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Georgia Simmerling s'est reconstruite à temps pour les mondiaux

Georgia Simmerling, au centre, aux Jeux olympiques de Rio avec l'équipe canadienne de poursuite.

Georgia Simmerling, au centre, aux Jeux olympiques de Rio avec l'équipe canadienne de poursuite.

Photo : Getty Images / GREG BAKER

La Presse canadienne

Il y a un an, Georgia Simmerling, la première Canadienne à prendre part à trois Jeux olympiques dans trois sports, était en 1000 miettes.

À la suite d'une chute en ski cross survenue quelques semaines avant les Jeux olympiques de Pyeongchang, elle voyait ses rêves de médaille s'évanouir dans la douleur.

Des os dans ses deux jambes s'étaient brisés. Presque tous les ligaments de son genou gauche avaient cédé.

Seulement 14 mois plus tard, la Britanno-Colombienne de 29 ans se prépare à courir de nouveau au plus haut niveau, aux Championnats du monde de cyclisme sur piste, en Pologne, du 27 février au 3 mars.

Le retour à la compétition a été ardu, confie Simmerling.

« J'ai pleuré énormément. J'étais brisée, mais je n'ai jamais abandonné », raconte celle qui a fait ses débuts olympiques à Vancouver en ski alpin, avant de faire le saut en ski acrobatique puis en ski cross pour les Jeux de Sotchi, et enfin à la piste pour les Jeux de Rio, où elle a gagné le bronze en poursuite par équipe.

« Je ressens la même poussée d'adrénaline en poursuite que j'ai en ski cross », dit-elle.

Même si elle adore la compétition en équipe, elle n'en avait pas fini avec les sports de glisse. En janvier 2018, après être montée à de nombreuses reprises sur le podium en Coupe du monde et s'être à nouveau établie comme l'une des favorites pour les Olympiques, elle a chuté pendant une course à Nakiska en Alberta.

Ses blessures ont nécessité plusieurs chirurgies. Après 11 semaines à marcher avec des béquilles, Georgia Simmerling avait déjà perdu 10 kg de muscles.

« Je pense que ces épreuves nous testent en tant qu'humain et pas seulement en tant qu'athlète. J'ai été testé à de nombreuses reprises pendant ma carrière, et cette plus récente blessure en était un nouveau. Ça m'a donné une nouvelle perspective sur ma vie et sur ma carrière », explique-t-elle.

Georgia Simmerling

Georgia Simmerling

Photo : Getty Images / Laurent Salino/Agence Zoom

Après quelques mois de rééducation, Simmerling a annoncé sa retraite du ski. Une décision moins difficile à prendre qu'il n'apparaît, puisqu'elle avait déjà songé à tirer un trait sur cette portion de sa carrière sportive après les Jeux de Pyeongchang avant de se blesser.

Elle ressentait toutefois le besoin pressant de retourner au cyclisme sur piste, même si cela signifiait six heures d'exercices de réadaptation par jour.

« Je me suis dit que si je voulais prendre part aux courses, je devais remonter sur mon vélo et en finir avec ça. Et je l'ai fait », relate-t-elle.

Ce n'est qu'en septembre dernier qu'elle a pu reprendre l'entraînement sur son vélo et, même là, ses blessures n'étaient pas entièrement guéries.

« Elle est arrivée avec des muscles atrophiés. Elle ne pouvait même pas soulever ses pieds des pédales parce que c'était trop douloureux », se souvient le directeur de la haute performance de Cyclisme Canada, Kris Westwood.

Le mois dernier, Simmerling est revenue à la compétition pour la première fois à la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande... Et elle a aidé l'équipe canadienne à repartir avec l'argent.

La persévérance « stoïque » de Simmerling a relancé l'équipe canadienne à l'approche des mondiaux. En Pologne, même si tous les éléments de l'équipe, complétée par Allison Beveridge, Ariane Bonhomme et Annie Foreman-Mackey, ne sont pas au meilleur de leur forme, le quatuor aspire à une place parmi les cinq premiers.

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