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Hyperandrogénie : les avocats de Caster Semenya plaident la tolérance

Caster Semenya et son avocat Gregory Nott sortent du Tribunal arbitral du sport à Lausanne.
Caster Semenya et son avocat Gregory Nott sortent du Tribunal arbitral du sport à Lausanne. Photo: Getty Images / HAROLD CUNNINGHAM
Radio-Canada

Les avocats de Caster Semenya ont plaidé mardi pour la tolérance envers les athlètes présentant « des variations génétiques ».

C'est le deuxième jour des audiences consacrées à l'étude par le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, du recours de l'athlète sud-africaine contre les règlements de l'IAAF imposant aux femmes produisant beaucoup de testostérone de prendre des médicaments.

« Le règlement de l'IAAF tente de manière erronée et douloureuse de régir les caractéristiques sexuelles des femmes athlètes », ont expliqué les conseillers de la double championne olympique du 800 m, dans un communiqué.

Le texte entend par ailleurs répondre à une attaque de la Fédération internationale d'athlétisme.

Lundi, l'IAAF avait en effet révélé dans un communiqué le nom des experts appelés par le TAS pour soutenir la thèse d'une médication obligatoire des femmes athlètes « hyperandrogènes ».

Parmi eux, David Handelsman, professeur d'endocrinologie reproductive à l'Université de Sydney, et Angelica Hirschberg, professeur de gynécologie obstétrique à Stockholm.

Les avocats de Caster Semenya dénoncent « une violation flagrante de la confidentialité des débats orchestrée dans le but d'influencer l'opinion publique ».

Ils avaient promis de divulguer à leur tour, avec cette fois l'autorisation du TAS, la liste des experts qui témoigneront en faveur de l'athlète sud-africaine.

Ils ont dévoilé mardi une liste de 10 noms, notamment Éric Vilain, généticien spécialiste des variations génétiques, expert auprès du CIO, et Alun Williams, spécialisé dans les différences génétiques et leur impact sur les performances.

La bataille judiciaire et médiatique a débuté lundi, avec l'arrivée au TAS des deux parties, Caster Semenya et ses avocats d'un côté, Sebastian Coe et les conseillers de l'IAAF de l'autre.

La décision du panel devrait être connue à la fin mars.

Elle portera sur l'obligation faite aux femmes « hyperandrogènes » de faire baisser avec des médicaments leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales, sur les distances allant du 400 m au mile (1,609 km).

Avec les informations de Agence France-Presse

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