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chronique

Le laboratoire des Sharks produit des étincelles

Brent Burns et Erik Karlsson
Brent Burns et Erik Karlsson Photo: Getty Images / Christian Petersen
Martin Leclerc

En ajoutant un deuxième lauréat du trophée Norris (Erik Karlsson) à leur formation l'automne dernier dans un spectaculaire échange, les Sharks de San José ont en quelque sorte transformé leur vestiaire en laboratoire. Jusqu'à maintenant, les résultats de cette expérience sont tout à fait spectaculaires.

En 2017-2018, les Sharks possédaient la 13e attaque de la LNH avec 252 buts marqués. Cette force offensive de milieu de peloton leur avait valu le 6e rang dans l’Ouest et le 11e échelon au classement général de la LNH.

À l’aube de la présente saison (avant l’acquisition de Karlsson des Sénateurs d’Ottawa), la formation du DG Doug Wilson n’annonçait pas vraiment d’explosion offensive. Joe Thornton est à l’aube de la quarantaine. Joe Pavelski arrive à la mi-trentaine et Logan Couture n’est plus à son apogée. Il célébrera sous peu son 30e anniversaire.

Parce qu’il existe une corrélation presque directe entre la position au classement d’une équipe et le nombre de points récoltés par sa brigade de défenseurs, cet échange est donc vite devenu extrêmement intéressant.

***

Par exemple, la saison dernière, à la suite des départs simultanés d’Andrei Markov, d'Alexei Emelin et de Nathan Beaulieu, les défenseurs du Canadien ont récolté 39 points de moins qu’en 2016-2017. Aucun autre groupe de défenseurs n’a enregistré une plus forte baisse de production. Et le CH a dégringolé du 7e au 28e échelon au classement général.

Toujours la saison dernière, sept équipes ont été exclues des séries après y avoir participé en 2016-2017. Parmi ces sept formations malheureuses, six ont vu la production offensive de leurs défenseurs chuter par rapport à la saison précédente. En revanche, parmi les sept « nouvelles » équipes qualifiées au tournoi printanier de 2018, six ont bénéficié d’une production accrue de leurs défenseurs. La septième, les Golden Knights de Vegas, n’existait pas en 2016-2017.

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Cette saison, avec 161 points au compteur (avant les matchs de lundi soir) les Sharks de San José viennent au 1er rang de la LNH en ce qui a trait à la production offensive de leurs arrières. Les défenseurs des Sharks se dirigent donc vers une récolte de quelque 240 points. Juste pour mettre les choses en perspective, rappelons que la saison dernière, les défenseurs des Predators de Nashville défiaient l’imagination avec une récolte de... 206 points!

Brent Burns des Sharks de San JoséBrent Burns des Sharks de San José Photo : Getty Images / Ezra Shaw

À eux seuls, Brent Burns (63 points) et Erik Karlsson (43 points) génèrent près de 66 % de cette impressionnante production. Alimentés par ces deux quarts-arrière, des attaquants comme Logan Couture, Joe Pavelski et Evander Kane sont tous en voie de connaître l’une de leurs meilleures saisons ou leur meilleure saison.

Résultat : les Sharks se sont emparés lundi soir du 1er rang dans l’Ouest. Leur attaque (210 buts marqués) vient au 2e rang derrière celle du puissant Lightning de Tampa Bay. Et à ce rythme, San José inscrira quelque 302 buts cette saison, alors que, depuis le début des années 2000, seulement trois équipes sont parvenues à franchir le plateau des 300 buts dans la LNH.

Le défenseur des Sharks Erik KarlssonLe défenseur des Sharks Erik Karlsson Photo : Getty Images / Christian Petersen

Le nom des Sharks ne surgit pas souvent dans les conversations lorsqu’il est question des meilleures équipes de l’Ouest. Il leur a fallu quelques mois de rodage avant d’être en mesure d’apprivoiser et de pleinement déployer leur nouvelle force de frappe.

Le rodage est terminé. Tous les voyants lumineux sont au vert. Et ils seront certainement à surveiller durant le dernier tiers du calendrier.

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En ce qui concerne le Canadien, on doit noter que la brigade défensive connaît un intéressant progrès cette saison.

Partis du 28e échelon, les défenseurs du Tricolore apparaissent maintenant au 16e rang de la LNH pour la contribution offensive (106 points). Ils n’avaient inscrit que 129 points la saison dernière, tandis que leur rythme de croisière actuel annonce plutôt une récolte de 155 points.

Jeff Petry (38 points), qui est parvenu à se hisser parmi les 15 défenseurs les plus productifs de la LNH, et Shea Weber (21 points en 32 matchs depuis son retour au jeu) sont les principaux animateurs offensifs de la défense montréalaise.

C’est encourageant, mais le CH se situe tout juste sur la ligne de flottaison dans cet aspect du jeu, et Weber ne rajeunira pas au cours des prochaines saisons. C’est une situation sur laquelle Marc Bergevin devra se pencher sérieusement.

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