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Russell Martin au travail avec les Dodgers

Rich Hill (à gauche) et Russell Martin

Rich Hill (à gauche) et Russell Martin

Photo : Associated Press / Morry Gash

La Presse canadienne

Lors de la première journée officielle des entraînements des lanceurs et des receveurs mercredi, à Glendale, en Arizona, les Dodgers de Los Angeles ne pouvaient pas être plus satisfaits de Russell Martin, qui a participé quatre fois au match des étoiles.

Avant même que les Dodgers de Los Angeles aient effectué un échange dans le but de ramener le receveur Russell Martin, ils avaient regardé suffisamment de vidéos pour se convaincre qu'il allait rebondir après avoir montré les pires chiffres de sa carrière au chapitre de la moyenne au bâton et de la moyenne de puissance.

« Rapatrier Russell, juste pour le voir se familiariser avec nos joueurs, a fourni d'incroyables premières retombées, a déclaré Andrew Friedman, le président des opérations baseball des Dodgers. Ce n'est pas étonnant de constater à quel point il s'est déjà investi avec nos joueurs et il pose des questions. Tout ce qu'il veut, c'est gagner et vous pouvez le voir dans tout ce qu'il fait. »

En remplacement de Yasmani Grandal, qui a signé un contrat avec les Brewers de Milwaukee en tant que joueur autonome, Martin est déjà entré en contact avec le receveur Austin Barnes. Et il écarte les préoccupations quant à un partage des responsabilités.

« En ce qui concerne Austin, il m'a l'air d'un athlète formidable, un bon receveur et un bon coéquipier, a fait valoir Martin. Les bons coéquipiers ont un objectif en commun, ils veulent que l'équipe gagne et je crois que nous partageons cette pensée. Je ne vais pas me plaindre de mon temps de jeu. Tant que nous gagnons des matchs et que nous nous plaçons en position de peut-être gagner un championnat, c'est tout ce que nous pouvons faire. »

Une saison en enfer

Martin, qui fêtera son 36e anniversaire de naissance vendredi, a participé aux séries éliminatoires à neuf occasions au cours de sa carrière de 13 ans. Il a joué avec les Dodgers, de 2006 à 2010, avec les Yankees de New York, en 2011 et 2012, avec les Pirates de Pittsburgh, en 2013 et 2014, ainsi qu'avec les Blue Jays de Toronto, de 2015 à 2018.

Alors que les Blue Jays étaient hors des séries l'an dernier et qu'ils étaient déterminés à développer les jeunes, le Québécois n'a pas joué en septembre et a été limité à 289 présences au bâton, bien loin des 500 présences qu'il avait eues en 2013, 2015 et 2016.

« J'étais horrible l'an dernier, a insisté Martin. J'étais difficile à retirer, je pouvais travailler le compte et j'étais capable de frapper la balle avec aplomb, mais c'était une mauvaise année. Je n'étais pas aussi bon que j'aurais pu l'être. Quand tu vieillis, ils te donnent une excuse parce que tu n'es plus jeune, mais mon corps était en bonne condition. Je n'avais aucune excuse. »

Corrections dans sa technique au bâton

Martin est déjà ravi de l'approche du nouvel instructeur des frappeurs des Dodgers, Robert Van Scoyoc, et de son personnel, le stratège Brant Brown et l'instructeur des frappeurs adjoint, Aaron Bates. Le 28 novembre, Van Scoyoc a remplacé Turner Ward, qui a été embauché par les Reds de Cincinnati.

En faisant l'analyse des performances de Martin en 2018, ils ont recommandé un changement.

« Ils m'ont dit qu'ils pouvaient épurer mon mouvement du bas du corps. Qu'ils pensaient pouvoir le synchroniser avec l'ensemble du corps », a dit Martin.

Le gérant des Dodgers, Dave Roberts, s'attend d'ailleurs à de l'amélioration.

« Russell nous donne une présence au bâton professionnelle et la qualité de ses contacts est là, a-t-il observé. Je suis convaincu qu'il comprend qu'il y a un problème d'angle. Un angle négatif constant. »

L'objectif est que la balle quitte son bâton grâce à un élan sans effort.

« Un élan sans effort et un élan que vous pouvez contrôler. Lorsque vous êtes en contrôle, vous avez habituellement de meilleures présences, a analysé Martin. J'ai toujours été bon pour reconnaître les lancers et je soutirais des buts sur balles. La saison dernière, je n'étais mécaniquement pas en position pour bien frapper la balle. »

Connaître de nouveaux lanceurs

En défense, Martin étudie un ensemble d'analyses fourni par Friedman, qui montre les caractéristiques clés de chaque lanceur des Dodgers. De plus, il prend de l'information de Barnes.

« Le plus gros travail pour un receveur, c'est de connaître ses lanceurs, de bâtir cette relation et cette confiance », a dit Martin.

Le gaucher Rich Hill apprécie l'expérience de Martin.

« Vous ne pouvez pas enseigner l'expérience. Il en apporte dans le vestiaire et elle sera d'une aide précieuse », a assuré Hill.

Clayton Kershaw est le seul lanceur des Dodgers à déjà avoir travaillé avec Martin. Ils se sont réunis mardi pour une séance en relève.

« J'ai trouvé que leur discussion pendant la séance en relève était excellente, a fait savoir Roberts. Je sais que Russell est très heureux d'attraper ses lancers. »

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