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Dale Weise est aux anges de revenir à la maison

Il patine.
Dale Weise Photo: Courtoisie - Canadiens de Montréal
Antoine Deshaies

Le nouveau casier de Dale Weise dans le vestiaire du Canadien à Brossard est l'un des premiers à la gauche de l'entrée des journalistes. L'attaquant était déjà là, avec un grand sourire, lorsque le groupe de journalistes est allé à sa rencontre, mardi, après son premier entraînement avec ses nouveaux coéquipiers.

« C’est un peu irréel de revenir ici, on dirait que rien n’a changé depuis mon départ en 2016, a confié Weise, visiblement très heureux d’être de retour à Montréal. Il ne reste que trois ou quatre joueurs de cette époque, mais tout le personnel d’encadrement est le même.

Je me sens vraiment à la maison. Je me suis ennuyé de tout.

Dale Weise

Il est indubitable que la métropole a gardé une place de choix son coeur, surtout depuis son arrivée à Philadelphie, où les choses ne se sont pas déroulées comme il l’espérait.

Il a même dû disputer trois matchs dans la Ligue américaine cette saison.

Encore cette année, l'attaquant de 30 ans évitait de regarder les matchs du Tricolore parce que ça lui déchirait toujours le coeur.

« Je me sens rajeuni, a expliqué Weise, qui a retrouvé son numéro 22. L'échange ne pouvait survenir à un meilleur moment. J’ai hâte d’aider l’équipe. J’estime être un meilleur joueur qu’à mon départ. J’ai plus d’expérience et je sais ce que ça prend pour obtenir du succès. »

Il est vrai que Weise n’a jamais pu émuler ses succès offensifs montréalais à Chicago et à Philadelphie. En trois saisons avec les Flyers, il n’a jamais franchi la barre des 15 points.

Avant de quitter le CH au cours de la saison 2016, il en avait amassé 26 en 56 matchs seulement.

« À Montréal, on me donnait des occasions de me mettre en valeur et, surtout, on me faisait confiance, a expliqué Weise. La confiance est à la base de tout. »

« Il va adorer le rôle qu’on va lui confier, a dit l'entraîneur-chef Claude Julien en point de presse. La confiance, c’est important, mais il y a aussi l’environnement. C’est plaisant ici en ce moment et je suis convaincu qu’il va bien s’intégrer au groupe. »

Ironiquement, Weise retrouve Philipp Danault, celui-là même contre qui il avait été échangé en 2016 avec Tomas Fleischmann, dans l’un des meilleurs échanges de Marc Bergevin.

En plus de Danault, le Canadien avait obtenu un choix au repêchage utilisé pour sélectionner Alexander Romanov, nommé défenseur par excellence au dernier mondial junior.

« C’est un drôle de sentiment, mais j’étais très heureux de le rencontrer, a raconté Weise. C’est tout un joueur de hockey et j’ai hâte d’apprendre à le connaître. »

De son côté, Danault a confirmé qu’il n’avait pas eu le temps de discuter avec le nouveau venu en profondeur.

« Il y avait beaucoup de monde autour de lui ce matin, a dit Danault. J’ai juste pu lui dire un beau bonjour. »

Julien heureux de l’ajout d’expérience

En face de Weise dans le vestiaire, mais dans le même trio en compagnie de Nicolas Deslauriers, le joueur de centre Nate Thompson respirait aussi le bonheur de s’être joint au Tricolore.

Le nouveau numéro 21, moins expressif que Weise, a même accepté de renoncer à une clause de non-échange qu’il détenait avec les Kings de Los Angeles pour passer au Canadien.

À 34 ans, il injecte une bonne dose d’expérience à un quatrième trio qui ne répondait pas toujours aux attentes de Claude Julien.

« Jouer pour une organisation comme le Canadien représentait une occasion unique, surtout avec la bonne saison que Montréal connaît, a expliqué Thompson, qui endosse la tunique d’une septième équipe dans la LNH. Je veux contribuer à ma manière et aussi aider les plus jeunes. »

Pour Julien, l’ajout d’expérience était la clé des échanges effectués par son directeur général.

« On voulait des gars avec du vécu, a expliqué l’entraîneur. Thompson est bon dans les mises en jeu et peut nous aider en désavantage numérique. Weise patine encore bien. Je m’attends à voir un joueur similaire à celui qui était ici en 2016. »

Bien sûr, l’aspect physique plaît à Claude Julien, mais il n’en faisait pas une obsession.

« On voulait surtout des joueurs d’expérience, a insisté Julien. Ça adonne bien, ce sont aussi des joueurs costauds. On n’aurait pas eu de crainte de faire l’acquisition de joueurs d’expérience de petite taille, mais là on a la chance d’avoir les deux. Il n’y a pas d’équipe qui ne voudrait pas plus de grosseur dans sa formation. »

La mission première de ce nouveau quatrième trio sera de gagner la confiance de l'entraîneur.

« Un quatrième trio doit surtout être fiable, a analysé Weise. Ça prendra peut-être quelques matchs avant que la chimie opère, mais on va jouer avec énergie et on n’aura pas peur de se salir le nez. On va foncer au filet. »

Matthew Peca et Charles Hudon, en extra lors de l’entraînement de mardi, devront visiblement encore prendre leur mal en patience.

Chaput au ballottage, Byron reste à Montréal

Michael Chaput, absent de la séance, a été soumis au ballottage à midi. Avec les acquisitions de Thompson et de Weise, l’équipe avait un surplus de joueurs et devait en sacrifier un.

L'attaquant de 26 ans a disputé 32 matchs avec le CH cette saison et a récolté 5 aides. Il a aussi maintenu un taux d'efficacité de 50,8 % au cercle des mises au jeu.

Paul Byron, quant à lui, s’est entraîné en solitaire en matinée, mais n’accompagnera pas ses coéquipiers sur la route cette semaine en raison de sa blessure à l’avant-bras.

Claude Julien a dit qu’il espérait avoir de bonnes nouvelles au retour de l’équipe à Montréal.

Le Tricolore (31-18-7), victorieux trois fois à ses quatre derniers matchs, affrontera jeudi les Predators (33-20-5) à Nashville, puis le Lightning samedi et les Panthers dimanche.

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