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Les mondiaux, « l’examen final » des patineurs de courte piste canadiens

L'entraîneur suit attentivement la séance des garçons à l'aréna Maurice-Richard.

Le retour d'Éric Bédard au sein de l'équipe canadienne de courte piste s'est très bien passé.

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Jean-François Chabot

Éric Bédard bouclera ce week-end à Sofia, aux Championnats du monde, sa première saison à la tête de l'équipe canadienne masculine de patinage de vitesse sur courte piste. Il entrevoit une belle récolte pour ses protégés.

Éric Bédard a effectué un retour aux sources à la fin de l’été, après une dizaine d’années passées loin de l’aréna Maurice-Richard.

L'ancien athlète de Saint-Thècle a ramené dans ses bagages une riche et vaste expérience forgée en Europe. Cet apprentissage est venu s’ajouter à un palmarès éloquent qui compte quatre médailles olympiques, dont deux fois l’or en relais à Nagano (1998) et à Salt Lake City (2002). Il a aussi décroché neuf médailles aux Championnats du monde, dont huit en relais.

L'homme de 42 ans sourit avec de plus en plus de plaisir quand on lui parle de ce qui est redevenu son équipe, celle du Canada.

À l’approche des mondiaux, qui ont lieu ce week-end en Bulgarie, il ne cache pas son enthousiasme.

L’ambiance va bien. Les gars sont positifs, ils ont hâte que les championnats commencent. Les deux dernières Coupes du monde à Dresde et à Turin, en février, se sont bien déroulées avec des médailles individuelles comme en relais, où on est 2es au monde [derrière les Hongrois, NDLR].

Éric Bédard

« Sur le plan individuel, on est 2es au 1500 m, et 3es au 500 m. On veut juste mettre tout ça ensemble aux Championnats du monde pour revenir avec un maximum de médailles. C’est très différent chez les gars et chez les filles. Du côté féminin, on a Kim Boutin qui a beaucoup d’expérience. Il y a Courtney Sarault et Alyson Charles pour qui il s’agira des premiers mondiaux.

« Du côté masculin, on a quatre vétérans (Charles Hamelin, Samuel Girard, Charle Cournoyer et Pascal Dion) qui étaient aux derniers Olympiques. Steven Dubois qui y sera pour la première fois. »

Sur la même longueur d'onde

« Frédéric Blackburn et moi, on travaille ensemble, moi avec les hommes, lui avec les femmes. On s’assure que tout le monde est dans la bonne zone », poursuit Éric Bédard.

Ce qu’on leur dit, c’est que c’est l’examen final de l’année. Tout ce que vous avez travaillé durant la saison, vous devrez le mettre en œuvre que ce soit du côté physique, du côté mental, en termes de préparation de course ou d’avant course.

Éric Bédard

Gardant malgré tout les pieds bien ancrés sur terre, il y va d’un conseil tout simple pour ses gars.

« Malgré tout, il ne faut pas essayer de trop en faire, dit-il. On ne réinvente pas la roue à la fin de la saison. Le meilleur moyen de réussir est de s’éclater, de s’amuser, en montrant concrètement ce que l’on est capable de faire. »

Éric BédardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Éric Bédard

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Retour aux sources

Éric Bédard affirme que sa prise de contrôle de la destinée de l’équipe masculine s'est bien déroulée. Sa voix et ses directives atteignent leurs cibles.

« Mon arrivée au sein de l’équipe s’est très bien passée avec les gars. Ils m’ont accueilli à bras ouverts. Ils ont accepté le plan d’entraînement et la philosophie. On a commencé en août et on s’est vite retrouvés en Coupe du monde, raconte-t-il. L’intégration a bien été, les résultats ont bien cheminé durant l’année. Notre objectif de début de saison était de performer aux Championnats du monde. On y est. On est à quelques jours de ces mondiaux. On a le droit de croire que ça va très bien aller. »

Diriger son ancien coéquipier

On a vu par le passé des situations moins heureuses quand un athlète devenu entraîneur dirige un ancien coéquipier.

Les noms de Jacques Lemaire et de Guy Lafleur résonnent encore en pensant à des mariages heureux qui ont tourné au vinaigre quand l’un est devenu le patron de l’autre.

Là encore, Bédard assure que ses rapports avec Charles Hamelin sont au beau fixe.

« J’espère qu’il a dit la même chose (rires). Mais avec Charles, ça s’est super bien passé. Charles a commencé au sein de l’équipe nationale en tant que recrue en 2004. J’en étais à mes derniers milles et j’ai arrêté en 2006. On s’est donc côtoyés pendant deux ans, rappelle l'entraîneur.

« J’ai ensuite passé une dizaine d’années à l’extérieur du pays à diriger les équipes d’Allemagne et d’Italie avant de m’occuper de la haute performance pour Patinage de vitesse Canada, à Calgary. »

On est quand même toujours restés proches. J’ai toujours été un partisan de Charles Hamelin même si je dirigeais un autre pays. À mon retour ici, les retrouvailles ont été positives dès le jour un.

Éric Bédard

« Charles s’éclate en ce moment, poursuit Éric Bédard. On a revu quelques détails entourant les épreuves individuelles sur la façon de tracer son parcours, sur sa technique. Charles est un professionnel. On a chacun notre chapeau quand on est sur la glace. On a un respect mutuel et on partage un même objectif, et c’est de gagner. »

On verra, ce week-end, si la combinaison permettra à Hamelin de conserver son titre de champion du monde au général.

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