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Golden Boy Promotions recrute trois boxeurs québécois

Yves Ulysse fils (à gauche) en action contre Maximilliano Becerra
Yves Ulysse fils (à gauche) a défait Maximilliano Becerra en sous-carte du combat entre Saul « Canelo » Alvarez et Rocky Fielding, le 15 décembre dernier. Photo: Associated Press / Frank Franklin II
Olivier Tremblay

Trois autres boxeurs d'Eye of the Tiger Management vont percer le marché américain.

Après David Lemieux, en 2015, voici qu'Yves Ulysse fils, Steven Butler et Erik Bazinyan ont signé des ententes exclusives avec Golden Boy Promotions. Le promoteur Camille Estephan en a fait l’annonce vendredi.

Ulysse (17-1, 9 K.-O.), Butler (26-1-1, 23 K.-O.) et Bazinyan (22-0, 17 K.-O.) se battront tous les trois aux États-Unis en avril ou en mai. Eye of the Tiger Management devrait bientôt être en mesure d’annoncer, dans le cas de ces trois pugilistes et de David Lemieux, les dates de leurs prochains combats et leurs adversaires.

Estephan a insisté auprès de Golden Boy Promotions pour que les trois athlètes reviennent boxer au Canada au moins une fois par an, ce qu’il a obtenu.

« C’est un sacrifice qu’ils devaient faire pour travailler avec nos athlètes, a expliqué Estephan en entrevue. Ils l’ont accepté, car ils réalisent qu’eux aussi ont beaucoup à gagner en venant ici. On a un très bon marché de la boxe québécoise. On veut l’appuyer, et on va aller chercher de gros combats. »

Des trois nouveaux protégés du Golden Boy, l’ancien boxeur Oscar De La Hoya, Ulysse est probablement celui dont l’étoile brille le plus fort à l’heure actuelle. Estephan n’hésite d’ailleurs pas à le qualifier de boxeur « le plus en demande au monde » dans sa catégorie de poids, et il le dit « très près » d’un combat de championnat du monde.

Le super-léger a déjà eu l’occasion de se battre aux États-Unis à deux reprises. Ulysse avait notamment défait Maximilliano Becerra par décision unanime au prestigieux Madison Square Garden de New York, en sous-carte du combat entre Saul « Canelo » Alvarez et Rocky Fielding, le 15 décembre dernier.

Il aura désormais le luxe de travailler chez lui et dans le plus gros marché de boxe du monde, un luxe qu’on ne lui a pas simplement donné, assure-t-il.

« J’ai toujours été le négligé dans les combats, a rappelé Ulysse. Contre Zachary Ochoa, j’étais le négligé. Contre Cletus Seldin, on disait que je ne durerais pas 10 rounds. Golden Boy a vu ça, ils ont été étonnés de voir comment je l’ai dominé, puis au Madison Square Garden. Ça montre aux jeunes que l’espoir fait vivre. »

Si on veut un combat de championnat aux États-Unis, j’ai Camille qui met de la pression, et j’ai De La Hoya qui met de la pression. Les adversaires ne peuvent pas s’enfuir!

Yves Ulysse fils

Butler et Bazinyan, pour leur part, n’ont jamais boxé à l’extérieur du Canada. Le cas du premier pourrait s’avérer particulier, car Butler a plaidé coupable, en janvier, à des accusations de voies de fait simples.

Son promoteur s’est cependant fait rassurant.

« Justice sera rendue, et je n’ai pas d’inquiétude pour son dossier. Je crois qu’il pourra continuer de travailler aux États-Unis et y voyager. »

Butler ne s’est plus battu depuis novembre dernier, alors qu'il a l’habitude de disputer au moins quatre combats par année. Il n’a jamais livré son premier combat de l’année aussi tard que les plans d’Estephan le prévoient en 2019.

Le Montréalais sait cependant optimiser ses temps morts. Il juge avoir impressionné Golden Boy Promotions au cours d’un camp d’entraînement avec Miguel Cotto et « Canelo » à l’été 2017.

« Je pense que je les ai surpris. Ils connaissent la boxe. Il y a De La Hoya, [Bernard] Hopkins derrière ça. Ce sont des légendes. Je serai entre bonnes mains, et je reste avec Eye of the Tiger en même temps. »

Bazinyan, moins connu que ses deux collègues, est invaincu en 22 combats au niveau professionnel. Classé 4e super-moyen à la WBO, il voit cette entente comme la plus importante étape de sa carrière.

« C’est le temps de penser à de gros combats et à être reconnu dans le monde, a indiqué Bazinyan. Je crois que Golden Boy a aimé mon style de boxe, et je suis sûr qu’ils vont aimer ce que je vais faire dans le futur. »

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