•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Alyson Charles et Kasandra Bradette : jeunesse et expérience aux mondiaux de courte piste

Alyson Charles

Alyson Charles

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Jean-François Chabot

Les Québécoises Alyson Charles et Kasandra Bradette vivront des expériences très différentes aux Championnats du monde de patinage de vitesse sur courte piste, ce week-end, à Sofia, en Bulgarie.

Forte de ses quatre médailles individuelles (1 d'or, 3 de bronze) à sa première saison de Coupe du monde, et bien entourée par son entraîneur Frédéric Blackburn et ses coéquipières, Alyson Charles, 20 ans, se sent d’attaque pour ses premiers Championnats du monde.

« La préparation va super bien. On est vraiment rendus dans la finition. On s’est entraînés fort depuis notre retour d’Europe. À partir de cette semaine, on diminue le volume pour être sûr d’avoir de l’énergie et d’être à notre mieux au bon moment durant les mondiaux », explique-t-elle.

Quand il est question d’objectifs, Alyson Charles a sa propre vision de ce qu’elle souhaite accomplir à Sofia.

Je ne me suis pas fixé d’objectif en termes de résultats. Je ne veux pas me mettre cette pression additionnelle. Ce sont mes premiers Championnats du monde. C’est sûr que ça reflétera tout ce qui s’est passé en Coupe du monde depuis le début de la saison.

Alyson Charles
Alyson Charles se prépare pour ses premiers Championnats du monde

Alyson Charles se prépare pour ses premiers Championnats du monde

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

L'importance du moment

Pour elle, la réussite de l’équipe est plus importante encore. Même si elle sera des mondiaux pour la première fois, elle saisit bien l’importance de ce rendez-vous annuel.

« Tout le monde veut travailler ensemble, dit-elle. Tout le monde veut se battre pour le titre. Je veux juste donner le meilleur de moi-même chaque course pour me rendre le plus loin possible. On veut faire la même chose au relais, où on a de vraies possibilités pour un podium. »

Pour Alyson Charles, ces championnats sont l’occasion de mettre à profit les apprentissages et les expériences de toute une saison.

« Chaque saison, on vise toujours les meilleures performances pour les Championnats du monde. Cette saison a été assez longue. Il y a eu beaucoup de changements : changement d’entraîneur, on a commencé l’entraînement sur une autre glace (à Calgary) avant de revenir à Montréal », indique celle qui vient de connaître la meilleure saison de sa carrière.

A-t-elle eu l’occasion de parler de ces championnats pour récolter des conseils ou des impressions de la part de coéquipiers ou coéquipières qui ont déjà participé à l’événement?

« Ils ne m’ont pas encore dit grand-chose, mais je pense que ça va arriver plus sur le moment. Quand on sera rendu là-bas, si j’ai des inquiétudes, on va se parler. En observant les vétérans dans leur façon d’être, on les suit un peu, répond-elle.

« On est tous un peu habitués à ces situations, sauf que cette fois le classement aura plus d’importance. Il ne faut pas perdre notre état d’esprit ni l’attitude que l’on a depuis le début de l’année. »

Bradette et le bon état d’esprit

De son côté, Kasandra Bradette aimerait bien finir son année avec brio, elle qui n’a pas été retenue pour les premières étapes de la Coupe du monde 2018-2019.

Kasandra Bradette aura son mot à dire dans les succès du relais féminin à Sofia

Kasandra Bradette aura son mot à dire dans les succès du relais féminin à Sofia

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

À Sofia, elle ne sera d’aucune épreuve individuelle, mais elle est appelée à jouer un rôle prépondérant dans la quête de l’équipe féminine du relais 3000 m.

Quatrièmes au monde de la spécialité, les Canadiennes n’aimeraient rien de mieux que de damer le pion aux Russes, aux Néerlandaises et aux Sud-Coréennes qui les ont devancées au classement général de la Coupe du monde.

À quelques jours des mondiaux, Bradette semble prête et elle vise haut.

« Je me sens quand même bien, explique-t-elle. Je pense qu’on est tous prêts à finir la saison en beauté. Je n’y serai que pour le relais. Mon attention se porte sur la possibilité d’aller chercher un titre cette année. »

L'athlète de Saint-Félicien a ensuite évoqué la vision plus globale de l’équipe, qui aborde les championnats avec une bonne dose d’optimisme.

« L’ambiance est super bonne. C’est difficile pour moi de parler du début de saison, parce que je n’ai pas pris part aux premières compétitions de la Coupe du monde. Mais je pense que tout le monde se sent d’attaque pour les mondiaux », ajoute celle qui soufflera 30 bougies en octobre.

Quand nous l’avons rencontrée, jeudi dernier, elle n’avait pas chaussé les patins avec ses coéquipières. Mais rassurez-vous, ce n’est pas à cause d’une blessure.

Des fois, ça prend juste une petite pause pour revenir en force. Le plan cette année était un peu comme ça, d’avoir des moments un peu plus tranquilles, pour me permettre physiquement et mentalement de mieux récupérer.

Kasandra Bradette

Et que représentent ces championnats pour celle qui en sera à une quatrième participation?

« Un championnat du monde, c’est le point culminant d’une saison, dit-elle. C’est là où tous tes efforts de la saison devraient normalement être exploités. C’est différent de toutes les autres compétitions. C’est le moment où tu fais toutes les distances pour être couronné champion du monde. »

Aux Championnats du monde, Bradette compte déjà une médaille de bronze sur 1000 m (2016) ainsi qu’une d’argent (2016) et une de bronze (2018) au relais.

Et où trouve-t-elle, sa motivation?

« Il y a toujours place à l’amélioration, poursuit-elle. C’est ce qui fait en sorte que tu restes dans un sport ou pas. Il y a toujours des choses à améliorer. Quand tu penses que tu n’as plus rien à améliorer même s’il y en a encore, c’est que tu as fait le tour de ton sport. L’athlète qui persévère sait trouver les points à travailler. »

Après les mondiaux, Kasandra Bradette et son amoureux, son coéquipier Samuel Girard, vont rapidement faire leurs valises. Non pas vers une destination soleil. Ils mettront plutôt le cap directement au Lac-Saint-Jean, avec un passage obligé à Saint-Félicien.

Patinage de vitesse

Sports