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chronique

Lindsey Vonn, sa vache et son vélo

Lindsey Vonn

Lindsey Vonn

Photo : La Presse canadienne / Alessandro Trovati

Guy D'Aoust

BILLET - La plus grande skieuse de l'histoire tirera sa révérence après la descente des Championnats du monde, dimanche, en Suède. Lindsey Vonn rentre à la maison avec un palmarès inégalé, des tas de trophées, dont une vache, et le souvenir d'un tour de vélo qui a changé sa vie.

Lindsey Vonn, née Kildow, était plus grande que ses rivales lorsqu’elle était enfant. Moins compacte, elle avait aussi l’air plus lente… jusqu’à ce qu’elle franchisse le fil d’arrivée avec le meilleur chrono.

Devenue adulte, elle a connu des débuts très prometteurs. Elle a terminé 6e au combiné des Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, du haut de ses 17 ans. Mais c’est dans les années qui ont suivi qu’elle est devenue la machine à gagner qui la place aujourd’hui au sommet.

Un tour de vélo

Vonn raconte que son attitude et son approche ont totalement changé après une balade en vélo partagée avec sa compatriote Julia Mancuso et le père de celle-ci.

Peu habituée au vélo et plus explosive que résistante, Vonn relate qu’après un moment, elle s’est retrouvée larguée à des kilomètres derrière Mancuso et son père. Elle a compris.

La vache

Elle a changé sa façon de s’entraîner et s’est mise à gagner, accumulant médailles et trophées plus que ne pouvait en accueillir sa cheminée.

Surtout quand l’un de ces trophées s’est trouvé à être une vache. On la lui a remise après sa victoire en descente à Val-d’Isère en décembre 2005.

L’affaire était symbolique. On offrait aux gagnants 5000 $ en échange de ladite vache et l’affaire se réglait généralement en moins de 30 secondes.

Lindsey Vonn avec la vache qu'elle a reçu en décembre 2005Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lindsey Vonn avec la vache qu'elle a reçu en décembre 2005

Photo : Lindsey Vonn

Mais Vonn a décidé de garder l’animal qu’elle a nommé Olympe*. La vache vit aujourd’hui en Autriche et a eu une descendance. Tant et si bien que Vonn se retrouve à la tête d’un petit cheptel de Tarentaises.

La bête

La bête dans tout ça, c’est Vonn elle-même. Une rivale effrayante, une terreur sur des planches.

Elle a remporté 82 victoires en Coupe du monde. C’est quatre de moins que le record absolu appartenant au Suédois Ingemar Stenmark. Mais Stenmark brillait en slalom. C’était un remarquable technicien. Vonn est plus complète. Et elle a surtout accumulé les victoires dans les épreuves à haut risque : la descente et le super-G.

Depuis 18 ans, elle skie à se rompre les os sur des pentes glacées.

Les globes

Elle se retirera dimanche avec une collection de 20 globes de cristal, dont 4 pour le classement général.

Sa collection de breloques est belle à voir, mais ces globes la placent au premier rang dans l’histoire du ski. Son commanditaire Head a d’ailleurs joué là-dessus pour produire une publicité amusante qui témoigne aussi de la façon dont elle a dominé son époque.

Les adieux

Vonn s’apprête à écrire la dernière page de son histoire. Ça se passera à Are, en Suède, à 6 h 30 (HNE) dimanche.

Ça ne sera pas une descente pour saluer la foule. Une dernière fois, elle va s’élancer sur la neige et la glace avec son casque pour seule protection et va essayer de voler quelques centièmes de seconde à l’éternité.

Je me lèverai tôt dimanche.

*Les organisateurs de la Coupe du monde de Val-d’Isère en sont sortis perdants. Les Tarentaises productrices de lait peuvent atteindre un prix de 20 000 $. Ils ont eu leur leçon et offrent maintenant aux vainqueurs une roue de fromage (40 kg) produite avec le lait des dites vaches.

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