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Du Vermont aux finales de la Coupe du monde : l’éclosion de Laurence St-Germain

Laurence St-Germain

Laurence St-Germain

Photo : Twitter/@UVMSkiing

Félix St-Aubin

Le pari qu'a pris Laurence St-Germain de s'aventurer dans le circuit universitaire américain en 2014 porte ses fruits quelques années plus tard. La skieuse alpine n'aurait pu espérer un meilleur dénouement à son passage à l'Université du Vermont.

Fraîchement auréolée deux fois plutôt qu'une aux Championnats de la NCAA, d'abord jeudi en slalom géant, puis samedi en slalom, St-Germain est devenue seulement la septième athlète féminine depuis 1983 à balayer les épreuves techniques de fin de saison.

« Je ne pensais jamais que j'allais le faire pour de vrai, je ne peux pas croire que c'est arrivé, avoue celle qui terminera ses études en sciences informatiques au terme du présent trimestre. Je ne m'attendais vraiment pas à remporter le slalom géant [...] mais après l'avoir gagné, c'est sûr que je me mettais un peu plus de pression. »

Honnêtement, entre les deux manches [du slalom], je ne pense pas avoir été autant stressée dans toute ma vie. Je ne savais comme pas quoi faire avec mon temps. Je regardais l'horloge aux deux minutes, mais dans ma tête, ça faisait comme 15 minutes que j'attendais. J'étais vraiment, vraiment stressée.

La skieuse Laurence St-Germain

Non seulement a-t-elle bouclé sa carrière universitaire avec un rarissime doublé, mais les saisons passées dans la formation alpine des Catamounts ont en plus profondément modifié la trajectoire de sa carrière.

« Je l'ai choisi, mais en même temps pas tant que ça... Il y a cinq ans, quand j'ai joint l'équipe de l'Université du Vermont, je venais d'être retranchée de l'équipe nationale de développement. Mes deux options étaient d'aller à l'école aux États-Unis ou de rester avec l'équipe du Québec. »

La prestigieuse réputation de l'établissement et la présence des Norvégiennes Kristine Riis-Johannessen et Elise-Woien Tefreet, de même que celle de la Canadienne Elli Terwiel dans le programme l'ont convaincue de migrer vers Burlington.

St-Germain était persuadée qu'elle « allait apprendre d'elles en les regardant et qu'elles allaient [la] pousser » à puiser dans ses ressources pour offrir du ski de qualité et ainsi reprendre sa place dans la formation alpine du Canada.

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Laurence St-Germain

Photo : Getty Images / Alain Grosclaude/Agence Zoom

L'ascension

Son souhait a été exaucé dès la campagne suivante, lorsqu'elle a retrouvé ses compatriotes chez les seniors.

De retour avec l'équipe nationale en 2015 après une pause forcée d'une année, la spécialiste du slalom a obtenu ses premiers départs en Coupe du monde, sans toutefois signer de performances à la hauteur de ses attentes.

Incapable de se qualifier pour la deuxième manche ou de rallier l'arrivée dans la grande majorité des courses, faute de constance, St-Germain a rongé son frein jusqu'à la Coupe du monde de Killington, au Vermont, disputée à la fin de novembre dernier en terrain connu.

Sans le savoir, le déclic s'est produit après sa 14e position. Un mois plus tard, elle a reçu un cadeau de Noël avec quelques jours de retard, en réussissant un premier top 10 à Semmering, en Autriche.

L'athlète de Québec fait désormais preuve de régularité, si bien que ses récentes prestations en Coupe du monde lui ont valu un laissez-passer pour les finales de la saison, où elle côtoiera la crème du grand cirque blanc cette semaine à Soldeu, dans la Principauté d'Andorre.

C'est la première fois que je me fixe un objectif et que je le remplis aussi bien. Je voulais être constante dans le top 15, et j'ai fini entre les 13e et 17e positions dans pratiquement toutes les courses, outre les dernières où j'ai fait mes meilleurs résultats.

La skieuse Laurence St-Germain

« Je pense que la grosse différence entre les meilleures et moi, c'est qu'elles sont constantes non seulement dans leur ski, mais mentalement aussi, renchérit-elle. Les meilleures ne se posent pas de question [durant le parcours], elles skient comme elles le font toujours [à l'entraînement]. »

Cet état d'esprit a permis à St-Germain d'enregistrer une 6e place à la mi-février aux mondiaux d'Are, en Suède, son meilleur résultat jusqu'ici sur le circuit international.

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Laurence St-Germain

Photo : Getty Images / Jonathan Nackstrand

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