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Comme d'autres récemment, Nate Thompson s'adapte rapidement au Canadien

Nate Thompson (à gauche) et Keith Yandle
Nate Thompson (à gauche) et Keith Yandle Photo: USA Today Sports
Alexandre Gascon

Mardi soir, Nate Thompson se tenait debout dans le vestiaire du CH avec un large sourire et avec la cape réservée au joueur du match sur ses épaules. Thompson venait de vivre son baptême du feu au Centre Bell et n'en était pas peu fier.

Le nouveau venu a chaussé de grands patins dans la victoire du Tricolore contre Columbus puisqu’il a remplacé au pied levé le centre le plus fiable de l’équipe, Phillip Danault, parti assister à la naissance de son premier enfant.

Lancé dans la mêlée au centre de Tomas Tatar et de Brendan Gallagher, Thompson s’est montré à la hauteur des responsabilités que Claude Julien lui a confiées en 17 min 21 s de temps de jeu. Il a remporté 67 % de ses mises au jeu, dont la plus cruciale dans sa zone avec cinq secondes à disputer à la rencontre.

« C’est un gars d’expérience. Ça fait longtemps qu’il est dans la ligue, il s’ajuste rapidement. Il est intelligent, très bon aux mises au jeu. Sans Phillip Danault hier, c’était important de l’avoir à son meilleur dans cette situation. Il a bien répondu à un défi qui l’a peut-être surpris », a dit Claude Julien mercredi à l’entraînement.

En débarquant à Montréal, Thompson a vécu son troisième échange dans la LNH. De l’expérience, il en a, en effet.

Ce centre de quatrième trio applique sa petite recette lorsqu’il arrive dans un nouveau vestiaire, qui doit être celle d’une majorité de joueurs.

J’essaie de ne pas trop en faire, de simplement bien faire les petites choses, me concentrer sur mon affaire. Après, pour moi, tout tombe en place.

Nate Thompson

En quatre matchs depuis son arrivée de Los Angeles, l’Alaskien de 34 ans s’est intégré rapidement à sa nouvelle formation, sans passer par une période d’adaptation parfois longue et fastidieuse. Une période d’adaptation qui, parfois, n’aboutit jamais ou débouche sur une impasse.

Andreas Martinsen, Steve Ott, Dwight King : ça vous dit quelque chose?

Ce fiasco de la date limite des échanges 2017 a tout de même laissé Jordie Benn en héritage au CH. Et un examen rapide des derniers échanges de Marc Bergevin fait ressortir sa clairvoyance surtout lorsqu’il s’agit de débusquer des joueurs qui se fondront au nouveau décor.

Pour chaque Dwight King, il y a un Tomas Tatar.

Tatar comme un poisson dans l’eau

Honnêtement, qui s’ennuie de Max Pacioretty? Ses plus farouches partisans le font peut-être discrètement. Mais aujourd’hui, on n'entend presque plus prononcer le nom du meilleur buteur de l’équipe des 20 dernières années.

Tatar était considéré comme une carte secondaire dans l’échange entre les Golden Knights et le Canadien, la pièce maîtresse étant l’espoir Nick Suzuki. Pour certains, il ne représentait qu'un simple allègement à la masse salariale de l’équipe du Nevada.

Le Slovaque avait tout tenté au cours du dernier été afin d’être prêt pour les Knights et de racheter sa fin de saison passée à réchauffer la passerelle tandis que ses coéquipiers caracolaient jusqu’en finale.

« Je me suis entraîné intensément, je me sentais finalement en santé pour être le mieux préparé pour jouer pour Vegas dans les deux premiers trios. Certains joueurs étaient partis et je pensais que ç’avait fait de la place pour moi. J’étais prêt à me battre au camp d’entraînement. Et l’échange est arrivé… », a rappelé Tatar, mardi soir.

En six mois à peine, l’ancien des Red Wings a connu les deux extrémités du spectre : la difficulté de s’intégrer à un nouvel environnement et une alliance naturelle avec un groupe qui lui convient.

Il compte 19 buts et 44 points avec le Tricolore en route vers une campagne de 60 points, ce qui serait un sommet personnel.

« Je me sens au bon endroit. »

Jordie Benn gagne en confiance

Récemment, Julien a diminué quelque peu la charge de travail de Shea Weber en défense. Ainsi, ses trois défenseurs sur le flanc droit se partagent presque équitablement la tâche depuis trois rencontres.

Benn a même joué plus de 20 minutes deux fois au cours des trois derniers matchs, ce qui ne lui était arrivé qu’à cinq reprises depuis le retour au jeu de Shea Weber le 27 novembre.

Le tout, avec comme point d’orgue, la passe romantique servie sur la lame du bâton de Tatar pour le but vainqueur face aux Blue Jackets.

Même Julien a senti le besoin d’aller féliciter son joueur à son retour au banc.

Benn est deuxième pour les mises en échec chez le CH avec 102 et premier pour les tirs bloqués (101). Il n’a jamais autant joué en désavantage numérique, soit 2:52 en moyenne par match, de toute sa carrière dans la LNH. Seul le capitaine voit plus de glace en infériorité (2:58).

Après une saison désastreuse en 2017-2018, « il n’était pas le seul », a rappelé l’entraîneur, Benn s’est repris de belle façon.

S’est-il déjà senti aussi important pour une équipe?

« Non, je ne pense pas. Je mange les minutes et je veux jouer le plus possible […] Les années difficiles, il faut juste que tu apprennes des mauvaises passes et que tu essaies de faire durer les bons moments le plus longtemps possible.

« La confiance est très importante quand tu traverses des périodes creuses. Tu te remets beaucoup en question », a ajouté Benn.

L’arrière a connu ses moments de doute, mais depuis son arrivée au Québec, le frère de Jamie a toujours semblé à sa place. Le canevas de l’équipe lui allait, tout simplement. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Tricolore l’a protégé avant le repêchage d’expansion des Golden Knights.

À ces joueurs qui se sont adaptés séance tenante, on devrait ajouter Max Domi et même Mike Reilly à la limite. Force est de constater que depuis un an environ, en plus de Benn acquis il y a deux ans, Bergevin et ses adjoints ont fait un bon boulot pour aller chercher des pièces qui se marieraient bien à leur casse-tête.

Pour ne pas briser la fameuse chimie. Et comme Julien l’a répété, le CH ne prendra pas de risques à la date limite.

« Vous n’avez pas à vous inquiéter de ça. On ne fera rien pour ruiner la chimie. »

En rafale

Carey Price et Shea Weber ont profité d'un congé d'entraînement, mercredi, à Brossard. Avec le calendrier chargé qui attend le Canadien, les deux vétérans pourraient recevoir ce traitement de faveur de temps à autre d'ici la fin de la saison.

Phillip Danault est devenu le père d'un premier enfant, un petit garçon du nom de Phillip-Édouard. Nate Thompson le remplaçait à nouveau à l’entraînement avec Tatar et Gallagher.

Artturi Lehkonen traverse une sécheresse de 22 matchs sans marquer. Son entraîneur a réitéré sa confiance envers le Finlandais, même s’il souhaite le voir éventuellement contribuer à l’attaque.

« Il est frustré par le fait qu’il ne produit pas. Les gars qui ne produisent pas, s’ils ne jouent pas bien, ils n’apportent pas grand-chose. C’est là que tu as des décisions à prendre en tant qu’entraîneur. Présentement, il est encore fiable, il écoule des punitions, ce n’est pas comme s’il ne compétitionnait pas. Offensivement, ça ne marche pas, mais il apporte quand même quelque chose à l’équipe. »

« Je pense que l’attaque, il a ça en lui », a conclu Julien.

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