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L’équipe canadienne de courte piste est bien sortie du virage

Il est tout sourire au bord de la patinoire.
Charles Hamelin aimerait bien conserver son titre mondial. Photo: Radio-Canada / Étienne Bruyère
Jean-François Chabot

À 10 jours des Championnats du monde de patinage de vitesse sur courte piste, les choses tournent rondement dans la préparation du Canada à l'aréna Maurice-Richard.

Tant du côté masculin que féminin, les dernières séances de peaufinage avant le départ à destination de Sofia, en Bulgarie, se déroulent à fond de train.

Lors de notre passage jeudi matin, les patineuses mettaient l’accent sur les départs et les dépassements, pendant que l'équipe masculine se concentrait sur des éléments techniques en relais.

Après un début de saison en deçà de leurs attentes à la première Coupe du monde à Calgary, les relayeurs canadiens ont fait tourner le vent.

Ils campent maintenant au 2e rang mondial. L'ambiance et la confiance sont en place à l'approche du plus important rendez-vous de l'année.

Quand l’expérience parle

À sa 16e saison au sein de l’équipe, le vétéran Charles Hamelin s’apprête quand même à vivre une première, soit le fait de se présenter aux mondiaux en tant que champion en titre au classement cumulatif.

« Ça ne change pas le plan de match. Ça ne change pas comment je me sens ni mes objectifs pour la compétition, a-t-il indiqué. Aller rechercher le titre [au général, NDLR] est mon objectif et je vais faire tout ce que je peux pour y arriver. »

Hamelin reconnaît ne pas avoir connu la première moitié de saison qu’il espérait. Il n'a gagné qu'une seule médaille individuelle en Coupe du monde. Plusieurs facteurs sont entrés en ligne de compte.

Je m’attendais un peu à ça. Il y a tellement eu de changements durant l’été sur l’équipe, que ce soit parmi les patineurs, les entraîneurs [arrivée d'Éric Bédard à la tête de l'équipe masculine, NDLR] et même au sein de la fédération. Il a fallu un peu de temps pour avoir un plan qui maximisait nos chances d’être bons en début de saison.

Charles Hamelin

« C’était quand même le bon moment de faire tout ça dans une année post-olympique. On voit maintenant la tangente que l’équipe prend du côté des garçons. Plus la saison avance, plus on performe et on fait des podiums. Ça devrait continuer comme ça jusqu’aux mondiaux », a expliqué le quintuple médaillé olympique.

Il répond aux questions au bord de la piste.Samuel Girard sent que tout est en place pour connaître du succès à Sofia Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Même son de cloche du côté de Samuel Girard, qui a parlé de ces petits ajustements qu’il a fallu faire pour parvenir à cette chimie si essentielle au succès et à la bonne marche de l’équipe.

« Ça part de l’entraînement. Éric (Bédard) est là sur la glace, où il apprend à nous connaître. Les patineurs réagissent tous différemment. Il va ajuster l’entraînement en faisant faire moins de tours à l’un, à l’autre un peu plus. Au fil de la saison, on se comprend mieux en compétition », a dit Girard, qui en sera à ses cinquièmes mondiaux.

À Sofia, le champion olympique du 1000 m vise de participer à des finales et de se placer parmi les huit meilleurs patineurs au classement cumulatif.

La meneuse silencieuse

Du côté féminin, on a aussi traversé une période d’adaptation.

Après sa récolte de trois médailles à Pyeongchang et la retraite de Marianne St-Gelais, Kim Boutin s’est soudainement retrouvée dans les patins de la chef de file. Même si elle ne sent pas que son rôle a changé, il est clair quand on suit le regard des plus jeunes qu’en dépit de ses 24 ans, la Sherbrookoise est devenue le modèle.

« On me parle souvent de ça, mais je ne pense pas que mon rôle ait changé en soi. Je fais mes choses, comme je les faisais avant. Je travaille peut-être un peu plus en équipe. Ça se passe bien », a humblement indiqué Boutin, qui a récolté cette saison cinq médailles individuelles et une autre en relais mixte en Coupe du monde.

Les filles me donnent un bon soutien pour aller de l’avant. Alyson (Charles), Courtney (Sarault), Camille (Serres-Rainville) et Kasandra (Bradette) savent toutes où elles s’en vont. Je ne pense pas qu’elles doivent absolument s’appuyer sur moi pour avancer.

Kim Boutin
Elle répond aux questions du journaliste.La Sherbrookoise Kim Boutin déjà satisfaite de sa saison a encore le goût de la victoire à l'approche des Championnats du monde Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Elle considère déjà avoir connu une excellente année et n’attend pas les mondiaux pour obtenir une quelconque confirmation. Sauf que…

« C’est sûr qu’un titre mondial me ferait exploser de joie. Je suis contente de ma saison, mais c’est sûr que j’aimerais revenir avec des médailles entre les dents », a reconnu Boutin avec une étincelle dans les yeux.

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