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Affaire Semenya : « Nous voulons défendre la promotion des femmes » - Sebastian Coe

Caster Semenya à l'entrée du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne
Caster Semenya à l'entrée du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne Photo: Getty Images / HAROLD CUNNINGHAM
Radio-Canada

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a commencé lundi, à Lausanne, à examiner le recours de la Sud-Africaine Caster Semenya contre le nouveau règlement imposé par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) aux femmes athlètes produisant naturellement beaucoup de testostérone.

« C'est aujourd'hui un jour très, très important », a lancé Sebastian Coe, président de l'IAAF, à l'entrée du tribunal.

« La valeur fondamentale de l'IAAF est la promotion des jeunes filles et des femmes en athlétisme, et c'est ce que nous sommes ici pour défendre, a-t-il dit, flanqué de deux avocats.

« Les règlements que nous introduisons sont là pour protéger le caractère sacré d'une concurrence loyale et ouverte », a-t-il précisé.

Il regarde par-dessus ses lunettes de lecture. Sebastian Coe, président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Photo : Getty Images / FABRICE COFFRINI

Caster Semenya est entrée dans le bâtiment du TAS sans un mot, mais en faisant le V de la victoire avec ses doigts.

La triple championne du monde et double championne olympique du 800 m conteste le nouveau règlement imposé par l'IAAF aux femmes athlètes qui produisent naturellement beaucoup de testostérone.

Il impose à ces femmes « hyperandrogènes » de faire baisser avec des médicaments leur taux pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1,609 m).

« Aujourd'hui, il y aura des déclarations liminaires puis des experts et des témoins, dont Mme Semenya, a expliqué Norman Arendse, avocat en chef de la Fédération sud-africaine d'athlétisme, qui s'est dit plutôt « optimiste » pour l'athlète.

« Mais toute la semaine sera importante. Les preuves seront évaluées à la fin du processus cette semaine », a-t-il mentionné.

L'audience doit se terminer vendredi.

« C'est un processus assez long pour le TAS », a fait remarquer Matthieu Reeb, secrétaire général du tribunal suprême en matière de sport.

« Nous espérons pouvoir rendre une décision avant la fin du mois de mars », a-t-il ajouté.

« Ce n'est pas un cas sans précédent, nous avons eu le cas de Dutee Chand qui s'est terminé l'année dernière à la suite de la décision de la Fédération internationale d'athlétisme de changer son règlement », a expliqué Matthieu Reeb.

NDLR : Dutee Chand est une athlète indienne, privée de compétition en 2014, en raison d'un taux de testostérone trop élevé. La spécialiste du sprint de 23 ans avait saisi le TAS en 2015 et avait gagné le droit de concourir à nouveau.

« C'est une affaire spéciale qui demande beaucoup de preuves scientifiques. C'est inhabituel, admet M. Reeb. Ce qui va se passer, je ne suis pas capable de dire, mais, à coup sûr, ce sera important. »

« L'objectif est vraiment de rendre une décision avant les Championnats du monde », a-t-il conclu. Et ces mondiaux ont lieu en octobre à Doha.

L'aide de Dutee Chand

L'athlète indienne n'est pas concernée par le nouveau règlement de l'IAAF, car elle ne court que les 100 et 200 m.

« J'ai envoyé un courriel à Caster Semenya pour lui offrir mon soutien et mon aide. Je lui ai proposé les services de mon équipe juridique si elle en a besoin », a-t-elle dit à l'antenne du réseau Eurosport.

Avec les informations de Agence France-Presse

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