi en remportant la Coupe internationale junior pour une deuxième année de suite. La jeune Montréalaise demeure cependant encore peu connue à l'extérieur de son sport, mais elle pourrait rapidement devenir une figure populaire, particulièrement si elle prend part aux Jeux olympiques de Tokyo l'an prochain, alors qu'elle n'aura que 15 ans.

Les experts voient en elle une future vedette, peut-être même l’une des meilleures gymnastes de l’histoire canadienne.

Une athlète d’exception qui, à 14 ans seulement, rivalise déjà avec la crème de la gymnastique du Canada.

Meilleure junior au pays en 2018, elle s’est classée troisième au concours Élite Canada, il y a quelques semaines, à sa toute première compétition chez les séniors, six mois après avoir subi de sérieuses entorses aux deux chevilles.

Pierre Privé, l’un des trois entraîneurs de Zoé, la perçoit comme le plus beau joyau qui soit passé par le Club montréalais Gymnix.

Elle a des caractéristiques personnelles qui sont impressionnantes, explique Privé, l’un de ses trois entraîneurs. Elle a une orientation spatiale très particulière. Elle a une conscience de son corps qui est exceptionnelle et qui fait d’elle une gymnaste d’exception.

Pierre Privé, entraîneur

[HÉROS DU SAMEDI] Zoé Allaire-Bourgie, surdouée de la gymnastique

La personnalité enjouée de la jeune fille, née en Thaïlande et adoptée par des parents québécois, contribue aussi à ses succès.

Souriante et décontractée au gymnase, Zoé aime profondément son sport et le pratique avec beaucoup de plaisir.

« C’est ma passion, donc j’ai toujours du fun, répond-elle. C’est sûr qu’il y a des journées qui sont plus dures, mais je réussis toujours à prendre de l’amusement dans chacune de mes journées. »

La gymnastique lui demande 30 heures d’entraînement hebdomadaire. Elle s’en accommode toutefois très bien, surtout que sa progression est des plus encourageantes.

« Elle pourrait, dans un championnat du monde sénior par exemple, si elle faisait une excellente performance, faire des finales à la poutre et potentiellement [obtenir] une médaille à la poutre, estime Privé. »

C'est pourquoi les Olympiques de Tokyo en 2020 semblent un objectif réaliste.

C’est vraiment mon objectif, donc c’est ce qui me permet de me lever chaque matin et d’aller dans le gym et pousser chaque jour. C’est sûr qu’il y a des chances que je les fasse et il y a des chances que je ne les fasse pas. Si je ne les fais pas, ce n’est pas grave. Je vais continuer à travailler pour essayer de faire les prochains Jeux de 2024.

Zoé Allaire-Bourgie

« Il y a seulement quatre places au sein de l’équipe olympique, précise Pierre Privé. Ça ne sera pas facile, parce qu’il y a quand même beaucoup de Canadiennes sénior et ce sont des Canadiennes qu’il faut déloger si on veut avoir un spot pour elle. Mais on a bon espoir. »

D’ici là, elle fera partie d’un groupe d’une dizaine de gymnastes canadiennes qui se rendront au Japon pour se familiariser avec l’environnement olympique, puis ce seront les Mondiaux juniors qui se dérouleront en Hongrie au mois de juin.

« Ça va être mes premiers Mondiaux à vie donc, déjà, me rendre là c’est vraiment gros pour moi, admet Zoé Allaire-Bourgie. J’aimerais avoir de bons résultats, mais pour l’instant je n’ai pas encore d'objectif fixé; j’essaie juste de me concentrer sur chacune des compétitions qui arrivent. Pour l’instant, je travaille fort pour être au sommet de ma forme. »

« La Hongrie va nous permettre de voir son statut, où elle se situe au niveau junior, dit Privé. C’est surtout au niveau des pointages qu’on va être en mesure de voir où on se situe par rapport aux séniors, parce qu’aux Olympiques de 2020, c’est contre les séniors qu’elle va se battre. »

La jeune athlète a donc de gros défis devant elle, mais elle ne laisse pas la pression l’étouffer.

« C’est sûr qu’il y a du stress, mais c’est du bon stress, affirme-t-elle en rigolant. C’est ce qui me permet de bien compétitionner. Avec ma préparatrice mentale, j’ai vraiment beaucoup de stratégie pour me permettre de bien gérer mon stress et de savoir mettre les choses de côté quand ça ne va pas bien. »

Ses entraîneurs sont enthousiasmés par son attitude et ses aptitudes et voient grand pour elle. Pierre Privé se sait privilégié d’être l’entraîneur de ce jeune prodige.

« C’est presque un cadeau du ciel d’avoir une athlète comme elle, confie celui qui travaille chez Gymnix depuis plus de 20 ans. Quand tu travailles avec une telle athlète, tu t’aperçois que le vrai talent, c’est ça. »

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