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Mikaël Kingsbury a encore soif de défis et de victoires

Mikaël Kingsbury

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Radio-Canada

À peine rentré à la maison avec un autre globe de cristal, le bosseur québécois Mikaël Kingsbury pense déjà à ce qu'il souhaite encore accomplir dans son sport.

Un texte de Jean-François Chabot avec les informations d'Antoine Deshaies

Après une saison de 7 victoires et 8 podiums en 9 courses de Coupe du monde et deux titres de champion du monde, Mikaël Kingsbury continue de croire qu’il peut repousser ses propres limites.

« L’appétit est toujours là. J’ai l’impression que je peux être encore meilleur. Chaque fois que je mets mes skis, j’ai l’impression que je peux m’améliorer », a indiqué en entrevue à Radio-Canada Sports celui qui vient de récolter un huitième titre de suite en bosses en Coupe du monde.

Le grand globe pour le classement cumulatif en ski acrobatique lui sera acheminé par courrier une fois la saison terminée. Aucun athlète, toute discipline confondue (grand saut, slopestyle, ski cross, etc.) ne peut le rejoindre au sommet de la pyramide, mais la Fédération internationale de ski préfère attendre la fin de la saison de Coupe du monde le 30 mars pour officialiser son couronnement, également un huitième d'affilée.

L'athlète de Deux-Montagnes estime que la saison qui se termine a été presque parfaite.

J’ai déjà connu une saison où je suis monté sur tous les podiums. Mais 11 victoires en 11 courses, ça n’a jamais été fait. Je me prépare toujours pour être en mesure de gagner. Oui, une saison parfaite est possible. Mais ça ne sera pas évident, parce que les autres gars sont forts et ils veulent gagner autant que moi.

Mikaël Kingsbury
Il est tout sourire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikael Kingsbury a encore la rage de vaincre

Photo : Radio-Canada / Maxime Rousseau

Au-delà de ses deux nouveaux globes de cristal qui prendront place aux côtés de ses 14 autres trônant déjà dans le salon familial, Kingsbury se dit fier de ses deux titres de champions du monde, en solo et en parallèle. Mais il parle avec encore plus de bonheur du nouveau saut qu’il a été le premier à réaliser en compétition.

« Pour la grandeur de l’événement et le fait de gagner devant une aussi grande foule à Deer Valley, les Championnats du monde représentent le top de ma saison, explique-t-il. Mais je suis encore plus fier d’avoir atterri deux jours en ligne le cork 1440 [saut désaxé avec quatre vrilles complètes, NDLR] à la Coupe du monde de Tazawako au Japon. »

« D’avoir fait ça, tout en montant sur le podium avec Phil Marquis pour un doublé canadien, son dernier podium en carrière, c’était vraiment spécial. De l’avoir réussi, le lendemain [en parallèle, NDLR] contre mon grand rival japonais Ikuma Horishima. C’est plus personnel, parce que j’ai skié pour moi-même, pour le plaisir, sans la pression des Championnats du monde », a-t-il ajouté.

Garder la flamme

La perspective de poursuivre sa route sans ses deux plus fidèles confrères, Philippe Marquis, nouveau retraité, et Marc-Antoine Gagnon, qui l'est depuis l'an dernier, n’effraie pas Kingsbury. Il s’est déjà bien adapté à certains changements avant le début de la dernière saison.

« Le fait d’avoir des entraîneurs différents et le fait que Philippe et Marc-Antoine ont pris leur retraite, on dirait que de nouveaux défis m’attendent, et ça me motive beaucoup », admet l’athlète 26 ans.

Tout au long de l’année, je me suis levé plus motivé que jamais parce que je savais que j’allais apprendre de nouvelles choses. La flamme est toujours là. J’ai toujours autant envie de gagner. Quand je gagne, je deviens encore plus motivé.

Mikael Kingsbury
Mikaël Kingsbury et Philippe MarquisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikaël Kingsbury et Philippe Marquis

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Le dernier mousquetaire

Mikaël Kingsbury parle avec une certaine émotion de la perte de ses deux principaux compagnons d’armes. Plus encore que la perte de deux coéquipiers, il constate le grand vide que laissent ses deux indéfectibles amis.

« Ç’a été tough de voir partir Marc-Antoine. Et maintenant Philippe… Ces deux gars-là sont mes meilleurs amis dans la vie, explique-t-il. On va continuer à se voir et à se parler. Ils vont continuer à me suivre. Ce qui sera le plus difficile sera au jour le jour. Je suis habitué de vivre avec eux. Je suis plus souvent avec eux qu’avec ma famille. De ne plus les avoir, ce sont des repères que je vais perdre. »

Par contre, il se sent prêt à assumer le rôle de capitaine et de leader de l’équipe canadienne, rôle qu’il attribuait jusque-là à Philippe Marquis, tant par respect que par ancienneté.

Il me passe le flambeau. C’est un peu moi qui porterai, d’une manière, le C de capitaine de l’équipe. Je vais créer d’autres souvenirs avec mes nouveaux coéquipiers avec qui je m’entends déjà super bien. C’est juste un nouveau chapitre qui commence pour moi.

Mikael Kingsbury

S'il reconnaît que l'équipe nationale est en mode reconstruction, Mikaël Kingsbury ne manque pas de souligner les performances des plus jeunes qui touchent au succès, qu'il s'agisse de Laurent Dumais, qui a déjà un podium en Coupe du monde, ou des jeunes loups prometteurs qui arrivent comme Gabriel Dufresne.

Enfin, il ressent un peu de fatigue mentale en cette fin de saison.

Au cours des prochains jours, Kingsbury va se reposer et passer du temps avec sa famille et ses amis.

Il s’entraînera aussi en gymnase, question de garder la forme en prévision des Championnats canadiens de bosses qui se dérouleront les 23 et 24 mars à Val Saint-Côme.

Mikael KingsburyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikael Kingsbury

Photo : Getty Images / Matt Roberts

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