•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Soccer féminin : les Américaines poursuivent leur fédération pour discrimination sexuelle

Alex Morgan et Megan Rapinoe

Alex Morgan

Photo : Getty Images / David Madison

Radio-Canada

Les 28 membres de l'équipe américaine de soccer féminin ont intenté vendredi une poursuite contre leur fédération (U.S. Soccer), qu'elles accusent de « discrimination sexuelle institutionnalisée depuis de nombreuses années ».

Il s’agit d’un nouveau chapitre dans cette saga qui oppose les deux parties en matière d’équité salariale et de conditions de travail, au moment où la formation de l’entraîneur Jill Ellis se prépare à défendre son titre de championne de la Coupe du monde, dans trois mois, en France.

Dans la poursuite déposée en Cour fédérale, à Los Angeles, les 28 footballeuses font valoir qu'elles sont non seulement moins bien payées que les joueurs de l'équipe masculine, mais qu'elles sont aussi victimes d'une discrimination qui nuit à l'endroit, au moment et à la fréquence de leurs matchs, à leur façon de s'entraîner, à la façon dont elles sont dirigées et reçoivent des traitements médicaux et à leurs déplacements pour des matchs.

On peut également lire dans le document de poursuite plusieurs questions soulevées dans la plainte pour discrimination salariale déposée en 2016 par cinq joueuses à la Commission d’équité sur l’accès à l’emploi (Equal Employment Opportunity Commission, EEOC).

Les joueuses en sont arrivées en avril 2017 à un accord salarial avec leur fédération, valable jusqu'en 2022, mais il n'y a eu aucun règlement devant l'EEOC dans cette plainte vieille de trois ans, ce qui a poussé les joueuses à chercher et à recevoir une lettre de « droit de poursuite » de la part de l’EEOC en février. Leur décision de porter leur cause en Cour fédérale met effectivement un terme à la plainte devant cette commission.

Alex Morgan, Megan Rapinoe, Carli Lloyd et leurs coéquipières font une demande de recours collectif. Elles veulent que toutes les joueuses, actuelles et anciennes depuis le 4 février 2015, y soient représentées. Elles demandent une rétroaction de salaire, des dommages ainsi que d’autres compensations.

Cette poursuite n’est que le dernier coup d’éclat d’une lutte qui dure depuis des années. Elles soutiennent qu’elles jouent plus de matchs que l'équipe masculine, qu’elles gagnent plus souvent, mais qu’elles reçoivent moins d’argent que les hommes. Dans leur croisade, elles ont menacé de boycotter les Jeux olympiques de Rio.

Si elles gagnent leur cause, la Fédération de soccer des États-Unis pourrait devoir leur verser des millions de dollars.

U.S. Soccer n’a pas encore commenté ce dossier.

Avec les informations de New York Times

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Soccer

Sports