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La Grande-Bretagne quittera l'Union européenne, les équipes de F1 s'en inquiètent

Les installations de Williams à Grove en Angleterre, sous la neige en février 2019
Les installations de Williams à Grove en Angleterre, sous la neige en février 2019 Photo: Twitter / Williams F1
Radio-Canada

Le Brexit, c'est l'acronyme pour Britain et Exit : c'est la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, entamée le 29 mars 2017. Quelle est la conséquence de cette décision politique pour les équipes de F1 dont les usines sont en sol britannique?

En sport comme en politique, le processus de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, aux modalités encore incertaines, suscite de nombreuses inquiétudes.

« Le Brexit est une préoccupation majeure pour la F1 », a affirmé l'Autrichien Toto Wolff, patron de l'équipe Mercedes-Benz, lors d'un point presse au premier jour des essais d'hiver sur le circuit de Barcelone lundi.

Il y a aujourd'hui sept équipes dont les installations sont en Grande-Bretagne : Haas (Banbury), McLaren (Woking), Mercedes-Benz (Brackley), Racing Point (Silverstone), Red Bull (Milton Keynes), Renault (châssis, Enstone), Williams (Grove).

Ferrari et Toro Rosso sont installées en Italie, Alfa Romeo en Suisse.

« Les équipes de F1 voyagent au moins 21 fois par saison, nous circulons dans et hors du Royaume-Uni, les personnes qui travaillent pour nous entrent et sortent du pays », a précisé le dirigeant de l'équipe allemande.

« Nous obtenons des pièces et des services à la dernière minute du Royaume-Uni, et toute perturbation majeure dans le domaine des frontières ou des taxes douanières nuirait considérablement à l'industrie de la F1 », a poursuivi Toto Wolff.

« Nous avons 26 nationalités dans notre équipe, principalement des résidents des pays de l'Union européenne, et il y a une incertitude sur l'impact qu'aura le Brexit sur une industrie qui selon moi est l'une des plus remarquables du Royaume-Uni », a souligné le patron de l'équipe Mercedes-Benz.

Les investisseurs, notamment, s'interrogent sur les conséquences d'un tel retrait. De plus, les futures restrictions visant l'immigration européenne qui en découleront sont une autre source de préoccupation majeure.

La délocalisation des activités de la F1 hors du Royaume-Uni n'est pas encore à l'ordre du jour. Christian Horner, patron britannique de l'équipe Red Bull, a plaidé pour un accord rapide sur le Brexit.

« Je pense qu'il est important qu'une issue intervienne plutôt tôt que plus tard, afin de lever toutes ces incertitudes. Tant que nous avancerons dans le brouillard, il nous sera difficile de trouver des réponses claires », a expliqué M. Horner.

Le Royaume-Uni a toujours revendiqué sa place unique dans l'Europe. Malgré l'adhésion du pays à la CEE en 1973, le débat sur sa place dans l'Europe n'a jamais cessé.

En campagne électorale, le premier ministre conservateur David Cameron a promis à la population un référendum sur ce sujet, et l'invite à voter pour le statu quo.

Le référendum a lieu le 23 juin 2016. Une majorité de 51,89 % des votants a fait part de sa volonté de quitter l'Union européenne.

C'était la première fois que la population d'un État membre se prononçait en faveur de la sortie de l'Union européenne. David Cameron a démissionné. Puis, le 29 mars 2017, celle qui lui succède, Theresa May, également du Parti conservateur, a lancé la procédure formelle de retrait.

Avec les informations de Agence France-Presse

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