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Les meneurs de claque des Alouettes, une addition réussie

Les auditions 2019 des meneuses et meneurs de claque des Alouettes de Montréal

Les auditions 2019 des meneuses et meneurs de claque des Alouettes de Montréal

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

Pour une deuxième année de suite, une vingtaine de candidats ont pris part samedi aux auditions de l'équipe de meneuses de claque des Alouettes de Montréal. Un mouvement qui s'enracine.

L’arrivée des meneurs de claque la saison dernière a été un franc succès.

Ce n’était que du positif. La transition a été tellement facile. C’est comme si ça avait toujours été comme ça.

Annie Larouche, directrice de l'équipe de cheerleading des Alouettes de Montréal

Et pourtant, l’intégration des hommes dans le groupe a pris 22 ans. Le sport du cheerleading a évolué à un tel rythme durant cette période qu’il fallait prendre la vague.

« En 1996, il y avait environ 400 cheerleaders au Québec. Aujourd’hui, il y en a 14 000, note Annie Larouche, directrice de l’équipe depuis le début. Il faut évoluer avec la tendance. Le cheerleading, l’année dernière, était un sport de démonstration aux Jeux olympiques. C’est vraiment un sport en soi avec des athlètes accomplis. On était rendus là. On veut offrir un bon spectacle, mais on veut aussi se renouveler. »

Avec l’arrivée des six meneurs de claque la saison dernière, les cascades et les acrobaties aériennes ont ravi les partisans. « Ça nous permet de faire autre chose d’un peu plus élaboré et qui demande beaucoup plus de force et de puissance », note Annie Larouche.

Elle a aussi pris soin de se promener dans le stade au cours de la dernière saison pour recueillir les commentaires des partisans. « Les gens aimaient beaucoup l’équipe de danse, mais le stunt, c’est vraiment spectaculaire. Ça amène une dynamique différente. Les commentaires n’étaient pas uniquement sur l’arrivée des garçons, mais surtout sur l’ajout de l’équipe de stunt », souligne-t-elle.

Deux candidats aux auditions 2019 de l'équipe de cheerleading des Alouettes de MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux candidats aux auditions 2019 de l'équipe de cheerleading des Alouettes de Montréal

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Les candidats qui ont participé aux auditions ont déjà fait leur marque. Ils détiennent tous un niveau 4, 5 ou 6, les plus hauts échelons en cheerleading. Les niveaux 5 et 6 sont de calibre international. « Ces gars-là font du cheerleading dans la vie, avec d’autres équipes. C’est juste une occasion supplémentaire pour eux d’exercer leur sport puis de démontrer à tous ce qu’est ce beau sport-là, explique la directrice. Il y a environ 350 athlètes au Québec qui sont de niveau mondial. L’année dernière, j’en avais 14 sur 16 qui avaient participé aux mondiaux à Orlando. »

Constituer une formation de cheerleading ressemble au défi auquel fait face l’entraîneur-chef en début de saison. Il faut trouver les bonnes combinaisons et s’assurer que chacun des éléments complète les autres.

La formation de cette année sera composée de 16 danseuses et de 16 cascadeurs (stunteurs). Les six garçons retenus feront partie de l’équipe de cascadeurs. « Pour intégrer les garçons l’an dernier, on a diminué un peu l’équipe de danse et on a rajouté les stunteurs et je pense qu’on est maintenant vraiment complets. Il resterait juste à avoir quelques garçons avec l’équipe de danse et l'on aurait bouclé la boucle. Ça va venir, j’imagine », espère Annie Larouche.

Un vent de fraîcheur

Les meneuses de claque des Alouettes étaient maîtres chez elles depuis 22 ans avant l’arrivée des hommes. La perspective de voir leurs habitudes être bousculées a suscité quelques appréhensions qui se sont rapidement dissipées.

Les garçons, ils ont le don de dédramatiser. Il n’y a rien qui est grave. Honnêtement, je sortais complètement de ma zone de confort en intégrant les garçons dans l’équipe, mais tout le monde a apprécié sa saison.

Annie Larouche

« S’il y a une petite période où c’est plus stressant, les gars vont arriver, puis ils vont dire : OK, les filles, on se calme. Petit câlin, petite tape dans le dos. C’est juste une autre ambiance. C’est très respectueux. C’est un peu cliché, mais c’est vraiment comme une grande famille », poursuit-elle.

Finis, les préjugés

Pour la première fois de l’histoire du Super Bowl, deux meneurs de claque étaient sur le terrain pour la grande finale du football américain, au début du mois. Napoleon Jinnies et Quinton Peron faisaient partie de l’équipe de cheerleading des Rams de Los Angeles.

Annie Larouche croit que l’époque des préjugés à l’endroit des meneurs de claque est révolue. « Il faut voir nos stunteurs à l’œuvre. Personne ne peut avoir de préjugés ou faire des moqueries. C’est impressionnant. Ce sont des athlètes aguerris et accomplis. Des athlètes de haut niveau. »

Des retardataires

L’équipe de cheerleading des Alouettes fait l’envie de plusieurs autres équipes de la Ligue canadienne, même si celle des Eskimos d’Edmonton est reconnue comme le modèle à suivre.

Malgré l’évolution du cheerleading et de la participation croissante des hommes, quelques équipes tardent à suivre le mouvement. Les Lions de la Colombie-Britannique, les Stampeders de Calgary et les Tiger-Cats de Hamilton ne comptent toujours aucun meneur de claque.

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