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Mathieu Choinière veut faire sa place avec l’Impact et muscler son jeu

Le milieu de terrain de l'Impact Mathieu Choinière
Le milieu de terrain de l'Impact de Montréal Mathieu Choinière Photo: Courtoisie : Impact de Montréal
Antoine Deshaies

Quand Rémi Garde a annoncé à la dernière minute dimanche qu'Ignacio Piatti ne pouvait affronter l'Union de Philadelphie, il s'est tourné vers Mathieu Choinière.

À 20 ans, le Québécois gagne ses galons au camp de l’Impact. Ce milieu de terrain naturel était la meilleure option selon l'entraîneur français pour jouer à l’aile gauche l’instant d’un match. La polyvalence du jeune québécois est remarquée.

« Je me prépare toujours comme si je jouais, donc j’étais prêt même si on me l’a annoncé seulement 10 minutes avant le match, explique Choinière en entrevue à Radio-Canada Sports. C’est une belle marque de confiance du staff, mais peut-être qu’une autre journée ils vont choisir un autre joueur, donc je fais tout pour demeurer la première option. »

Choinière veut faire sa marque cette année. L’an passé, au camp, il luttait pour obtenir un contrat. La chose étant acquise, il vise maintenant un poste de titulaire ou, du moins, un maximum de minutes en match.

Il est conscient qu’il doit muscler son jeu pour y parvenir. Il veut être plus fort dans les duels et mieux protéger le ballon lorsqu’il est sous pression. Déjà qu’il n’est pas le plus imposant physiquement à 1,75 m (5 pi 9 po) et 69 kg (152 lb).

Je dois éviter de me faire passer dessus. Ça passe par un changement d’attitude. Je dois être plus méchant lors des contacts et être plus agressif. Ça part vraiment de la tête.

Mathieu Choinière

Mathieu Choinière est plus à l’aise en milieu de terrain qu'à l’aile, mais il jouera où on le lui demandera. Il est en concurrence directe avec les jeunes Ken Krolicki et Shamit Shome, qui convoitent le même poste.

« Je me sens mieux en milieu de terrain, confie-t-il. Je sens que je peux être plus décisif parce que je touche plus de ballons et j’aime être celui qui dirige le jeu. Je suis plus à l’aise avec le pied sur le ballon à dicter le jeu qu’à dribbler pour faire mal à la défense sur le côté. »

Il ne veut pas penser, pour l’instant, à la possibilité d’être prêté au Fury d’Ottawa en cours de saison. Il reste que les minutes étaient rares l’an dernier.

Il en a mis à peine 82 au compteur en 5 matchs en MLS.

Un grand frère et des mentors au camp

Mathieu Choinière est bien entouré au camp du Bleu-blanc-noir en Floride. Lors de la première portion du calendrier préparatoire, son grand frère David, 22 ans, était son cochambreur. Il est maintenant avec Émile Legault.

« Mon frère et moi, on se voit assez souvent, ce n’était pas nécessaire d’encore partager la même chambre, lance Choinière, moqueur. Mais on se parle beaucoup et on s’aide. Son camp va bien et il espère mériter un contrat. »

Pour des conseils, il se tourne la plupart du temps vers Bacary Sagna et Samuel Piette, ses deux mentors.

« Je me dirige naturellement vers eux quand j’ai des questions sur le terrain ou en dehors, explique Choinière. Je gagne à être à leur écoute. »

Il lui reste deux matchs au camp, dont celui de mercredi soir contre les Rowdies de Tampa Bay, pour impressionner Rémi Garde. L’entraîneur parle rarement à son jeune joueur, mais Choinière ne s’en formalise pas.

Je connais ses attentes et sa mentalité, tout est clair entre nous. Je n’ai aucune garantie, mais j’essaie de bien jouer tous les jours à l’entraînement pour lui laisser les meilleures impressions possible.

Mathieu Choinière

C’est le cas jusqu’ici, mais rien n’est gagné.

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