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« Les meilleurs joueurs au monde ne forment pas nécessairement une équipe » - Claude Julien

De gauche à droite : Brendan Gallagher, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Shea Weber.
De gauche à droite : Brendan Gallagher, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Shea Weber Photo: Getty Images / Minas Panagiotakis
Alexandre Gascon

Ce qui était surprenant au début de l'année est devenu convaincant. Parvenu aux deux tiers de sa saison, le Canadien est assis au 8e rang de la LNH et traverse sa meilleure séquence au moment le plus crucial.

Depuis la défaite insipide de 1-0 contre le Minnesota le jour du bilan de mi-saison de Marc Bergevin, le Tricolore présente un dossier de 9-2-1.

Ses 21 points en 2019 le laissent à deux longueurs des Hurricanes de la Caroline qui trônent au sommet de la pyramide pour les matchs disputés depuis le 1er janvier.

Notons tout de même que le CH avait affronté seulement trois équipes qui le devançaient au classement en 14 rencontres avant de se mesurer aux puissants Jets jeudi soir.

Et c’est comme si la prestation inspirée contre Winnipeg avait achevé de débarrasser de leurs doutes les observateurs pas encore convaincus. Cette équipe est à prendre au sérieux.

N’allez pas le dire aux joueurs, par contre.

« Laissez-nous tranquilles, parlez des autres équipes », a d'ailleurs laissé tomber Shea Weber après le match de jeudi.

Il faudra bien finir par croire les joueurs lorsqu’ils confiaient être motivés à l’idée de confondre les sceptiques cette saison.

Jonathan Drouin (à gauche) et Carey Price.Jonathan Drouin (à gauche) et Carey Price Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Il faudra prêter foi aux propos de Phillip Danault, en début d’année, qui a évoqué une ambiance « 100 fois meilleure » que l’année précédente.

Charles Hudon en a remis vendredi après l’entraînement optionnel.

« Cette année, on a suivi un plan différent. Claude est arrivé avec un plan axé sur la vitesse et plus axé sur les forces des joueurs. On a acheté ça et ça va bien », a expliqué l’attaquant.

L’effort collectif est au cœur de la stratégie, évidemment. Julien insiste sur l'appui des attaquants à leurs arrières profondément dans leur zone, sur l'entraide en fait, dans tous les territoires.

« Tu peux avoir les meilleurs joueurs au monde, mais s’ils ne sont pas capables de jouer ensemble, ça ne fait pas une équipe. On a vu ça dans le passé avant le plafond salarial. Des équipes qui dépensaient beaucoup d’argent, ça ne voulait pas dire une Coupe Stanley automatiquement. Au bout du compte, la façon que tu joues en équipe, le système qu’on met en place, c’est sûr que ça aide », a raconté l’entraîneur.

Toujours à recommencer

Une hirondelle ne fait pas le printemps, pas plus qu’un match ne fait une saison.

« Dans une saison de 82 matchs, tu vas en avoir des excellents, tu vas en avoir des bons, tu vas en avoir des moins bons. On en a vécu de toutes les sortes. Hier, ç’a été un bon match contre une bonne équipe. Le but ultime est d’être capable de voir si on peut répéter ça demain contre les Maple Leafs de Toronto », a ajouté Julien.

Contre les Maple Leafs samedi, contre les Predators de Nashville jeudi prochain, contre le Lightning de Tampa Bay par la suite. « Un gros test », a résumé Hudon.

C’est important pour nous de ne pas s’emporter, de garder le même niveau de concentration et la même attitude qu’on a depuis le début de l’année.

Claude Julien

Comme Carey Price affiche la forme des grands jours depuis deux mois, comme Jonathan Drouin semble sur le point d’exploser, comme la défense parvient à appliquer les exigences de Julien malgré un personnel jugé quelconque, l’entraîneur déploie tous ses efforts pour ne pas stimuler les attentes envers sa formation.

Il aura bien de la difficulté à contenir l’enthousiasme des partisans si les joueurs répètent leur performance de jeudi à leurs trois prochains matchs.

Hudon fait abstraction du 25 février

La date limite des échanges approche à grands pas, et le CH se retrouve en position de force au classement avec un coussin de huit points sur les Hurricanes, première équipe exclue des séries.

Rien ne laisse toutefois présager que Bergevin reviendra sur sa promesse de ne pas sacrifier l’avenir de son club.

« Si on doit continuer avec le même groupe, je n’ai aucun problème », a précisé Julien.

Par contre, la possibilité d’échanges de joueurs de soutien est bien réelle. Et Charles Hudon entre maintenant dans cette catégorie.

Charles Hudon manie la rondelle pendant un match du CanadienCharles Hudon Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

« Je vais contrôler ce que je peux contrôler », s’est contenté de répondre l’attaquant québécois.

Hudon a été laissé de côté 25 fois en 55 matchs cette année et a vu des attaquants de la Ligue américaine, Kenny Agostino et Michael Chaput, le devancer dans la hiérarchie à un certain moment.

Il est peut-être parvenu à renverser la vapeur au cours des six derniers matchs qu’il a tous disputés.

À moins que le directeur général n'ait voulu lui donner du temps de glace pour appâter un de ses homologues. D'autant que, selon certains bruits de couloir, le Tricolore serait en quête d’un centre pour son quatrième trio.

Hudon n’en a cure.

« Je veux jouer au hockey, je veux être sur la patinoire, reprendre ma confiance. Ce n’est pas comme si j’avais été quelqu’un qui avait toujours été comme ça toutes les années. C’est ma première année où c’est aussi difficile de mettre la rondelle dans le filet. Mais je me sens bien. Après le dernier match, j’ai parlé à Claude après un revirement qui a failli coûter un but. Avant, je m’assoyais et me disais que je ne veux pas faire d’autres erreurs. Là, je sais que je vais en faire, c’est un match d’erreurs et c’est comme ça que je vais m’améliorer », a-t-il conclu.

En rafale

Rien de nouveau dans le cas d’Andrew Shaw. L’attaquant a participé à l’entraînement optionnel, mais n’a toujours pas reçu le feu vert des médecins. Cela dit, Julien n’écarte pas la possibilité qu’il soit rétabli pour affronter les Maple Leafs.

« Les médecins pourraient me le dire demain matin comme la semaine prochaine. »

Tomas Tatar était le seul joueur partant sur la glace. Le Slovaque souhaitait « retrouver ses jambes », puisqu’il s’est jugé un peu lent face aux Jets.

Tatar revenait d’une absence d’une rencontre en raison d’un virus.

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